Chapitre d’ouvrage

De la simulation

Pages 101 à 104

Citer ce chapitre


  • Bruno, P.
(2019). De la simulation. Dans
  • P. Bruno
  • et M. Sauret
La différence freudienne (p. 101-104). érès. https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0101.

  • Bruno, Pierre.
« De la simulation ». La différence freudienne, érès, 2019. p.101-104. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-101?lang=fr.

  • BRUNO, Pierre,
2019. De la simulation. In :
  • BRUNO, Pierre
  • et SAURET, Marie-Jean,
La différence freudienne. Toulouse : érès. Psychanalyse - Poche, p.101-104. DOI : 10.3917/eres.bruno.2019.01.0101. URL : https://shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-101?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0101


Notes

  • [1]
    Dans la névrose, l’indestructibilité du désir se module entre éclipse et renaissance, d’où la métaphore du Phénix, alors que, dans la psychose, le désir ou bien est étale, ou bien il sombre.

Ma première intention était de traiter du dire, pour différencier dire et parole. La question en effet est de savoir si un effet réel de sens est possible, c’est-à‑dire de savoir, comme je l’ai déjà évoqué en citant Lacan, si les paroles de l’analysant peuvent serrer un réel, et pas seulement du vent. Est-ce qu’une psychanalyse est du vent serrant du vent ? Je remets ce projet à une fois suivante, notant simplement que, dans une des dernières monstrations que Lacan propose du nœud borroméen à trois, nous pouvons lire un trou entre S et I, mais le vrai trou se trouve entre R et I. Autrement dit, la place vide que le structuralisme requiert, dans le système du langage, pour que ses éléments circulent, est, bien que requis à juste titre, de l’ordre du faux trou. Pour que le dire concerne, ou soit concerné, par le réel, il faut le vrai trou. Pour donner un viatique minimal, le pousse-au-sens du symbolique est du registre de l’imaginaire, et c’est le discord ainsi créé entre S et I dont se saisit le symptôme en se dédoublant du symbolique. Or, ce discord, c’est le réel lui-même.
*
* *
Je passe donc à l’autre question dont je veux me saisir, puisqu’elle a, lorsqu’elle a été avancée, produit une certaine trémulation dans notre assemblée si sage. Je vais la reprendre dans sa face triviale : a-t-on raison de « voir des psychotiques partout » ? Au début de mon expérience d’analyste, l’époque était de n’en voir nulle part. Il s’agissait en effet de réhabiliter l’hystérie que l’école anglo-saxonne (cf…


Date de mise en ligne : 28/10/2019

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0101

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