Chapitre d’ouvrage

IV. Peut-il y avoir une justice mondiale ?

Pages 153 à 172

Citer ce chapitre


  • Akamatsu, É.
(2015). IV. Peut-il y avoir une justice mondiale ? Dans
  • É. Akamatsu,
  • J. Damon,
  • G. Guislain
  • et I. Pereira
La famille. La mondialisation (p. 153-172). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.damon.2015.02.0153.

  • Akamatsu, Étienne.
« IV. Peut-il y avoir une justice mondiale ? ». La famille. La mondialisation, Presses Universitaires de France, 2015. p.153-172. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-famille-la-mondialisation--9782130635345-page-153?lang=fr.

  • AKAMATSU, Étienne,
2015. IV. Peut-il y avoir une justice mondiale ? In :
  • AKAMATSU, Étienne,
  • DAMON, Julien,
  • GUISLAIN, Gilbert
  • et PEREIRA, Irène,
La famille. La mondialisation. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.153-172. DOI : 10.3917/puf.damon.2015.02.0153. URL : https://shs.cairn.info/la-famille-la-mondialisation--9782130635345-page-153?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.damon.2015.02.0153


Notes

  • [1]
    Zygmunt Bauman, Les riches font-ils le bonheur de tous ?, Paris, Armand Colin, 2014, p. 12.
  • [2]
    Alain Renaut, Un monde juste est-il possible ?, Paris, Stock, 2013, p. 8.
  • [3]
    « Réflexions sur l'évolution stratégique mondiale », Entretien avec Jean-Claude Mallet, Esprit, août-septembre 2014, no 407, p. 20.
  • [4]
    Ibid., p. 20.
  • [5]
    John Rawls, Libéralisme politique (1993), Paris, Puf, « Quadrige », 2006.
  • [6]
    John Stuart Mill, Principes d’économie politique, IV, 6, Paris, éditions Guillaumin, 1894.
  • [7]
    Voir, à propos de l’écart grandissant entre le salaire du PDG d’une grande entreprise et celui des ouvriers, Joseph Stiglitz, Le Prix de l’inégalité, Paris, Les Liens qui libèrent, 2012.
  • [8]
    Zygmunt Bauman, Les riches font-ils le bonheur de tous ?, op. cit., p. 25.
  • [9]
    Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion, 1992.
  • [10]
    Thomas Friedmann, La Terre est plate. Une brève histoire du xxie siècle, Paris, Saint-Simon, 2006.
  • [11]
    Voir Pascal Lamy, Quand la France s’éveillera, Paris, Odile Jacob, 2014.
  • [12]
    Nicole Gnesotto, « La mondialisation politique n’existe pas », Esprit, août-septembre 2014, no 407, p. 32.
  • [13]
    Hervé Juvin, La Grande Séparation, Paris, Gallimard, « Le Débat », 2013, p. 42.
  • [14]
    Alain Renaut, Un monde juste est-il possible ?, op. cit., p. 19, qui se réfère à une étude publiée par la Banque mondiale en 2008.
  • [15]
    Marie Duru-Bellat, Pour une planète équitable, Paris, Seuil, 2014, p. 17.
  • [16]
    Marie Duru-Bellat, Pour une planète équitable, op. cit., p. 49.
  • [17]
    Francisco de Vitoria, De potestate civili, 1528.
  • [18]
    Pierre Dardot et Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au xxie siècle, Paris, La Découverte, « Cahiers libres », 2014, p. 459.
  • [19]
    Michel Serres, Le Mal propre, Paris, Le Pommier, 2012, p. 58 et 69.
  • [20]
    Michel Serres, Le Mal propre, op. cit., p. 71.
  • [21]
    Augustin Berque, Poétique de la Terre, Paris, Belin, 2014, p. 70.
  • [22]
    Patrick Viveret, La Cause humaine, Paris, Les Liens qui libèrent, p. 66.
  • [23]
    Michel Serres, Le Mal propre, op. cit., p. 112.
  • [24]
    Hans Jonas, Le Principe-responsabilité, Paris, Éditions du Cerf, 1990.
  • [25]
    José Ortega y Gasset, La Révolte des masses, Paris, Le Labyrinthe, 1986.
  • [26]
    Alain Renaut, Un monde juste est-il possible ?, op. cit., p. 169.
  • [27]
    Cécile Lafontaine, Le Corps-marché, Paris, Seuil, 2014, p. 222.
  • [28]
    Martha C. Nussbaum, Capabilités. Comment créer les conditions d’un monde plus juste ?, trad. fr. Solange Chavel, Paris, Flammarion, « Climats », 2014, p. 56.

Nulle n’est plus ancienne que la plainte contre l’injustice, adressée aux dieux et aux hommes : elle accompagne la souffrance et la vie. Cependant, nulle n’est plus complexe que la préoccupation de la justice. Les philosophes l’ont d’abord définie comme une vertu proche de la sagesse : c’est la capacité, raisonnable, de modérer son désir d’appropriation des choses, et de mesurer l’usage qu’on en fait, par rapport aux autres. Mais la justice prend aussi la forme d’une institution publique : ainsi a-t-on édicté des lois, proclamé des droits fondamentaux, limité selon des critères explicites les formes de l’appropriation. À ces deux points de vue (l’éthique et la loi) s’ajoute une dimension religieuse : toute vraie justice, diront certains, est entre les mains de Dieu.
Aujourd’hui, émerge peu à peu un aspect encore différent, issu de la mondialisation : ne faudrait-il pas définir les critères mondiaux d’une justice qui concerne non seulement les individus au sein de leurs États, mais aussi les rapports économiques internationaux, l’accès général aux ressources, par-delà les frontières étatiques ? Avec la mondialisation, les grands ensembles humains sont non seulement des voisins et des concurrents, mais des coopérateurs dans un processus commun qui affecte la terre entière.
Or les inégalités persistent et se creusent, à l’intérieur de chacune des sociétés, et au niveau mondial. Les chiffres de la Banque mondiale (worldbank.org) témoignent de la persistance, malgré une baisse progressive, de la grande pauvreté…


Date de mise en ligne : 17/01/2020

https://doi.org/10.3917/puf.damon.2015.02.0153

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