Chapitre I. La culture littéraire
- Par Arsène Chassang
- et Charles Senninger
Pages 62 à 114
Citer ce chapitre
- CHASSANG, Arsène
- et SENNINGER, Charles,
- Chassang, Arsène.
- et al.
- Chassang, A.
- et Senninger, C.
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- Chassang, A.
- et Senninger, C.
- Chassang, Arsène.
- et al.
- CHASSANG, Arsène
- et SENNINGER, Charles,
Notes
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[1]
Nous disons bien « étroitement, mais profondément » : en effet il ne faudrait pas oublier qu’il y a chez de nombreux classiques un réel désir de s’en prendre à l’actuel ; Molière veut que la comédie représente les défauts « principalement des hommes de (son) siècle » ; La Bruyère écrit les Caractères ou les mœurs de ce siècle ; Pascal s’engage dans les grands débats théologiques de son époque. Mais il s’agit là du fond de l’œuvre classique et par la qualité de son style, par la perfection de ses structures, nul doute que son auteur ne vise avant tout à la durée. Cette ambition ne cesse de s’accroître au fur et à mesure que le goût se fait de plus en plus exigeant, que le classicisme tend vers un néoclassicisme.
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[2]
Ce que j’en disais ne me paraît plus très juste aujourd’hui (21 mai). (Note de Gide).
Expliquez et, si vous le jugez bon, discutez cette page de Georges Duhamel (Défense des Lettres, Mercure de France, 1937, 1re Partie, chapitre 3, et cf. T.L.G., t. I, texte 8) : « La culture est fondée sur l’intelligence des phénomènes, des ouvrages et des êtres. Un esprit même vif et bien doué demeure toujours capable d’hésitation, de distraction, de stupeur momentanée, d’inhibition passagère. Un esprit même attentif a toujours besoin de revenir sur les données, les éléments, les arguments d’un exposé, d’un problème ou d’une discussion. L’acte de revenir en arrière en vue d’une compréhension meilleure s’appelle très exactement réflexion. L’homme qui lit s’arrête à toute minute et demande à réfléchir, c’est-à-dire qu’il souhaite de revenir sur ses pas, de reprendre un paragraphe et d’en refaire deux, trois, quatre, dix fois la lecture. Cette méthode est incompatible avec les arts dynamiques. Si nous entendons une symphonie dans un concert, si nous assistons à la représentation d’une tragédie, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Le livre est là pour nous permettre une réflexion différée mais indispensable. Si l’ouvrage est de qualité, nous demandons à le relire, à revoir de près certains détails, à consulter la partition du musicien. Au concert, au spectacle, nous prenons un plaisir. Avec le livre, nous faisons acte de culture véritable. »1 Nous rencontrons ici pour la première fois un sujet donné à partir d’une citation d’auteur, et d’une citation longue. On se persuadera bien que, malgré la longueur du texte proposé à la réflexion, il ne peut y avoir qu’un seul sujet fondamental et qu’un des premiers mérites qu’on attend de l’étudiant est de savoir découvrir ce sujet, sans se laisser arrêter pa…
Date de mise en ligne : 11/12/2024
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