XII. La guérilla en Corée
- Par Laurent Quisefit
Pages 167 à 187
Citer ce chapitre
- QUISEFIT, Laurent,
- BAECHLER, Jean
- et CHALINE, Olivier,
- Quisefit, Laurent.
- Quisefit, L.
- J. Baechler
- et O. Chaline
https://doi.org/10.3917/herm.baech.2018.05.0167
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- Quisefit, L.
- J. Baechler
- et O. Chaline
- Quisefit, Laurent.
- QUISEFIT, Laurent,
- BAECHLER, Jean
- et CHALINE, Olivier,
https://doi.org/10.3917/herm.baech.2018.05.0167
Notes
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[1]
Kim Ŭi-hwang, Hang-il Uibyông Chang-nyôl chôn (Biographies des généraux des Milices anti-japonaises), Chông-üm-sa, Séoul, 1981, p. 206.
-
[2]
On sait le caractère erroné de l’expression en Asie et en Afrique, malgré la fortune de l’expression.
-
[3]
Voir notre « La guerre de Corée, ou comment périodiser une guerre civile inter-étatique ? », En Jeu, Histoire et mémoire vivantes no 3, juin 2014, p. 89-101.
-
[4]
En espagnol, petite guerre se dirait plutôt « guerrita ». (Conclusions du séminaire « Guérilla » animé par Thierry Widemann et François Géré, Institut français d’analyse stratégique, École militaire, juin 2005).
-
[5]
Voir L. Quisefit « La guerre de Corée, ou comment périodiser une guerre civile inter-étatique », En jeu, Revue pluridisciplinaire de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, juin 2014 – n° 3, p. 91-103.
-
[6]
L’un des événéments marquants de la fin de la Corée impériale et royale est ainsi la guerre des paysans et la révolte des Tonghak, qui servent de prétexte à l’intervention de troupes japonaises et chinoises, et débouchent sur le premier conflit sino-japonais (1894-1895).
-
[7]
Royaume coréen fondé en 918 par le roi Wang Kŏn, alias T’aejo (nom dynastique).
-
[8]
Parlant d’invasions, nous nous plaçons du point de vue coréen.
-
[9]
Pour une brève présentation en français de ces opérations, voir L. Quisefit, « Les campagnes mongoles en Corée (xiiie siècle) », Cahiers du CEHD n° 23, « Nouvelle Histoire Bataille » (II), CEHD, 2004, pp.49-73. L’un des meilleurs ouvrages sur le sujet reste celui de Yun Yong-hyŏk, Koryŏ sidae taemong hangchaeng-sa yŏn’gu (Recherches sur la guerre de résistance anti-mongole à l’époque de Koryŏ), Iljisa, Séoul, 1993.
-
[10]
Ch’oe U hérita en 1219 du pouvoir de son père, Ch’oe Ch’ung-hŏn, qui usurpant le pouvoir, avait fondé une véritable dynastie militaire, à la suite d’une longue suite de coups d’état remontant à 1170. Le roi ne possédait plus qu’un rôle symbolique. (N.B., en coréen, comme en japonais, le nom de famille précède le prénom).
-
[11]
Koryŏ-sa, 23, Seka, 22e année de Kojong, octobre. Cité par Yun Yong-hyŏk, page 220.
-
[12]
Aujoud’hui Chip’yŏng-ni. C’est là que le bataillon français de l’ONU s’illustra contre les Chinois, du 13 au15 février 1951.
-
[13]
Sur les reconnaissances mongoles, voir L. Quisefit, « Entre ruse et reconnaissance, guérilla et pastoralisme nomade : l’art militaire mongol (1214-1241) », in Jean Baechler et Christian Malis (dir.), « Guerre et Technique », coll. L’Homme et la Guerre, Hermann, Paris, 2017.
-
[14]
C’est-à-dire Taewŏllyŏng.
-
[15]
Koryŏ-sa, 42e année de Kojong, octobre, seka.
-
[16]
État éphémère, constitué par un ancien général de la dynastie Jin (État du nord de la Chine).
