5. La proclamation de la Commune
- Par Michel Winock
Pages 79 à 96
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- Winock, M.
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Notes
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[1]
Cité par Édith Thomas, Louis Rossel, Gallimard, 1967.
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[2]
J. Dautry et L. Scheler, Le Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris, op. cit., p. 236-237.
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[3]
Cité par Jacques Rougerie, Eugène Varlin. Aux origines du mouvement ouvrier, Éd. du Détour, 2019, p. 169.
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[4]
Cité in ibid., p. 131.
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[5]
Voir leur liste en annexe, p. 275.
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[6]
Maxime Vuillaume, Mes cahiers rouges au temps de la Commune, Albin Michel, 1971, p. 164.
Paris s’est enflammé ; le gouvernement légal a battu en retraite. Certains ont le sentiment qu’une révolution commence et qu’il faut la mener à terme. Pour beaucoup, ce 18 Mars s’est imposé comme un grand mouvement de résistance républicaine contre le gouvernement issu de l’Assemblée monarchiste. Pour tous, le résultat d’une volonté de conquérir une autonomie municipale que les gouvernements successifs antérieurs refusent depuis 1789. Mais, moins qu’un programme à réaliser, l’insurrection a été une révolte pure, produite par l’immense colère de la cité éprouvée face aux injustices à son endroit perpétrées par les nouveaux maîtres du pays. Dans leur fierté, les Parisiens ont conscience d’avoir opposé à l’envahisseur allemand une résistance héroïque, dont les « ruraux » de Bordeaux paraissent lui faire grief. Revanche du 18 Mars ! Les avis s’échangent au cours d’une soirée électrique qui n’en finit pas avec les chants victorieux, les discours emphatiques, les slogans et les embrassades. La ville a eu du mal à s’endormir.
Qu’allait faire le Comité central de la Fédération de la garde nationale du pouvoir qui lui était échu dans la soirée du 18 mars ? Nombre de partisans de la Commune, à commencer par Karl Marx dans son célèbre ouvrage La Guerre civile en France, lui ont reproché de ne pas avoir profité de son avantage militaire pour porter immédiatement une attaque sur Versailles où s’étaient réfugiés M. Thiers et ses ministres. La démoralisation et la déconfiture des troupes du général Vinoy auraient permis aux fédérés d’abattre le gouvernement, de supprimer l’Assemblée nationale et d’imposer la révolution parisienne au reste de la France…
Date de mise en ligne : 31/03/2026
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