Chapitre X - La machine de guerre aéronautique en 1914-1919
- Par Hubert Bonin
Pages 245 à 273
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Notes
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[1]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique en France, 1900-1950, Paris, Fayard, 1987, pp. 59-60. Emmanuel Chadeau, « Tactiques aéronautiques et contraintes industrielles en France (1912-1928) », Revue historique, juillet-septembre 1984, no 551. Cf. aussi : Groupement des industries françaises aéronautiques & spatiales, L’industrie aéronautique et spatiale française, tome 1 : 1907-1947, Paris, 1984.
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[2]
Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre français dans le domaine aéronautique en 1914-1918 », in Gérard Canini (dir.), Les fronts invisibles. Nourrir, fournir, soigner (Comité national du souvenir de Verdun, Université de Nancy II, actes du colloque La logistique des armées au combat pendant la Première Guerre mondiale, juin 1980), Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1984, pp. 233-246. Alain Morizot, « L’aviation française en 1916 », Revue historique de l’armée, volume xxii, no 3, août 1966, pp. 40-52. Georges Page, L’aviation française, 1914-1918, Paris, Grancher, 2011. Claude Carlier, « L’aéronautique militaire française dans la première guerre mondiale », Guerres mondiales & conflits contemporains, janvier 1987, no 145, La France dans la Grande Guerre, pp. 63-80.
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[3]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « Joffre, père méconnu de l’aviation militaire ? », Revue historique des armées, 1997, no 1, pp. 3-16.
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[4]
Hew Strachan, « Chapitre IV. La notion de puissance de feu : la révolution de l’artillerie », in Dominique Barjot (dir.), Deux guerres totales, 1914-1918, 1939-1945. La mobilisation de la nation, Paris, Economica, collection « Bibliothèque stratégique », 2012, p. 121.
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[5]
Voir Ronald Hubscher, 1914-1918, les aviateurs au combat, Toulouse, Privat, 2016.
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[6]
Rémy Porte, La mobilisation industrielle, « premier front » de la Grande Guerre ?, Paris, 14-18 Editions, 2005, p. 77. Sur cette guerre aérienne, voir le fonds d’archives : Francine Véron (sous la direction d’Agnès Beylot, Pascal Gallien et Georges Rech), Archives de l’aéronautique militaire de la Première Guerre mondiale. Répertoire numérique détaillé de la série A (1914-1919) et guide des sources, Service histoire de la Défense nationale, 2008.
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[7]
Pour une excellente présentation synthétique de l’aviation de guerre, voir : Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre : vers l’institutionnalisation », in Francine de Auer-Véran, Pascal Galline, Georges Rech & Agnès Chablat-Beylot, Archives de l’aéronautique militaire de la Première Guerre mondiale, Répertoire détaillé de la série A (1914-1919) et guide des sources, Service historique de la Défense, Vincennes, 2008. Sur un autre registre : Marcel Jullian, La grande bataille dans les airs, 1914-1918, Paris, Presses de la Cité, 1967.
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[8]
Le 22 août 1912, Auguste Edouard Hirschauer prend le commandement des troupes aéronautiques et la direction du dépôt de matériel d’aéronautique, dont le centre est installé à Versailles et préfigure la future base aérienne 134 Versailles. En 1914, Hirschauer est général commandant une brigade d’aérostiers avec les 5e et 8e régiments du génie de Versailles ; il est nommé chef d’état-major de Paris et travaille sous les ordres du général Gallieni ; il passe au ministère de la Guerre mais décide de rejoindre le front (d’après le site Wikipedia).
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[9]
François Pernot, « Barès, 1914-1917, ou l’aviation militaire à l’épreuve de la Grande Guerre », Revue historique des armées, 1993, no 3, pp. 3-14. Jean Castex, Louis Laspalles et José Barès, Le général Barès, « créateur et inspirateur de l’aviation », Paris, Nouvelles Editions latines, collection « A tire d’ailes », 1994.
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[10]
Du Peuty quitte ses fonctions pour rejoindre, de façon surprenante, l’armée de terre (chef de bataillon au 4e Régiment de zouaves), alors qu’il avait été pilote de reconnaissance. Il meurt au combat en octobre 1918 [http://dupeuty.e-monsite.com/].
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[11]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique, op. cit., p. 120. Patrick Facon (Service historique de la Défense), « L’aviation française dans la Grande Guerre », 14-18. Le magazine de la Grande Guerre, no 39, novembre-décembre 2007- janvier 2008. Emmanuel Chadeau, « Stratégies d’entreprises et innovations internationales : les motoristes d’aviation (1918-1940) », Histoire, économie et société, 1987, 6e année, no 2, pp. 263-287.
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[12]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique, op. cit., pp. 51-57, pour l’avant-guerre. Puis « Chapitre IV. Gérer la guerre : l’ardeur et les nécessités », pp. 118-144.
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[13]
Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre français », art. cit., p. 235.