-
[17]
Voir Li Ogg, La Corée, des Origines à nos jours, Léopard d’Or, 1989, p. 283-289. Les études sur ce conflit, appelé Imjin Waeran en coréen (Désordres japonais de l’Imjin), sont extrêmement nombreuses en Corée, que ce soit sur le déroulement des combats, les relations diplomatiques ou les conséquences économiques, sociales, voir littéraires, de ce conflit. Il n’est guère possible d’en proposer ici une bibliographie, même sommaire.
-
[18]
D’origine roturière, il ne peut devenir shôgun. Il en exerce la charge, sous le titre de Taikô.
-
[19]
Toyotomi est le nom de famille. Le patronyme précède toujours le nom en Asie sinisée.
-
[20]
La sauvegarde des tablettes des ancêtres royaux est un acte de piété, en même temps qu’une précaution symbolique contre d’autres malheurs, selon les croyances de l’époque.
-
[21]
Véritable héros national, Yi Sun-shin (1545-1592) fait l’objet d’un culte particulier en Corée. Il fut aussi un grand poète.
-
[22]
Sur le bateau-tortue, voir par exemple Yi Song-ki, Chosŏn ŭi Mugi wa Kapot’ (Armes et armures de Chosŏn), Garamgihwak, Séoul, 2004, p. 380 sq.
-
[23]
Les Japonais se sont fait détester par leur sauvagerie. De nombreux temples et palais ont été détruits par eux, notamment ceux de Séoul.
-
[24]
Ch’oe Yŏng-hŭi, Imjin Waeran (Invasions japonaises de l’Imjin), Sejong Taewang Kinyŏm saŏphoe, Seoul, 1974, p. 74.
-
[25]
Ch’oe Yŏng-hŭi, passim, p. 67.
-
[26]
Yi Hong-jik, Sae Kuksa Sajŏn, (Nouveau Dictionnaire d’Histoire de Corée), Samyŏng Ch’ulp’ansa éditions, Séoul, 1997, (1re édition 1983).
-
[27]
Il utilise nommément le mot « résistance », transcription du terme français.
-
[28]
Yi Hong-jik, op. cit. et Ch’oe Yŏng-hŭi, Imjin waeran, Séoul, 1974, p. 71.
-
[29]
Voir Yi Hong-jik, op. cit. et Ch’oe Yŏng-hŭi, Imjin waeran, passim.
-
[30]
Respectivement « Patrouille de Nuit » et « Patrouille à cheval ». Pour une brève présentation en français, voir notre « Koryŏ pyŏngje-sa : les armées de la Corée médiévale, 918-1392 », L’art de la guerre, n° 2, juin-juillet 2002, p. 12-18.
-
[31]
Le Yapyŏlch’o est ainsi traduit « Night Patrol » et le Mapyŏlch’o, « Horse Patrol ».
-
[32]
Professeur à l’université d’Ulsan.
-
[33]
Voir notamment le Sŏnjo Sillok et le Sŏnjo sujŏng sillok, dans les Chroniques royales de Chosŏn (Chosŏn Wangjo sillok).
-
[34]
Ces événements, survenus en 1894, fournirent le prétexte à l’intervention des forces chinoises puis japonaises, dont résulta la guerre sino-japonaise de 1894-1895.
-
[35]
La guerre des paysans (1894) et le mouvement du Tonghak sont plus marqués par un caractère de guerre civile basé sur des revendications économiques, sociales et confessionnelles, que nous ne pouvons développer ici de manière satisfaisante.
-
[36]
En réalité, il est empereur depuis 1897.
-
[37]
Cf. Yi Tae-jin, « The Illegality of the Forced Treaties Leading to Japan’s Annexation of the Great Han Empire », Korea Journal, vol. 36, n° 4, 1996.
-
[38]
Le Japon et la Grande-Bretagne, opposant leur veto, la délégation coréenne ne put prendre la parole. (cf. Li Ogg, La Corée, des Origines à nos jours, Léopard d’Or, Paris, 1989), et Hu Hong-lick, Le problème coréen, Paris Pedone, 1953, p. 61. Voir aussi Yi T’ae-jin, Haeigŭ t’ŭksa (Les émissaires à La Haye), T’aehaksa, P’aju, 2008.
