Chapitre 8. Le XVIIIe siècle à travers Diderot
- Par Axel Preiss
Pages 147 à 158
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- Preiss, A.
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On aurait tort d’isoler cette époque de celle qui l’a précédée : la division par siècles ne doit pas cacher que les Lumières du xviiie siècle ont été préparées par Descartes et Newton. Les certitudes des hommes de ce temps continuent à s’appuyer sur la Raison, notamment dans son usage scientifique, lorsqu’il s’agit de théoriser les données de l’expérience ou d’expérimenter les théories.
Il est vrai cependant que cette Raison prend une force critique nouvelle qui résulte, selon certains, des revendications d’une bourgeoisie encore exclue du pouvoir politique malgré sa réussite économique. Cet esprit critique vise en particulier :
l’institution religieuse, accusée de dogmatisme et d’hypocrisie (comme chez Voltaire) ainsi que le surnaturel, inacceptable pour ces tenants rationalistes du libre examen, plutôt que la transcendance, parfois mise en cause par de rares athées, mais souvent maintenue par un déisme humaniste.
L’autorité politique lorsqu’elle est absolue ou despotique, entraînant alors son cortège de tortures et de misères, souvent pour les plus pauvres : on passe dès lors à certaines formes (prudentes) de critique sociale.
L’aspect positif de cette remise en cause générale consiste inversement dans des propositions qui se trouvent pour une bonne part résumées dans l’œuvre de Diderot :
L’envie de diffuser (comme avec l’Encyclopédie) un savoir mieux assuré parce que capable de se discuter lui-même (voir Kant), et où les sciences sont un modèle de rigueur et d’efficacité…
Date de mise en ligne : 06/02/2026
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