Avant-propos
- Par Rambert Nicolas
Pages 9 à 17
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- NICOLAS, Rambert,
- Nicolas, Rambert.
- Nicolas, R.
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Notes
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[1]
C’est notamment sous ce titre que Jean Gauvain fait paraître en français une anthologie de textes de Soloviev ; cf. J. Gauvain (éd.), Vladimir Soloviev. Conscience de la Russie, la vocation de la Russie, la Chine et l’Europe, Paris, Desclée de Brouwer, 1950. Il emprunte cette formule au neveu de Soloviev ; cf. S. M. Solowiew, Vie de Wladimir Solowiew par son neveu (1923), trad. Mgr J. Rupp, Paris, S.O.S., 1982.
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[2]
V. Soloviev, L’Idée russe, Paris, Perrin et Cie, 1888, p. 4 (nous soulignons).
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[3]
A. Kojève, Sophia, trad. R. Nicolas, Paris, Gallimard, 2025, t. I (désormais identifié S I), p. 195.
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[4]
Ibid.
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[5]
S I, p. 41-42.
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[6]
S I, p. 494.
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[7]
Ibid.
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[8]
J. Staline, « De l’Est vient la Lumière ! » (1918), Œuvres, Moscou, Éditions d’État de littérature politique, 1947, t. IV, p. 177-182.
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[9]
S. Alexievitch, La Fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement, trad. fr. S. Benech, Paris, Babel, 2016, p. 242.
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[10]
Ibid., p. 58-59.
On glose beaucoup sur l’humiliation de la Russie. Est-elle réelle ou fantasmée ? Clinton a-t-il suffisamment respecté Eltsine ? A-t-on aidé, comme il le fallait, la Russie ? Et autre écume de l’histoire. On ne se rend pas compte de l’offense immense de ce que l’on présente comme une évidence, comme du bon sens : l’URSS « s’est effondrée » parce que le communisme était une ineptie, voire un totalitarisme tout ce qu’il y a de plus détestable, une aporie alors que l’histoire s’était close. Les pauvres Russes, ajoute-t-on d’un air peiné et condescendant, auraient mieux fait de suivre la voie libérale et « démocratique » ouverte et refermée par nous autres les Occidentaux, nous les vrais maîtres de l’histoire, ayant accompli, si ce n’est le meilleur des régimes (ce que nous laissons aux fanatiques), à coup sûr le « moins mauvais des systèmes ». Les Russes qui auront cru être à l’avant-garde de l’humanité, qui, à tout le moins, se seront pensés comme le cliquet empêchant l’histoire de reculer, n’auront finalement rien proposé de mieux qu’une solution nulle et non avenue. Pire, pendant soixante-dix ans, ils auront été totalitaires, arriérés, abrutis de propagandes. Pire encore, eux qui avaient triomphé des Allemands ne valaient finalement guère mieux qu’eux. Nous repeignons alors le soviétisme en équivalent du nazisme, tout en souhaitant vivement les entendre à leur tour répéter nos paroles et assumer d’avoir été retardés, barbares, incapables de liberté, de s’être entêtés tout ce temps dans un cul-de-sac tragique…
Date de mise en ligne : 06/06/2025