-
[14]
Ibidem, p. 234.
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[15]
François Pernot, « Verdun 1916 : naissance de la chasse française », Revue historique des armées, 1996, pp. 39-50.
-
[16]
L’exposition tenue au Musée de l’Air du Bourget : Verdun, la guerre aérienne (du 15 octobre 2016 au 29 janvier 2017) a été épaulée par le catalogue : Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud, Verdun, la guerre aérienne, Le Bourget, coédition Pierre de Taillac et Musée de l’Air & de l’Espace, 2016.
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[17]
Cf. Thérèse Krempp, « Le commandant de Rose », Revue historique des armées, 2006, no 245, pp. 82-94. Jean-Noël Grandhomme et Thérèse Krempp, Charles de Rose, le pionnier de l’aviation de chasse, Strasbourg, La nuée bleue, 2003. Thérèse Krempp, « Le commandant de Rose pionnier de l’aviation de chasse », Verdun, Cahiers de la Grande Guerre, Verdun, 2000, pp. 195-230. Rose meurt dans un accident d’avion sur un Nieuport dès le 11 mai 1916. C’est le père de François de Rose, ambassadeur de France (1910-2014).
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[18]
Antonin Brocard, Les avions de chasse : manœuvre et combat, juin 1916, Archives du Service historique de la Défense nationale, AI Z10974/3. Cf. aussi Lieutenant Albert Deullin, La chasse sur monoplace, juin 1917, Shd, AI Z10974/3.
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[19]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre », art. cit., p. 33.
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[20]
Cf. Patrick Facon, « Duval, le créateur de la division aérienne (1917-1918) », Verdun, Cahiers de la Grande Guerre, 1995, no 22, pp. 71-76.
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[21]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre », art. cit., p. 35.
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[22]
Patrick Facon, « 1918 ou l’emploi en masse de l’aviation », Revue historique des armées, 1998, no 3, pp. 89-99.
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[23]
Cf. Antoine Champeaux, « L’aviation de bombardement pendant la Grande Guerre », in Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud (dir.), La Grande Guerre des aviateurs, Le Bourget, Musée de l’air & de l’espace, 2014, pp. 62-73.
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[24]
Patrick Facon, « Duval, le créateur de la division aérienne (1917-1918) », art. cit.
-
[25]
Cf. Eugène Bellet, Breguet XIV, des tranchées à l’Aéropostale, Toulouse, Privat, 2011. Emmanuel Breguet, Breguet, un siècle d’aviation, Toulouse, Privat, 2012 (144 p.).
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[26]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique, op. cit., « chapitre III. “Pionniers” en guerre : réussites et échecs », pp. 81-117.
-
[27]
Ibidem, pp. 135-138.
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[28]
Véronique Goloubinoff, « Modernisations industrielles et fabrications traditionnelles dans la Grande Guerre à travers la photographie et le cinéma militaires », in Le patrimoine dans la Grande Guerre, revue In Situ, 23, 2014 [http://insitu.revues.org/10924], p. 14.
-
[29]
Rémy Porte, La mobilisation industrielle, op. cit., p. 79.
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[30]
Stephen Douglas Carls, Louis Loucheur and the Shaping of Modern France, 1916-1931, Baton Rouge & Londres, Louisiana State University Press, 1993, p. 109. Stéphane Audoin-Rouzeau, « Avions et chars », in Stéphane Audoin-Rouzeau et Jean-Jacques Becker (dir), Encyclopédie de la Grande Guerre, tome 1, Paris, Perrin, collection « Tempus », 2012, pp. 339-346.
-
[31]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre », art. cit., pp. 21-22. Cf. Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « Le bombardement en 1916 : une année charnière », Revue historique des armées, 1996, no 2, pp. 51-63.
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[32]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre », art. cit., p. 23.
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[33]
François Pernot, « Verdun 1916 : naissance de la chasse française », Revue historique des armées, 1996, no 2, pp. 39-50.
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[34]
Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre français », art. cit., pp. 236-237.
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[35]
Commandant Guignard, « Les fabrications de l’aviation militaire », in L’aéronautique pendant la guerre mondiale, Paris, Maurice de Brunoff, 1919.
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[36]
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux, « L’aéronautique militaire dans la Grande Guerre », art. cit., p. 32.
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[37]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique, op. cit., p. 81.
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[38]
Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre dans le domaine aéronautique », art. cit., pp. 237-238.
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[39]
Archives du Service historique de la Défense nationale, 1A64, Service des fabrications de l’aviation, états des marchés passés par le SFA, du 1er août 1914 au 31 mars 1917 ; dossiers du 2 août au 31 décembre 1914.
-
[40]
Service des fabrications de l’aviation, états des marchés passés par le SFA, du 1er août 1914 au 31 mars 1917, Archives du Service historique de la Défense nationale, 1A64.
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[41]
Archives historiques de la Défense nationale, 10N12, ministère de l’Armement, renseignements généraux.
