3. Je demande l’asile poétique
- Par Joseph Rouzel
Pages 117 à 140
Citer ce chapitre
- ROUZEL, Joseph,
- Rouzel, Joseph.
- Rouzel, J.
Citer ce chapitre
- Rouzel, J.
- Rouzel, Joseph.
- ROUZEL, Joseph,
Notes
-
[1]
D. Sibony, Fantasmes d’artistes, Paris, Odile Jacob, 2014.
-
[2]
J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973.
-
[3]
La meilleure image pour résumer ce qu’il en est de l’inconscient, c’est Baltimore au petit matin. « Of Structure as an inmixing of an otherless prerequisite to any subject whatever », dans E. Donato, R. Macksey (ed.), The Structuralist Controversy, Baltimore, The John Hopkins Press, 1970.
-
[4]
En avance du bras cassé.
-
[5]
J. Lacan, op. cit.
-
[6]
S. Beckett, Cap au pire, Paris, Les Éditions de Minuit, 1991.
-
[7]
J. Lacan, R.S.I., 13 janvier 1975, inédit.
-
[8]
É. Porge, Le ravissement de Lacan. Marguerite Duras à la lettre, Toulouse, érès, 2015.
-
[9]
D’aucuns se sont offusqués de ce que je ne respecte pas l’écriture que lui donne Lacan, le a (petit a en italique). Mais à y regarder de près et à lire Lacan entre les lignes, il est clair que l’objet dit « a » n’est pas représentable par une lettre, Lacan précise même qu’il est « irreprésentable ». Une lettre au sens où je l’ai développé tout au long de cet ouvrage, de « motif » primaire. Il a plus le statut d’un signe. L’arobase, signe ouvert, est un logogramme que l’on trouve chez les moines copistes du Moyen Âge ou les navigateurs portugais de la Renaissance. Il me paraît plus à même de remplir cette fonction. Je suis en cela la suggestion de Jeanne Lafont dans ses deux ouvrages de topologie analytique : La topologie ordinaire de Jacques Lacan, Point hors ligne, 1985, et Topologie lacanienne et clinique analytique, Point hors ligne, 1990.
-
[10]
M. Heidegger, Acheminement vers la parole, Paris, Gallimard, 1981.
-
[11]
Du grec sun-balein, lancer ensemble.
-
[12]
P. Reverdy, Plupart du temps, Paris, Gallimard,1969.
-
[13]
M. de Certeau, Histoire et psychanalyse entre science et fiction, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1986.
-
[14]
S. Freud, « Le clivage du moi dans les processus de défense », Œuvres complètes, tome XX, Paris, Puf, 2010.
-
[15]
Voir dans mon ouvrage paru en septembre 2013 sur La prise en compte des psychoses dans le travail éducatif, chez érès, le chapitre consacré à l’autisme.
-
[16]
S. Beckett, L’innommable, Paris, Les Éditions de Minuit, 2004.
-
[17]
P. Legendre, La fabrique de l’homme occidental, Paris, Mille et une nuits, 2000.
-
[18]
Extrait de À bâtons rompus. Quarante ans de poésie, Paris, Éditions Théetète, 2007.
-
[19]
J. Lacan, « Propos sur la causalité psychique », Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 176.
-
[20]
J. Lacan, « Journal d’Ornicar », Ornicar ?, n° 17-18, 1979, p. 278.
« The best image to sum up the unconscious is Baltimore in the early morning. » Évidemment, cette définition étrange de l’inconscient a dû surprendre plus d’un de ses auditeurs américains de l’université de Baltimore. Mais Lacan fait ce qu’il a tenté de faire toute sa vie : faire entendre en acte ce qu’il en est de l’inconscient. Dans la veine de la prosopopée, lorsqu’il déclare : « Moi, la Vérité, je parle. »
Le montage relève d’un assemblage entre deux signifiants (S1 et S2). Mais le passage S1 → S2, qui inaugure la chaîne ne va pas de soi. Un peu comme les collages surréalistes, dont Jean Arp disait qu’ils devaient permettre d’« approcher l’éclat pur de la réalité. » C’est comme ça, précise Guillaume Apollinaire, que les hommes ont inventé la roue : « Quand l’homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue qui ne ressemble pas à une jambe. » Marcel Duchamp, lui, invente les ready-made. Le premier qu’il expose est une pelle à neige sur le manche de laquelle il a gravé un titre : In advance of the broken arm, et qu’il signe : « d’après Duchamp » (1915). Un objet, sans lien avec le titre, ni avec son auteur. Voilà l’ouvre. Lapsus : je voulais écrire : l’œuvre.
Dans la phrase de Lacan, entre « l’inconscient » (S1) et « le petit matin à Baltimore » (S2), quel rapport ? Justement, ça ne fait pas rapport. Il y a un trou que le plus souvent l’on s’empresse de remplir par du sens. Devant le vide qui s’ouvre, le premier mouvement est de colmater. Or ce trou, cette faille, ce hiatus abrite un lieu, u…
Date de mise en ligne : 18/01/2017
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
8,49 €
Acheter ce chapitre
6,00 €