Chapitre d’ouvrage

Mon absence forcée…

Pages 121 à 124

Citer ce chapitre


  • Bruno, P.
(2019). Mon absence forcée… Dans
  • P. Bruno
  • et M. Sauret
La différence freudienne (p. 121-124). érès. https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0121.

  • Bruno, Pierre.
« Mon absence forcée… ». La différence freudienne, érès, 2019. p.121-124. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-121?lang=fr.

  • BRUNO, Pierre,
2019. Mon absence forcée… In :
  • BRUNO, Pierre
  • et SAURET, Marie-Jean,
La différence freudienne. Toulouse : érès. Psychanalyse - Poche, p.121-124. DOI : 10.3917/eres.bruno.2019.01.0121. URL : https://shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-121?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0121


Notes

  • [1]
    On pourrait imaginer, comme les kabbalistes, que l’Autre de l’Autre du réel, ce sont les lettres ou les nombres, mais ce n’est pas la position de Lacan.
  • [2]
    Il s’agit des initiales d’un adolescent autiste. On peut trouver un compte rendu de sa cure, sous ce titre « S.D. », dans le volume 42 d’Analytica, Paris, Navarin éditeur, 1985.

L’exposé de ce chapitre en séminaire est précédé d’un incident : mon absence forcée lors de la séance relative au chapitre précédent, absence qui m’a un peu déconnecté – ce qui a été redoublé par une panne d’ordinateur qui m’a empêché de pouvoir prendre connaissance du texte que Marie-Jean Sauret a présenté. Cependant, j’ai avec ce dernier non pas un entretien infini, façon Blanchot, mais un entretien régulier et assidu et je suis donc au fait de la plupart des choses qu’il a dites et notamment de ce que je considère comme une trouvaille vraiment stimulante : « l’autisme à plusieurs ». Je me saisis donc de ce fil, en soulignant de nouveau ce qui fait la spécificité du séminaire dont le présent ouvrage est issu, à savoir que nous faisons une psychanalyse à deux, à deux analysants – puisque la position d’enseignement que nous tenons est, dans la psychanalyse, une position d’analysant. Je me saisis donc du point où en est resté Marie-Jean Sauret pour en faire le point dont je pars. Cela interroge sur le statut de l’inconscient, non pas dans le sens d’un retour à cette vieille lune de l’inconscient collectif, que j’appelle plutôt inconscient universel, qui n’est rien d’autre que la croyance à un dictionnaire universel qui contiendrait le sens ultime du réel. Ce serait le dictionnaire des dictionnaires qui ne se mentionneraient pas eux-mêmes, celui dont l’appropriation vous dispenserait de l’expérience analytique, le S(A) comme marchandise. Non. La question porte plutôt sur le fait que, bien que nous n’ayons pas le même papa-maman, ni la même amnésie infantile, nous pourrions, à nous situer correctement à l’endroit du savoir analytique, faire une contre-analyse (je m’aide ici de la correction apportée par Lacan), une contre-analyse à deux, mais aussi bien à trois, à quatre, etc…


Date de mise en ligne : 28/10/2019

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0121

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