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5. Légitimité politique et majesté lésée : le pouvoir juste ?

Pages 235 à 277

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  • Blanchard, J.
(2020). 5. Légitimité politique et majesté lésée : le pouvoir juste ? La fin du Moyen Âge (p. 235-277). Perrin. https://shs.cairn.info/la-fin-du-moyen-age--9782262068516-page-235?lang=fr.

  • Blanchard, Joël.
« 5. Légitimité politique et majesté lésée : le pouvoir juste ? ». La fin du Moyen Âge, Perrin, 2020. p.235-277. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-fin-du-moyen-age--9782262068516-page-235?lang=fr.

  • BLANCHARD, Joël,
2020. 5. Légitimité politique et majesté lésée : le pouvoir juste ? In : La fin du Moyen Âge. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.235-277. URL : https://shs.cairn.info/la-fin-du-moyen-age--9782262068516-page-235?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Krynen, L’Empire du roi, p. 342., p. 342.
  • [2]
    Beaune, Naissance de la nation France, passim.
  • [3]
    Gauvard, « De Grace especial ». Crime, État et société en France à la fin du Moyen Âge, passim.
  • [4]
    Religieux de Saint-Denis, I, p. 177-179.
  • [5]
    F. Avril, M.-Th. Gousse et B. Guenée (dir.), Les Grandes Chroniques de France, Paris, 1987, passim.
  • [6]
    Knowing Poetry: Verse in Medieval France from the « Rose » to the « Rhétoriqueurs », passim.
  • [7]
    R. Giesey, Le Rôle méconnu de la loi salique. La succession royale, passim.
  • [8]
    Monstrelet, Chronique, III, p. 379.
  • [9]
    Joannes de Terra Rubea, Contra rebelles suorum regum, p. 39.
  • [10]
    Krynen, L’Empire du roi, p. 135-151.
  • [11]
    Lewis, II, p. 55-56.
  • [12]
    Basin, p. 350-351.
  • [13]
    Chronique des règnes de Jean V et de Charles V, II, p. 251-252.
  • [14]
    Ibid., p. 252.
  • [15]
    En décembre 1366, Jean de Montfort devait-il prêter un hommage lige ou simple ? Charles V impose le premier. Chronique des règnes de Jean II et de Charles V, II, p. 24.
  • [16]
    Froissart, Chroniques, éd. Diller, III, p. 470.
  • [17]
    Chronique des règnes de Jean II et de Charles V, II, p. 90-91.
  • [18]
    Ibid., II, p. 114.
  • [19]
    Procès 3, p. 269.
  • [20]
    Ibid., p. 284.
  • [21]
    Lewis, II, p. 13-14.
  • [22]
    Pons, « Propagande de guerre française… », p. 197, n. 25.
  • [23]
    Lewis, I, p. 184.
  • [24]
    Louis XI, Lettres, VII, p. 269.
  • [25]
    Commynes, Mémoires, Lenglet du Fresnoy, II, 510-511.
  • [26]
    BnF, ms. fr. 5040, f. 32v-32r.
  • [27]
    Procès 3, p. 209-210, déjà cité plus haut, p. 157.
  • [28]
    Chronique normande, p. 230.
  • [29]
    Froissart, Chronique, éd. Diller, IV, p. 64.
  • [30]
    J. Théry, Atrocitas/Enormitas. Esquisse pour une histoire de la catégorie d’« énormité » ou « crime énorme » du Moyen Âge à l’époque moderne », dans Clio@Themis. Revue électronique d’histoire du droit, n° 4, mars 2011, p. 1-47.
  • [31]
    Gerson, Vivat rex. Pour la réforme du royaume, dans Œuvres complètes, éd. P. Glorieux, t. VII, p. 1162.
  • [32]
    Chronique des quatre premiers Valois, p. 245.
  • [33]
    Juvénal des Ursins, Chronique de Charles VI, p. 359-361.
  • [34]
    Recueil de pièces, p. 51.
  • [35]
    Procès 3, p. 85-113.
  • [36]
    Ibid., p. 247.
  • [37]
    Gauvard, Condamner à mort au Moyen Âge, passim.
  • [38]
    ORF, X, p. 173-177.
  • [39]
    Religieux de Saint-Denis, III, p. 755. Le texte complet de Jean Petit se trouve chez Monstrelet, Chronique, I, p. 177-244.
  • [40]
    Ibid., p. 177-222.
  • [41]
    Ibid., p. 211.
  • [42]
    Ibid., p. 223-244.
  • [43]
    Monstrelet, Chronique, I, p. 268-336.
  • [44]
    Ibid., I, p. 288.
  • [45]
    Ibid., I, p. 290.
  • [46]
    Ibid., p. 271, n. 1.
  • [47]
    Ibid., p. 312.
  • [48]
    Chiffoleau, « Le crime de majesté, la politique et l’extraordinaire », p. 577-662.
  • [49]
    Monstrelet, Chronique, t. I, p. 335-336.
  • [50]
    Lewis, I, p. 352.
  • [51]
    Procès 4, p. 143.
  • [52]
    Fr. Collard, Le Procès de Jean d’Alençon ou le spectacle de la majesté, dans Procès 4, introduction, p. XV-XXI.
  • [53]
    Procès 4, J. Blanchard, introd., Pathologies criminelles, p. XXI-XXV, et p. 102 : « Le duc était un homme plein du diable. »
  • [54]
    Pour une réhabilitation, voir Contamine, Charles VII, passim.
  • [55]
    Procès 1, Procès 2, Procès 3, Procès 4. Les procès de Balue, Charles de Melun, Antoine de Chabannes sont à paraître (Procès 5).
  • [56]
    Procès 2, passim.
  • [57]
    Commynes, Mémoires, p. 452.
  • [58]
    P. Champion, Charles d’Orléans, 1969, p. 542-548, passage cité, p. 545.
  • [59]
    Ibid.
  • [60]
    Gauvard, De Grace especial, passim ; id., Violence et ordre public au Moyen Âge, passim.
  • [61]
    Lewis, II, p. 410.
  • [62]
    Gauvard, « Pardonner et oublier après la guerre de Cent Ans. Le rôle des lettres d’abolition de la chancellerie royale française », p. 27-55 ; P. Prétou, « Les lettres de grâce des rois de France au Moyen Âge », Criminocorpus [Online], Archives for researchers, Articles, Online since 08 March 2018, consulté le 6 avril 2019 :
  • [63]
    Procès 4, p. 163-165.
  • [64]
    Procès 4, p. 149-165.
  • [65]
    Bossuat, « Le rétablissement de la paix sociale sous le règne de Charles VII », Le Moyen Âge, 60 (1954), p. 137-162.
  • [66]
    Thomas, « L’institution de la Majesté », passim.
  • [67]
    Voir une quinzaine d’années plus tard le même argument de l’« incorrigibilité », de l’« endurcie obstination », repris à propos de Jacques d’Armagnac, Procès 2, p. 630.
  • [68]
    Basin, p. 433.
  • [69]
    Krynen, L’Empire du roi, p. 384 sq.

