3. La fin de la perception
- Par Miguel Benasayag
Pages 48 à 60
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- BENASAYAG, Miguel,
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- Benasayag, M.
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Notes
-
[1]
Baruch Spinoza, Éthique, Flammarion, Paris, 1965, p. 134.
-
[2]
Augustin Berque, Écoumène. Introduction à l’étude des milieux humains, Belin, Paris, 2000, p. 49.
-
[3]
Francisco Varela, Invitation aux sciences cognitives, Seuil, coll. « Points Science », Paris, 1988, p. 5.
-
[4]
Alain Berthoz, Le Sens du mouvement, Odile Jacob, Paris, 2003, p. 45.
-
[5]
Francisco Varela, Autonomie et connaissance, Seuil, Paris, 1980, p. 154.
-
[6]
Alain Berthoz, La Décision, Odile Jacob, Paris, 2003, p. 10.
-
[7]
Francisco Varela, Autonomie et connaissance, op. cit., p. 157.
-
[8]
Alain Berthoz, La Décision, op. cit., p. 86.
-
[9]
Joëlle Proust, Comment l’esprit vient aux bêtes, op. cit.
-
[10]
Johann Wolfgang von Goethe, La Métamorphoses des plantes, 1790.
-
[11]
Martin Heidegger, Questions, Gallimard, Paris, 1965, p. 132.
-
[12]
Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux, Gallimard, Paris, 1987.
-
[13]
Jean Petitot-Cocorda, La Philosophie transcendantale et le problème de l’objectivité, Osiris, Paris, 1991, p. 65.
-
[14]
Francisco Varela, Etica y acci¢n, Granica, Santiago du Chili, 1996, p. 59.
Une des questions centrales de notre culture tourne autour de
la problématique kantienne : comment l’homme, en tant que
sujet, intériorité, parvient-il à être informé du monde qui
l’entoure ? Cette problématique se fonde sur le présupposé non
questionné dans plusieurs courants de la philosophie occidentale, selon lequel les hommes, séparés à jamais du reste de
l’étendue, doivent s’efforcer d’arriver à connaître le monde « en
soi », cet environnement qu’on serait censé pouvoir dévoiler derrière les catégories et modèles épistémologiques classiques. Or,
quand nous procédons à une sorte de « pas de côté », à un changement de perspective, cette problématique profonde et apparemment aporétique cesse précisément d’exister en tant que telle.
Pour le comprendre, il est utile d’examiner d’un peu plus près ce
qui concerne les mécanismes mêmes de la perception.
La critique du modèle kantien d’un sujet de la perception
séparé du « monde perçu », donc objet, doit suivre au moins
deux voies parallèles. D’une part, la critique du modèle classique de la perception qu’apporte la neurophysiologie actuelle,
puisqu’elle démontre l’existence des voies de compréhension
des mécanismes de production de connaissance qui ne font pas
appel à la catégorie de perception, et moins encore à celle d’un
sujet de la perception par rapport à un monde (objet) perçu.
D’autre part, il est également important de revisiter certains
textes philosophiques qui, des néoplatoniciens à Spinoza,
Leibniz, etc., ont aussi pensé et expliqué les mécanismes de
connaissance sans faire appel aux catégories de la perception, ou,
du moins, pas comme nous avons l’habitude de le faire…
Date de mise en ligne : 07/01/2020
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