-
[39]
Il conserve les séquelles d’une tentative d’empoisonnement à l’opium, en 1898. Yŏng-ho Ch’oe and Tae-jin Yi « The Mystery of Emperor Kojong’s Sudden Death in 1919 : Were the Highest Japanese Officials Responsible ?”, Korean Studies, Vol. 35 (2011), p. 144.
-
[40]
Chang Se-yun, Hong Bôm-do ûi saengae wa hang’il ŭibyŏng t’ujaeng, Tongnip kinyŏmgwan han’guk tongnip undongsa yŏn’guso, 1992.
-
[41]
Li Ogg, La Corée, des Origines à nos jours, p. 346.
-
[42]
Le Temps, 24 octobre 1908.
-
[43]
E. Dupuy, « Comment les Japonais ont préparé l’annexion de la Corée », A Travers le Monde, Paris, 17 septembre 1910, p. 297-300.
-
[44]
Yi Hong-jik, passim.
-
[45]
F. A. McKenzie, The Tragedy of Korea, 1908, et Korea’s fight for Freedom, New-York, 1920. Le second ouvrage est la version augmentée du précédent. Voir la réédition publiée en 1969 par les Presses de l’université de Yŏnsei (Séoul).
-
[46]
Cette action ne suscita pourtant guère d’intérêt, et si MacKenzie milita en faveur de la Corée, il ne parvint pas à constituer de lobby pro-coréen durable, en un temps où la Grande-Bretagne était l’alliée du Japon.
-
[47]
Le roi n’a jamais signé ce traité, extorqué à ses ministres à la pointe des baïonnettes.
-
[48]
Il fut très probablement empoisonné par les Japonais. Voir Yŏng-ho Ch’oe and Tae-jin Yi « The Mystery of Emperor Kojong’s Sudden Death in 1919 : Were the Highest Japanese Officials Responsible ?”, Korean Studies, Vol. 35 (2011), p. 122-151.
-
[49]
Yi Hyŏn-hŭi estime que le mouvement, dans tout le pays, rassembla plus de 2 millions de manifestants (Yi Hyŏn-hŭi, Han’guk hyŏndae-sa sango, (Histoire contemporaine de la Corée), P’aju, Kyŏnggido, 2004, p. 141.
-
[50]
Shin Chae-Hong, Tongnip chŏnjaeng-sa (histoire de la guerre d’indépendance), Tongnip kinyŏmgwan Han’guk tongnip undongsa yŏn’gu-so, 1991.
-
[51]
Sur Fengwudong et Qingshanli, voir Pak Yŏng-sŏk, Manju-Noryŏng jiyŏk ŭi tongnip undong (le mouvement d’indépendance dans les régions de Mandchourie et du Liaoning), Tongnip kinyŏmgwan Han’guk tongnip undongsa yŏn’gu-so, 1989.
-
[52]
Chang Se-yun, Hong Pŏm-do ŭi saengae wa hang’il ŭibyŏng t’ujaeng, Tongnip kinyŏmgwan han’guk tongnip undongsa yŏn’gu-so, 1992.
-
[53]
Il avait été contraint, dès 1921, de se réfugier en Sibérie russe, à Svobodnyi-na-Amuryie (cor. Jayushi).
-
[54]
Paek Pong, Minjok ŭi taeyang Kim Il Sŏng Changgun (Le général Kim Il-sŏng, Soleil du peuple », Pyongyang, 1968, cité par J. Minnich, The North Korean People ‘s Army, Naval Institute Press, Annapolis, 2005, p. 13.
-
[55]
Minnich, passim.
-
[56]
Minnich, p. 17.
-
[57]
Voir par exemple F. A. McKenzie, Korea’s Fight for Freedom, 1920, p. 115, à propos d’autres assassinats politiques contre des partisans du Japon ou contre le Marquis Ito (Itô Hirobumi).
-
[58]
Cho Pŏm-nae, Kim Ku ŭi Saeng’ae wa Tongnip undong, Tongnip kinyŏmkwan, Corée du Sud, 1992.
-
[59]
Voir notre « Le Gouvernement Provisoire de la République de Corée et la création des « Forces Coréennes libres », cahiers du CEHD no 18, Commission des Rapports Politico-militaires, (décembre, 2002).
