Chapitre 6. Le XVIe siècle à travers Du Bellay
- Par Axel Preiss
Pages 121 à 134
Citer ce chapitre
- PREISS, Axel,
- Preiss, Axel.
- Preiss, A.
https://doi.org/10.3917/arco.reiss.2017.01.0121
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- Preiss, Axel.
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https://doi.org/10.3917/arco.reiss.2017.01.0121
Comme souvent, l’unité du siècle est fortement sujette à caution et il y a loin de la tolérance confiante des premières décennies aux luttes inexpiables et à l’angoisse des dernières années. Se méfier donc de l’amalgame malgré d’importantes constantes qu’on peut essayer de définir.
Deux mots définissent souvent cette époque dans les histoires de la littérature :
D’abord la Renaissance qui se définit étymologiquement par le lien retrouvé avec l’Antiquité, ses arts, sa littérature, ses monuments, sa pensée et ses textes. Elle prétend aussi échapper à la mort d’une période antérieure, décrite alors comme obscure et ignorante : ne pas accepter cette vision simpliste d’un Moyen Âge que la Renaissance, sur de nombreux points, ne fait que prolonger dans une continuité indiscutable.
Ensuite l’humanisme qui, comme son nom l’indique, est une attitude d’esprit fondée sur l’homme, son corps réhabilité, son intelligence et son savoir, sa puissance sur un monde compris et dominé : en découle sans doute une démarche nouvelle de la créature face à son créateur ainsi qu’une exaltation de l’individu. Le tout s’explique en partie par certaines configurations sociales nouvelles (la place de la bourgeoisie, l’importance des villes, l’émergence des sentiments nationaux, avec les langues qui leur sont associées). Et cette évolution est accompagnée et renforcée par certaines découvertes géographiques, techniques et scientifiques dont certaines datent du siècle précédent : le livre, l’Amérique, la Terre tournant autour du Soleil……
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