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Chapitre 9. Subir les conséquences des opérations militaires

Pages 163 à 179

Citer ce chapitre


  • Nivet, P.
(2014). Chapitre 9. Subir les conséquences des opérations militaires. La France occupée (1914-1918) (p. 163-179). Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-163?lang=fr.

  • Nivet, Philippe.
« Chapitre 9. Subir les conséquences des opérations militaires ». La France occupée (1914-1918) Armand Colin, 2014. p.163-179. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-163?lang=fr.

  • NIVET, Philippe,
2014. Chapitre 9. Subir les conséquences des opérations militaires. In : La France occupée (1914-1918) Paris : Armand Colin. Hors collection, p.163-179. URL : https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-163?lang=fr.

Notes

  • [1]
    A. Lapierre, Les Allemands dans le Sedanais : l’invasion et l’occupation, Charleville, Émile Ruben, 1920 (nouvelle édition : Les Cerises aux Loups, 2001), p. 96.
  • [2]
    John Horne et Alan Kramer, 1914, les atrocités allemandes, Tallandier, 2005 (édition originale : 2001).
  • [3]
    Déposition de Gaston Stock, soldat au 361e régiment d’infanterie, rapports et procès-verbaux d’enquête, op. cit., X-XI-XII, p. 170.
  • [4]
    Philippe Stéphani, Sedan sous la domination allemande, op. cit., p. 12.
  • [5]
    Jules Élardin, art. cit., 1963, p. 146.
  • [6]
    « On apprend […] que M. Barthélémy, contremaître, qui habitait la Grande-Rue avec sa famille, a été fusillé dans sa maison ; que M. Eugène Groshens a subi le même sort, ainsi qu’un bûcheron, M. Camille Arnoux, que les Allemands ont surpris en compagnie de soldats français qui se sauvaient lors de leur arrivée. » (J. Élardin, art. cit., 1963, p. 144).
  • [7]
    La Semaine religieuse de Saint-Dié, 27 juillet 1917, p. 354, et témoignage de Mme Lecuve, belle-sœur du maire, 15 mai 1917, rapport du commissaire spécial d’Évian n° 1445, AD de Haute-Savoie 4 M 517.
  • [8]
    Louis Masson, art. cit., 1987, p. 31.
  • [9]
    Rapports et procès-verbaux de la commission d’enquête instituée en vue de constater les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens, t. V, Paris, Imprimerie nationale, 1916, p. 30-38.
  • [10]
    Déposition d’Alfred Lecat, employé à la mairie de Noyon, Rapports et procès-verbaux de la commission d’enquête instituée en vue de constater les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens, t. VI-VII-VIII-IX, Paris, Imprimerie nationale, 1917, p. 97.
  • [11]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., 2008, p. 48.
  • [12]
    Voir sur cet épisode : baron André de Maricourt, Le Drame de Senlis, journal d’un témoin, Paris, Bloud et Gay, 1916. Eugène Odent va devenir un des symboles de la barbarie allemande. En témoigne la représentation de son cadavre, à côté de celui d’Édith Cavell, sur un dessin de Jean-Louis Forain, intitulé Deutschland über alles, conservé au musée des Beaux-arts de Reims (Jean-Louis Forain, « La comédie parisienne », Paris, Paris Musées, 2011, p. 180).
  • [13]
    Déposition de Louis Lagant, conseiller municipal de Carlepont, Rapports…, op. cit., p. 123.
  • [14]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., p. 56.
  • [15]
    Rapport du commissaire de police de Condé, Vieux-Condé, Fresnes, Escautpont et Crespin au sous-préfet de Valenciennes sur la situation pendant la guerre de 1914-1918, AD du Nord, 9 R 512, cité dans Odette Harmy-Hémery, art. cit., p. 317.
  • [16]
    Jules Élardin, art. cit., 1963, p. 145.
  • [17]
    Déposition de Pierre Jouve, adjoint au maire de Noyon, Rapports et procès-verbaux…, op. cit., t. VI-VII-VIII-IX, Paris, Imprimerie nationale, 1917, p. 100.
  • [18]
    « Narration relatant le séjour en pays envahi et la captivité au camp d’Amberg (Bavière) de Mademoiselle Jeanne Paquel, élève-maîtresse de l’École normale de la Meise, originaire de Ville-en-Woëvre, publié par Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit. p. 127-130.
  • [19]
    A. Lapierre, op. cit., p. 159.
  • [20]
    Jean Marquiset, op. cit., p. 203.
  • [21]
    Bulletin de Lille, n° 45, 18 avril 1915.
  • [22]
    Sœur Saint-Éleuthère, op. cit., p. 33.
  • [23]
    Pierre Lefèvre, art. cit., p. 95.
  • [24]
    Voir le récit dans Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, 29 septembre 1917, p. 477.
  • [25]
    Témoignage d’Émile Dion, instituteur à Butgnéville, publié par Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 91.
  • [26]
    Senones, une ville vosgienne sous l’occupation allemande, journal de guerre de l’abbé André Villemin, présentation de Jean-Claude Fombaron et Yann Prouillet, collection « Temps de guerre », publication sous l’égide de la Société philomatique vosgienne, 2002, p. 78-79, 13-15 septembre 1915.
  • [27]
    Jules Élardin, art. cit., 1969, p. 89.
  • [28]
    Jules Élardin, art. cit., 1969, p. 83.
  • [29]
    Journal de Bernadette Colin, 6 décembre 1914.
  • [30]
    Jules Élardin, art. cit., 1968, p. 127.
  • [31]
    René Delame, op. cit., t. I, p. 90.
  • [32]
    Hélène Carré, « Cahiers d’occupation, 4 octobre 1914-4 mars 1916 », n° spécial de la revue Gauherra, 1985, p. 19.
  • [33]
    Chanoine Occre, op. cit., p. 133, p. 163, p. 166, p. 173.
  • [34]
    Julien et Henri Spinglart, Hénin sous la botte allemande, 3 octobre 1914-27 et 28 avril 1917, fascicule multigraphié, février 1981, p. 3.
  • [35]
    Occupations…, op. cit., 2007, p. 122.
  • [36]
    Émile Basly, op. cit. p. 16 et sq.
  • [37]
    Chanoine Occre, op. cit., p. 136 et p. 149.
  • [38]
    Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, op. cit., p. 482 (4 octobre 1917).
  • [39]
    Jean Marquiset, op. cit., p. 253.
  • [40]
    Denise Valentin, « Mon existence pendant l’occupation allemande », cité dans Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 66.
  • [41]
    A. Lapierre, op. cit., p. 159-164.
  • [42]
    Senones, une ville vosgienne…, op. cit., p. 55, 18 avril 1915.
  • [43]
    Hélène Carré, op. cit., p. 66.
  • [44]
    Sœur Saint-Éleuthère, op. cit., p. 29.
  • [45]
    L’Écrivain de Lubine…, op. cit., p. 189. Voir sa photographie dans le cahier d’illustrations.
  • [46]
    Par exemple, dans le n° 406 du 31 mai 1917, « Laon (Aisne) – Instants tragiques pendant le bombardement (scène vécue) ».
  • [47]
    Occupations…, op. cit., 2007, p. 196.
  • [48]
    Pierre Lefèvre, art. cit., p. 93.
  • [49]
    Archives communales de Laon, 4 H 92, lettre de la Mairie à la Kommandantur de Laon.
  • [50]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., p. 94.
  • [51]
    Georges Gromaire, op. cit., p. 433.
  • [52]
    Interrogatoire de rapatriés de Bucquoy par le commissaire spécial du Havre, 30 avril 1917, AD Seine-Maritime 2 Z 23.
  • [53]
    Caroline Warmé, L’Expérience de l’exode chez les populations picardes au cours des deux guerres mondiales, maîtrise sous la direction de Stéphane Audoin-Rouzeau, université de Picardie, 1998, p. 35.
  • [54]
    Rapport du commissaire spécial d’Évian du 27 septembre 1917 (n° 2717), AD de Haute-Savoie 4 M 518.
  • [55]
    Émile Basly, op. cit., p. 239.
  • [56]
    Rapport du commissaire spécial d’Évian du 7 novembre 1917 (n° 2900), AD de Haute-Savoie 4 M 519.
  • [57]
    Splingart, op. cit., p. 6.
  • [58]
    Rapport du commissaire spécial d’Évian n° 2940 du 9 novembre 1917, AD de Haute-Savoie 4 M 519.
  • [59]
    Jean Marquiset, op. cit., p. 234.
  • [60]
    Témoignage de Berthe Polliart, rapatriée de Poix-du-Nord, recueilli par le commissaire spécial du Havre le 20 juillet 1918, AD de Seine-Maritime 1 M 222.
  • [61]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., p. 205.