-
[60]
« Rebel Korea », Pacific Affairs, vol. 15, n° 1 (Mar., 1942), p. 25-43.
-
[61]
C’est la Conférence de Moscou de décembre 1945 qui détermine le placement sous tutelle du pays.
-
[62]
Voir à ce sujet notre « Dérapages, exaspération, récupération ; l’insurrection de Cheju-do (Corée du Sud, 1948 », in Frédéric Rousseau et Burghart Schmitt, Les « dérapages » de la guerre, xvie-xxe siècles, Dobu Verlag, Hamburg, 2009, p. 239 sq.
-
[63]
The Jeju 4·3 Incident Investigation Report, traduction anglaise, Jeju-si (Jejudo, Corée), 2014. [1re édition coréenne, décembre 2003].
-
[64]
Sur les débuts de la guérilla, voir MAE, Asie-Océanie, Corée, dossier n° 17, f. 124.
-
[65]
Kajimura Shûju, Hanguk Hyŏndae-sa yŏngu I (Recherches sur l’histoire contemporaine de la Corée I), Isŏnggwahyŏnsil-sa, Séoul, 1988, p. 211.
-
[66]
U.S. State Department, [Ambassadeur] John Muccio pour le Secrétaire d’État, 13 sept. 1949, cité par B. Cumings « Political Participation in Liberated Korea : Mobilization and Revolt in the Kyongsang Provinces, 1945-1950”, The Journal of Korean Studies, vol. 1, 1979, p. 201.
-
[67]
Alan R. Millet, The War for Korea, 1945-1950 : a House Burning, University Press of Kansas, 2005, p. 199.
-
[68]
MAE, Asie-Océanie, Japon, n° 13, f. 286.
-
[69]
MAE, Asie-Océanie, Japon, n° 13, f. 286.
-
[70]
MAE, Asie-Océanie, Corée, n° 17, f. 349, rapport de Tokyo en date du 15 mai 1950
-
[71]
Michael J. Seth, A History of Korea, Rowman & Littlefield Publishers, Lanham • Boulder • New York • Toronto • Plymouth, 2011 p. 322.
-
[72]
MAE, Asie-Océanie, Japon, n° 13, f. 459-460. Rapports de l’attaché militaire.
-
[73]
MAE, Asie-Océanie, Japon, n° 12, rapports de l’attaché militaire français.
-
[74]
Yukkun sakwan hakkyo (Académie Militaire de l’armée de Terre, Han’guk chŏonjaeng-sa pudo (Atlas de la guerre de Corée), Hwanggŭm-al, Seoul, 2005, p. 95. 1re éd. 1981.
-
[75]
Chorwŏn était en Corée du nord avant-guerre.
-
[76]
Voir Paik Sŏn-yŏp, Chiri-san Sillok, Seoul, 1993.
-
[77]
Bulletin des Missions Etrangères de Paris, 1951,
-
[78]
Adaptation du roman autobiographique du même titre de Yi T’ae, alias Yi U-t’ae (1922-1997). Le roman fut écrit dans les années 1970, et publié en 1988. Voir Yi Tae, Nambu-gun, Turae, Seoul, 2014 (1988).
-
[79]
T’aebaek sanmaek, traduction française sous le titre La Chaîne des Monts T’aebaek, par Georges Ziegelmeyer et Byeon Jeong-Won, L’Harmattan, Paris, 2004-2008 (10 Vol.).
-
[80]
Voir général Paek Sŏn-yŏp (Paik sun-yup) Gun wa na (L’armée et moi), Séoul, Shidae chŏngshin, 2010.
-
[81]
Yi Sŏn-a, « Han’guk chŏnjaeng chŏnhu pparch’isan ŭi hyŏngsŏng gwa hwaldong », Recherches historiques, n° 13, p. 187~188 (en coréen).
-
[82]
Col. Ben S. Malcolm, White Tigers, my covert war in Korea, Brassey, 2003.
-
[83]
Malcolm, passim.
-
[84]
Voir col. Ben S. Malcolm, White Tigers, my covert war in Korea, Brassey, 2003.
