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Chapitre XXIV. Après Charles de Foucauld, les intellectuels catholiques face au réveil de l’islam

Pages 383 à 400

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  • Vermeren, P.
(2016). Chapitre XXIV. Après Charles de Foucauld, les intellectuels catholiques face au réveil de l’islam. La France en terre d'islam : Empire colonial et religions, XIXe-XXe siècles (p. 383-400). Belin. https://shs.cairn.info/la-france-en-terre-d-islam--9782701196640-page-383?lang=fr.

  • Vermeren, Pierre.
« Chapitre XXIV. Après Charles de Foucauld, les intellectuels catholiques face au réveil de l’islam ». La France en terre d'islam Empire colonial et religions, XIXe-XXe siècles, Belin, 2016. p.383-400. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-en-terre-d-islam--9782701196640-page-383?lang=fr.

  • VERMEREN, Pierre,
2016. Chapitre XXIV. Après Charles de Foucauld, les intellectuels catholiques face au réveil de l’islam. In : La France en terre d'islam Empire colonial et religions, XIXe-XXe siècles. Paris : Belin. Collection Histoire, p.383-400. URL : https://shs.cairn.info/la-france-en-terre-d-islam--9782701196640-page-383?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Gérard Grimaud, Les Catholiques d’Algérie et leur Église. Histoire et tragédie (1830-1954), Paris, L’Harmattan, 2012.
  • [2]
    Michèle Baussant, 2002, un pèlerinage pour mémoire. D’Oran à Nîmes, les « enfants de Notre-Dame-de-Santa Cruz ». Communauté et filiation à l’épreuve de l’exil, thèse de doctorat, université Paris-X-Nanterre, 2000. Voir aussi : http://dakirat.hypotheses.org/archives-ramses2/des-lieux-porteurs-de-temps-fragments-de-recits-et-memoire-en-mediterranee/michele-baussant-lieux-et-memoires-les-sanctuaires-mariaux-franco-algeriens.
  • [3]
    Jamaâ Beida et Vincent Féroldi, Présence chrétienne au Maroc, xixe-xxe siècles, Rabat, Bouregreg, 2005.
  • [4]
    Lettre du résident Lyautey au MAE, 23 janvier 1924.
  • [5]
    Charles de Foucauld, Reconnaissance au Maroc, 1883-1884. Ouvrage illustré de 4 photogravures et 101 dessins d’après les croquis de l’auteur, Paris, Augustin Challamel éditeur, 1888.
  • [6]
    Dominique Casajus, Charles de Foucauld. Moine et Savant, Paris, CNRS éditions, 2009.
  • [7]
    Jean-François Six, Le Grand Rêve de Charles de Foucauld et Louis Massignon, Paris, Albin Michel, 2008.
  • [8]
    Lettre aux communautés, mars 1958, in Sybille Chapeu, « La Mission de France dans la guerre d’Algérie. Église, politique et décolonisation », Cahiers d’histoire immédiate, no 22, automne 2002, Toulouse, p. 203-219.
  • [9]
    Ibid.
  • [10]
    André Nozière, Les Églises chrétiennes d’Algérie. La guerre d’indépendance, France, Cana, 1979.
  • [11]
    Oissila Saaïdia, Clercs catholiques et oulémas sunnites dans la première moitié du xxe siècle. Discours croisés, Paris, Geuthner, 2004.
  • [12]
    Paul Mehemet-Ali Mulla-Zadé, Jean-Mohammed Abd-el-Jalil, Deux frères en conversion. Du Coran à Jésus, correspondance rassemblée, introduite et annotée par Maurice Borrmans, 1927-1957, Paris, Cerf / Éditions franciscaines, coll. Intimité du christianisme, 2009.
  • [13]
    Thèse en cours de Laurent Cattanéo à l’université Paris-I.
  • [14]
    Maurice Borrmans, Prophètes du dialogue islamo-chrétien. Louis Massignon, Jean-Mohammed Abd-el-Jalil, Louis Gardet, Georges C. Anawati, Paris, Cerf, coll. L’Histoire à vif, 2009.
  • [15]
    Louis Gardet, Georges Chehata Anawati, Introduction à la théologie musulmane. Essai de théologie comparée, Paris, Vrin, 1948.
  • [16]
    Jacques Jomier, Le Commentaire coranique du Manar. Tendances modernes de l’exégèse coranique en Égypte, Paris, Maisonneuve, 1954.
  • [17]
    Dominique Avon, Les Frères prêcheurs en Orient. Les dominicains du Caire (années 1910-années 1960), Paris, Cerf, coll. Histoire, 2005 ; compte rendu de Catherine Mayeur-Jaouen, « L’Irak en perspective », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 117-118, juillet 2007, p. 292-296.

Au Moyen Âge, l’Église catholique est au contact des empires musulmans, où les chrétiens sont nombreux. Depuis le schisme du xie siècle, les catholiques du Levant ont cédé la place aux orthodoxes, mais des communautés perdurent, sauf en Berbérie. La connaissance de l’arabe, d’usage croissant parmi les chrétiens d’Orient, et des langues bibliques, syriaque ou araméen en Syrie – la langue de Jésus –, et copte ou vieil égyptien dans la vallée du Nil, n’est pas inconnue au Vatican. Depuis le xiiie siècle, l’ordre missionnaire des franciscains maintient une présence constante au sud et à l’est de la Méditerranée, mais l’ignorance de l’islam reste la norme. Avec la relance missionnaire du xixe siècle, les jésuites s’intéressent de plus près à l’arabe, et de manière périphérique à l’islam. La priorité est la conversion et l’éducation des minorités levantines, avant d’étendre le service aux coloniaux d’Europe. Seuls les Pères blancs travaillent à convertir des musulmans.Jusqu’en 1930, la dynamique coloniale reste forte, et certaines Églises, comme au Maroc, manifestent un élan missionnaire. La foi méditerranéenne et identitaire des populations coloniales (Italiens, Maltais, Espagnols, Provençaux, Siciliens) reste vive. Au tournant des années 1930, l’Église catholique prend cependant conscience de plusieurs phénomènes : l’échec de la mission auprès des musulmans ; la pente déclinante du monde colonial et la nécessité de dissocier colonialisme et catholicisme, mais aussi celle de connaître l’islam pour instaurer une interaction…


Date de mise en ligne : 12/11/2019

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