Chapitre 5. L’habitat
- Par Marjorie Meiss
Pages 179 à 225
Citer ce chapitre
- MEISS, Marjorie,
- Meiss, Marjorie.
- Meiss, M.
https://doi.org/10.3917/arco.meiss.2016.01.0179
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https://doi.org/10.3917/arco.meiss.2016.01.0179
Le logement est un sujet qui touche à un très grand nombre de domaines : les données techniques, les contraintes spatiales, la différenciation sociale et géographique, la structure familiale, le sentiment de l’intime, la représentation sociale, etc. Ces différents niveaux s’enchevêtrent, interagissent en permanence pour donner forme à ce qui est aussi et avant tout une nécessité vitale, car le logis est aussi une protection contre le climat, contre les animaux sauvages, contre les autres hommes. L’habitat est en outre marqué par une très forte inertie puisqu’une maison est bâtie pour durer – une maison bien entretenue franchit aisément les siècles – en dépit des transformations qu’il est toujours possible de lui apporter. Le neuf y cohabite ainsi avec l’ancien, dans une juxtaposition de données parfois contradictoires dont l’historien peine à démêler l’écheveau. Les chercheurs ont toutefois pu identifier un certain nombre d’évolutions ayant eu cours pendant la période moderne : la pierre prit de plus en plus d’importance comme matériau de construction (sans qu’il faille pour autant céder au schématisme d’une substitution linéaire et irrésistible de la pierre au bois), les toitures végétales se firent plus rares, l’agencement intérieur se modifia lentement tandis que des progrès modestes, mais bien réels, eurent lieu en matière de confort. Les espaces domestiques se transformèrent aussi du fait de l’évolution de l’ameublement et de l’envahissement progressif des intérieurs par les objets et bibelots…
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