7 - L’arrivée de Charles d’Anjou
- Par Xavier Hélary
Pages 166 à 191
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- HÉLARY, Xavier,
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- Hélary, X.
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Notes
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[1]
Le 23 août d’après Primat, p. 56 ; sans date, lettre de Thibaud de Navarre au cardinal Eudes de Châteauroux (Correspondance, no 14, 24 septembre 1270) ; Hugues XIII de Lusignan, comte de la Marche, mourut, sans doute à la fin du mois d’août, immédiatement après Saint Louis : Primat, p. 61.
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[2]
Pour la mort de Jean Tristan et du légat, Primat, p. 51 ; Nangis, p. 460, Annales Januenses, p. 268 ; Geoffroy de Beaulieu, p. 23 ; Estoire d’Éraclès, p. 459 ; Correspondance, no 14 (Thibaud de Champagne au cardinal Eudes de Châteauroux, 24 septembre) ; pour la maladie du futur Philippe III, ajouter Joinville, § 738, qui tient ses informations de Pierre, comte d’Alençon ; à propos du comte de Vendôme et de Gautier de Nemours, Primat, p. 56-57 ; sur la mort de l’archidiacre de Paris et son remplacement par Guillaume de Chartres comme garde du sceau, lettre de Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme (Correspondance, no 8, 21 août 1270) ; Guillaume de Chartres est maintenu en fonctions par Philippe III, comme le prouve la lettre adressée par le roi aux régents, en date du 12 septembre (Correspondance, no 12) ; pour Jean de Courtenay, Pierre Desportes, Fasti Ecclesiae Gallicanae, t. 3, Diocèse de Reims, Turnhout, Brepols, 1998, p. 165-166.
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[3]
Correspondance, no 8 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 21 août 1270) ; Primat, p. 52.
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[4]
Louis Bréhier, « Une ambassade byzantine au camp de Saint Louis devant Tunis (août 1270) », Mélanges offerts à M. Nicolas Iorga, Paris, 1933, p. 139-147. L’historien grec Georges Pachymérès a donné un récit peut-être orienté mais assez détaillé et assez sûr de cette ambassade : Georges Pachymérès, Relations historiques, II. Livres IV-VI, éd. et notes par Albert Failler, trad. par Vitalien Laurent, Paris, Les Belles Lettres, 1984, p. 462-467 ; et Primat, p. 73.
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[5]
Emprunt de 100 000 livres tournois : Layettes, t. IV, no 5735 ; G. Servois, « Emprunts de Saint Louis en Palestine et en Afrique », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 19, 1858, p. 113-131, pièce justificative no VII, à la p. 131 ; et R. Sternfeld, Ludwigs des Heiligen Kreuzzug nach Tunis, ouvr. cit., no XXVIII, p. 346-347 ; accroissement de la rente donnée au comte d’Alençon : Layettes, t. IV, no 5733 ; nomination de deux nouveaux exécuteurs testamentaires : Layettes, t. IV, no 5734.
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[6]
Correspondance, no 8 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 21 août 1270) ; Primat, p. 57.
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[7]
Correspondance, no 9 (Pierre de Condé au trésorier de Saint-Frambaud de Senlis, 4 septembre 1270) ; Primat, p. 57-58 ; Nangis, p. 466-469.
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[8]
Histoire générale du Languedoc, t. VI, p. 924-925 (Philippe de Montfort) ; Primat, p. 51 (Jean Tristan), 52 (Raoul Grosparmi) et 58-59 (Saint Louis) ; Nangis, p. 456-457 ; Georges Pachymérès, Relations historiques, II. Livres IV-VI, ouvr. cit., p. 466. C’est Pierre de Condé qui rapporte dans la lettre qu’il expédie au trésorier de Saint-Frambourg de Senlis « que le roi ne voulait pas qu’il [Jean Tristan] soit enterré dans l’église de Saint-Denis, dans laquelle seuls les rois sont enterrés » ; de fait, à Royaumont se trouvaient déjà un des frères de Saint Louis, Philippe Dagobert († 1235), et deux de ses enfants, Blanche († 1243) et Jean († 1248). Au cours des fouilles qu’il réalise dans les années 1880 sur la colline de Byrsa et dans les environs, le P. Delattre met au jour des squelettes qui avaient été couverts de chaux et dans lesquels il propose de voir les restes de croisés (Alfred-Louis Delattre, Souvenirs de la croisade de Saint Louis trouvés à Carthage, ouvr. cit.