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[42]
Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre dans le domaine aéronautique », art. cit., p. 240.
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[43]
Cf. Luc Berger, « Henry Potez et Marcel Dassault, constructeurs aéronautiques de la Grande Guerre », Guerres mondiales et conflits contemporains, 2003/1, no 209, pp. 45-55. Stéphane Demilly et Sylvain Champonnois, Henry Potez. Une aventure industrielle, Toulouse, Privat, 2016.
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[44]
Archives du ministère de l’Economie & des Finances, marchés de guerre, B29821 & B29822.
-
[45]
Annie Moulin-Bourret, Guerre et industrie, Clermont-Ferrand, 1912-1922 : la victoire du pneu, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, « Publications de l’Institut d’études du Massif central », 1997.
-
[46]
Archives du ministère de l’Economie & des Finances, marchés de guerre, B29821.
-
[47]
Cf. Hubert Bonin, « Bordeaux, nouveau pôle de l’aéronautique en 1914-1919 », chapitre 5, in Hubert Bonin, La Gironde dans la guerre économique en 1914-1919, Paris, Les Indes savantes, 2018.
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[48]
« Lyon capitale de l’aéronautique », in Le Progrès, 14/18. Du front à l’arrière, Lyon, Supplément, Le Progrès, 2014, pp. 106-108.
- [49]
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[50]
Emmanuel Chadeau, L’industrie aéronautique, op. cit., p. 83.
-
[51]
Ibidem, pp. 98-104 ; pp. 112-117. Cf. aussi : René Lemaire, Pierre Pecastaingts et Gérard Hartmann, Produire en masse des moteurs d’aviation, 1914-1918, op. cit.
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[52]
Yves Sounillac & Paulette Ratier, La maison Ratier, Toulouse, Privat, 2006.
-
[53]
Voir le site [http://www.lacanoterie.com/patrimoine/Historique%20Chauviere.htm]. Voir aussi : Gérard Hartmann, Les héliciers français [www.hydroretro.net/etudegh/heliciersfrancais.pdf].
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[54]
Ibidem.
-
[55]
Année 1915, archives du Service historique de la Défense nationale, 1A64, Service des fabrications de l’aviation, états des marchés passés par le SFA, du 1er août 1914 au 31 mars 1917.
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[56]
Cf. Jean Truelle, « La production aéronautique militaire française jusqu’en 1940 », Revue d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, janvier 1969, no 73, pp. 75-110.
-
[57]
René Colinet, « Du front de l’Yser à Boulogne-Billancourt : Paul Thomé, un industriel dans la Guerre », in Gracia Dorel-Ferré (dir.), Guerre et paix en Champagne-Ardenne et ailleurs (1914-2014). Quels patrimoines ?, Reims, Canopé-Académie de Reims, Cahier de l’Apic, no 10, 2014, pp. 14-27 ; ici : p. 19.
-
[58]
Paulette Giguel, La Compagnie des compteurs, acteur et témoin des mutations industrielles du xxe siècle (1872-1987), Rennes, Presses universitaires de Rennes, collection « Histoire », 2014, pp. 101-106.
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[59]
Voir Charles Christienne et Simone Pesquiès-Courbier, « L’effort de guerre dans le domaine aéronautique », art. cit., pp. 242-243.
Au sein de l’économie de guerre s’affirme rapidement une industrie novatrice, qui vient bouleverser les schémas tactiques en imposant l’avion comme levier de la guerre d’observation et de mouvement. Comme l’ont analysé le pionnier Emmanuel Chadeau et plusieurs auteurs spécialisés, l’aviation rejoint désormais les priorités, avec des cahots et un mouvement de décollage irrégulier, depuis les premières initiatives dès 1914, la diversification des usages et l’élan final. L’avion devient un outil de complément de l’artillerie en collectant des informations sur la configuration du dispositif ennemi en vue des champs de bataille proches et présents. « C’est l’aviation qui permet l’application du feu indirect et permet ainsi au commandement de mener des batailles en profondeur et en largeur [...]. En observant les flashes des canons de l’ennemi, [l’aviation] reporte les positions de ses batteries sur la carte et permet ainsi à ses propres canons de les réduire au silence. Et, en observant l’impact d’un coup, elle peut, avec le télégraphe, relayer les corrections aux canons qui se trouvent en dessous. »Cette mission est complétée par les combats aériens eux-mêmes, entre pilotes, parfois renommés, voire « chevaliers du ciel », dont 5 000 ont péri, soit un sur cinq. Mais « l’expression des besoins pour ce qui concerne l’arme aérienne ne cesse d’évoluer, puisque le premier programme d’ensemble de fabrication et d’équipement, en juillet-août 1915, est bientôt remplacé par celui de novembre 1915, puis par celui de janvier 1916, et enfin par celui de septembre 1916 ; en un an, le nombre d’appareils commandés double…
Date de mise en ligne : 08/01/2019
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