Les populations de la zone occupée sont d’abord victimes, lors de la phase d’invasion, des affrontements entre troupes françaises et troupes allemandes, comme le montre cette évocation de Sedan le 26 août 1914, faite par A. Lapierre :
« C’est le spectacle lugubre des plaies saignantes, des membres broyés, des troncs et des crânes fracassés. L’avenue est remplie des débris de la lutte : fusils brisés, casques défoncés, sacs entassés, éclats d’acier, réverbères effondrés, fragments de pierre arrachés aux balcons et aux saillies, et douilles vides par monceaux, attestant de la violence du combat ; et tout cela repose sur un sol abreuvé de sang. Quelques façades ont leurs pierres trouées, déchiquetées ; des cheminées sont abattues par les obus ; les portes et les fenêtres sont en lambeaux et les vitres brisées emplissent les trottoirs. ça et là, des arbres sont coupés, dans le Jardin botanique ou sur les places et sur l’avenue. Devant le jardin gisent encore vingt cadavres. »
C’est aussi au moment de l’invasion que l’envahisseur commet, contre les populations civiles, des atrocités, désormais bien connues, notamment grâce aux travaux de John Horne et d’Alan Kramer.
Après les exactions commises en Belgique, de tels actes sont attestés dans le département de Meurthe-et-Moselle. Les 21 et 22 août, 13 civils sont tués à Audun-le-Roman et 388 maisons sur 400 détruites par le feu ; 55 habitants de Nomeny sont tués (46 abattus, 7 asphyxiés dans leurs caves, 2 morts à la suite de blessures reçues) les 20-21 août ; à Gerbéviller, pillé et incendié du 24 au 27 août, 60 habitants trouvent la mort…


Date de mise en ligne : 25/08/2025

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