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[9]
Correspondance, no 9 (Pierre de Condé au trésorier de Saint-Frambaud de Senlis, 4 septembre 1270 ; Primat, p. 58 ; Nangis, p. 466-469 ; Geoffroy de Beaulieu, § 46 (Charles d’Anjou convainc son neveu de garder les ossements de son père avec l’armée plutôt que de les envoyer immédiatement en France).
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[10]
RHGF, t. XXI, p. 16 ; Primat, p. 61.
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[11]
Primat, p. 57-58.
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[12]
Primat, p. 57 (popularité de Charles dans l’armée) ; 73 (localisation du camp de Charles d’Anjou).
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[13]
Primat, p. 61 ; Correspondance, no 14 (Thibaud de Champagne à Eudes de Châteauroux).
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[14]
Primat, p. 73.
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[15]
Correspondance, nos 10 et 11 : lettre de Philippe III aux régents, suivie d’une lettre circulaire aux archevêques, évêques, ducs et comtes et à tous ses fidèles notifiant la confirmation des deux régents. Ces deux lettres devaient être portées par Geoffroy de Beaulieu, confesseur de Saint Louis, et Guillaume de Chartres, garde du sceau depuis la mort, quelques jours auparavant, de l’archidiacre de Paris ; dispositions en vue d’une éventuelle régence (Ordonnances des rois de France, t. I, p. 295) ; premier testament de Philippe III (Arch. nat., J 403, no 8).
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[16]
Pour Robert de Béthune, R. Lefevre, La Crociata di Tunisi, no 243.
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[17]
Jacques de Burson (R. Lefevre, La Crociata di Tunisi, no 422) ; Hervé de Chevreuse (R. Lefevre, no 385) ; Geoffroy de Milly (R. Lefevre, no 390) ; Macé Du Plessis (Charles-Victor Langlois, « Notice sur le château du Plessis-Macé », La Province d’Anjou, no 32, novembre-décembre 1931, p. 309-323, p. 315) ; R. Lefevre, nos 206 (Raimond Isard), 243 (Robert de Béthune), 370 (Bertrand de Sillé), 239 (Bertrand de Baux et Foulques de Puy-Richard), 220 (seigneurs régnicoles), 372 (droits perçus par Jean Britaud), 231 (3 octobre), 253 (31 octobre). Charles d’Anjou profite du séjour en Tunisie pour combiner le mariage de Jean et de Simon de Montfort avec deux filles de Pierre de Beaumont, chambrier du royaume de Sicile (R. Lefevre, no 395).
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[18]
Correspondance, no 16 (Charles d’Anjou à Pierre de Montbrun, 4 octobre 1270).
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[19]
Primat, p. 74.
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[20]
Primat, p. 74, et Pierre de Condé précisent bien que ce fut en cachette que les croisés reçurent l’ordre de s’armer ; la date est donnée par la lettre de Charles d’Anjou à Pierre de Montbrun, Correspondance, no 16 (4 octobre 1270) ; sur le plan suivi par les croisés, Première continuation de la chronique de Géraud de Frachet, dans Jean Lemoine (éd.), Chronique de Richard Lescot, religieux de Saint-Denis (1328-1344), suivie de la continuation de cette chronique (1344-1364), Paris, Renouard, 1896, p. 179-202, aux p. 181-182.
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[21]
« Ainsi se venguerent les crestiens de leurs anemis par le sens et par la cautelle au roy de Cecille », Grandes chroniques, t. VIII, p. 10-11.
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[22]
Primat, p. 76 (sans date) ; avec la date, 5 septembre, lettre de Thibaud de Champagne au cardinal Eudes de Châteauroux (Correspondance, no 14, 24 septembre 1270).
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[23]
Primat, p. 74-75 ; Nangis, p. 470-471 ; Correspondance, no 9 (Pierre de Condé au trésorier de Saint-Frambaud de Senlis, 4 septembre) ; pour le rôle des Frisons, Chronique de Menko, MGH, Scriptores, t. XXIII, p. 556.
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[24]
Correspondance, no 14.
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[25]
Correspondance, no 9 (Pierre de Condé au trésorier de Saint-Frambaud de Senlis, 4 septembre 1270) ; Primat, p. 77 ; Nangis, p. 470-473 ; Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, t. II, p. 366-367.
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[26]
Lettre de Charles d’Anjou à Pierre de Montbrun (Correspondance, no 16, 4 octobre 1270) ; Primat, p. 77-79 ; Nangis, p. 472-475 ; la prise temporaire du camp du sultan est confirmée par Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, t. II, p. 367.
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[27]
Primat, p. 79.