De nombreux travaux ont mis l’accent sur ce que Jacques Krynen a appelé la « sur-christianisation » de la royauté ; elle repose sur un ensemble de textes à la fois religieux et juridiques soulignant l’éminence de la fonction royale, sa suprématie, en tout point conforme à l’imperium romain. Au dogme des légistes affirmant que le roi est « empereur en son royaume » s’ajoute la conception théologico-morale du corps de policie, qui privilégie la tête. Dans la conception organique de la société politique, l’évaluation morale des actes se fait en dernière analyse à partir du caput mysticum, dont l’influx donne leur existence aux membres. Principe de vie du corps, le roi se meut dans une sphère indépendante placée au-dessus des membres. Pour expliquer cette forte charge symbolique, il faut s’appuyer sur un ensemble de représentations et d’identifications qui sont bien connues, nourries de références vétéro-testamentaires ou mythologiques. Nous en parlons peu dans la mesure où elles ont fait l’objet d’analyses fines, abordant plutôt le sujet de la majesté royale par le biais des textes juridiques, car ils mettent en évidence ses ressorts. Au carrefour de l’histoire politique et de la théorie, les conclusions que l’on peut tirer sont révélatrices de leur circulation, de leur impact sur l’opinion ; on les observe pour ainsi dire in vivo. Les textes juridiques permettent surtout de cerner le champ d’application de la pratique politique, mise à l’épreuve des faits.L’exercice de la justice par l’autorité royale est en effet un instrument puissant d’affirmation de la souveraineté…


Date de mise en ligne : 13/01/2022

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