-
[85]
Kim Ch’aek (1903-1951), compagnon d’armes de Kim Il-sŏng, fut l’un des plus hauts responsables de l’appareil militaire nord-coréen. Il fut assassiné en 1951, après avoir été rendu responsable du désastre d’octobre-novembre 1950.
-
[86]
Voir L. Quisefit, « Les tensions en mer Jaune », L’État du monde, 2012.
-
[87]
Voir col. Ben S. Malcolm, White Tigers – My secret war in Korea, Brassey, Washington, 2003, annexes
-
[88]
S’étant exilé en Sibérie, puis à Shanghai après 1919 il y devint le second président du Gouvernement Provisoire de la République de Corée (installé dans la Concession française de Shanghai).
-
[89]
Pak Ŭn-sik, Han’guk tongnip undong jihyŏlsa (Histoire sanglante du mouvement d’indépendance coréen), cité par Kim Ui-hwan, Hang’il Uibyŏngjang yŏljŏn, (Vie des généraux des Uibyŏng), Chŏnŭmsa, Séoul, 1981.
-
[90]
Jaripsông autonomie (auto-établissement), jayusŏng liberté.
-
[91]
Kim Ŭi-hwan, Hang’il Ŭibyŏngjang yŏljŏn (Vie des généraux des Ŭibyŏng), Chŏnŭmsa, Séoul, 1981, p. 9.
-
[92]
Le terme coréen ŭiyong (byŏng) est renforcé par le terme anglais « Volonteer », donné entre parenthèses. Kim Ŭi-hwan, passim.
-
[93]
L’attrition a dû s’avérer extrêmement forte dans ces unités, face aux professionnels japonais (bushi). Cependant, les fléaux paysans ont pu s’avérer redoutables. Ils apparaissent comme arme de plein droit dans quelques traités militaires postérieurs, comme le muyedobo tongji.
-
[94]
Seule la répétition de ces succès tactiques, dans le long terme, introduisant une guerre d’usure, est de nature à provoquer la lassitude de l’envahisseur.
-
[95]
Il s’agit de la révolution nationale de Sun Yat-sen, qui se noiera dans le système du Guomindang de Jiang Jie-shi, sans parvenir à achever la réforme et la modernisation du pays.
-
[96]
L. Quisefit, « Le gouvernement provisoire coréen de Shanghai et la création de forces coréennes libres », Cahiers du CEHD no 18, 2002, p. 80-103.
-
[97]
En japonais, Kantôgun.
-
[98]
IISS Military Balance 2007, p. 359.
-
[99]
Baek Seung-joo, “How to Deal with the Threat of N. Korea’s Special Forces ?”, The Chosun Ilbo, May 12, 2010.
Si la guerre de Corée (1950-1953) a constitué un épisode majeur de la guerre froide, non seulement la dimension proprement coréenne de ce conflit a souvent été négligée au profit de la phase internationale de la guerre, mais encore les actions de guérilla sont généralement restées dans l’ombre.
Or, il nous faudrait non seulement reprendre la chronologie du conflit fratricide coréen pour en reconsidérer les phases, mais surtout, plus profondément, retrouver dans le long terme l’histoire des mouvements de guérilla qui ont participé à l’histoire de cette péninsule, quand bien même la nature des conflits, leurs causes, l’organisation des États et des armées, l’état de l’armement, représenteraient autant de situations différentes qui retiennent l’attention.
La guérilla n’est pas tant la « petite guerre », à qui elle emprunte une partie de ses tactiques, qu’une guerre « guérréante », artificieuse et subtile, caractérisée par des engagements brefs et intenses, menée par des unités irrégulières animées par un idéal commun. Elle n’est généralement pas le fait de professionnels stipendiés, mais de patriotes désireux de chasser un envahisseur ou de renverser un régime. En ce sens, le rebelle, qui s’insurge contre le gouvernement en place, est en général aussi un patriote qui désire le bien de la nation selon ses propres critères et sera magnifié par ses pairs en cas de réussite.Nous n’avons pas voulu ici dresser une histoire complète de la guérilla dans la péninsule, mais plutôt ouvrir le champ de la réflexion sur ces phénomènes récurrents, en présentant constantes et variables, éléments caractéristiques et contexte dans lequel ils s’insèrent, ainsi que le vocabulaire employé…
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