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[28]
R. Brunschvig, La Berbérie orientale sous les Hafsides, ouvr. cit., t. I, p. 61 ; Ibn Khaldoun, p. 367-368.
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[29]
Jean Duvernoy (éd. et trad.), Guillaume de Puylaurens. Chronique, Paris, Éditions du CNRS, 1976, p. 198-200.
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[30]
Primat, p. 80 ; Nangis, p. 474-477.
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[31]
Correspondance, no 17 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 18 novembre 1270).
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[32]
Pour le message envoyé par le calife au roi de Sicile dès l’arrivée de celui-ci, Pierre de Condé, Correspondance, no 17 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 18 novembre 1270).
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[33]
Correspondance, no 17 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 18 novembre 1270).
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[34]
Le traité se trouve aux Archives nationales, sous la cote J 937, no 1 ; il apparaît dans l’inventaire de Pierre d’Étampes, un des premiers responsables connus du Trésor des chartes, puis dans celui de Gérard de Montaigu, vers 1370 (A. Teulet, t. I, p. XXXVIII et XXXIX ; également dans H.-F. Delaborde) ; sur la conclusion du traité, Primat, p. 80 ; Nangis, p. 476-479.
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[35]
Il ne paraît pas en effet que la milice catalano-aragonaise ait cessé de servir le sultan ; bien au contraire, le 14 février 1271, un traité fut conclu à Valence entre le roi d’Aragon et le sultan de Tunis (Ch.-E. Dufourcq, L’Espagne catalane et le Maghrib, ouvr. cit., p. 123-124).
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[36]
Correspondance, no 17 (Pierre de Condé à Mathieu de Vendôme, 18 novembre 1270) ; R. Brunschvig, La Berbérie orientale sous les Hafsides, ouvr. cit., t. I, p. 62.
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[37]
P. Thorau, The Lion of Egypt, p. 210 ; Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, t. II, p. 369.
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[38]
Primat, p. 80.
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[39]
Anelier, v. 473-477, « E ladoncs l’arcevesque, om molt religios, Qui era de Narbona, fe per l’ost moltz sermos, que la cros se vendia, e’l plait era ontos, quar per dines se dava la crotz del Glorios, dont tot Christianisme n’anava al dejos ».
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[40]
RHGF, t. XX, p. 476 ; c’est la traduction que donne Louis de Mas-Latrie, Traités de paix et de commerce et documents divers concernant les relations des chrétiens avec les Arabes de l’Afrique septentrionale au Moyen Âge, Paris, Plon, 1866, p. 136 ; Saba Malaspina, traduit par L. de Mas-Latrie, p. 136-137 ; Pierre Coral, RHGF, t. XXI, p. 776 ; Estoire d’Éraclès, p. 459 ; Gestes des Chiprois, § 373, p. 194 ; voir aussi la Chronique anonyme finissant en 1286, RHGF, t. XXI, p. 86.
Depuis le début du mois d’août, la maladie a commencé ses ravages dans l’ost croisé. Dès le 3 août, un des fils du roi, Jean Tristan, comte de Nevers, succombe à la maladie – dysenterie, scorbut ou typhus. Dès qu’il est tombé malade, on l’a transporté dans sa nef, peut-être parce qu’on craint la contagion, peut-être parce que la chaleur s’y fait moins sentir. Dans la nuit du 2 au 3, le roi lui-même commence à subir les premières atteintes du mal, et le prince Philippe souffre de la fièvre ; le comte d’Alençon n’ose pas leur annoncer la mort du comte de Nevers. Le 7 août, le légat Raoul Grosparmi, puis, le 19, l’archevêque de Reims, Jean de Courtenay, sont emportés. Le 23 août, Bouchard, comte de Vendôme, et Gaucher de Nemours, maréchal de France, meurent à leur tour. Ils ont été précédés, le 20, par le garde du sceau royal, l’archidiacre de Paris Guillaume de Rampillier, qui est remplacé par Guillaume de Chartres, le futur hagiographe du roi. Au fil des semaines, sont morts également le comte d’Eu Alphonse de Brienne, le comte de la Marche Hugues de Lusignan, les seigneurs de Fiennes et de Montmorency, le chambellan Mathieu de Villebéon, ainsi qu’un seigneur écossais, le comte d’Athol . À considérer le nombre des morts parmi les chefs de l’armée et dans l’entourage du roi, il est clair que les croisés ont été durement frappés, et que la maladie a fait beaucoup plus de victimes que les combats. Le chroniqueur Primat se lamente même que le comte de Vendôme et Gautier de Nemours soient morts de maladie, et non « en une poignée de guerre [en un combat rapproché] ou en une bataille aventureuse contre les ennemis »…
Date de mise en ligne : 06/11/2017
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