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Pages 762 à 790
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- DERMONCOURT, Bertrand,
- Dermoncourt, Bertrand.
- Dermoncourt, B.
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Notes
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[1]
Les indications données entre crochets sont les variantes apportées par la version française.
De même que Don Giovanni vit le jour grâce au succès des Noces de Figaro, Weber se vit commander Oberon grâce au succès exceptionnel que Le Freischütz venait de connaître dans toute l’Europe. Le directeur du Covent Garden de Londres, qu’il rencontre à Marienbad en 1824, souhaitait en effet obtenir pour son théâtre une nouvelle œuvre du maître allemand, qui choisit de travailler sur le sujet féerique que les Anglais connaissaient bien depuis Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Librement adapté d’une épopée de Christoph Martin Wieland (1780) d’après la chanson de geste française Huon de Bordeaux (xiiie siècle), le livret de James Robinson Planché, dramaturge intarissable (on lui doit plus de cent soixante-dix pièces et livrets !), est alambiqué – problème que Weber avait déjà rencontré sur son ouvrage précédent, Euryanthe. Lui qui s’était mis à l’anglais pour l’occasion, fut-il gêné par la langue, et par la grande quantité de textes parlés (procédé qu’il avait abandonné depuis Euryanthe) ? Sa maladie, une tuberculose qui devait l’emporter deux mois à peine après la création, et qui faisait alors des progrès fulgurants, ne lui laissait-elle pas suffisamment de sérénité pour porter à bien ce travail ? Le fait est que si la musique recèle ici encore de véritables merveilles, la progression dramatique n’est pas des plus heureuses : le librettiste s’est complu à déployer des aventures secondaires, développant personnages et péripéties inutiles… L’accueil n’en fut pas moins très enthousiaste, et Weber, qui dirigeait lui-même pour la première, dut bisser l’ouverture et les airs solos…
Date de mise en ligne : 21/05/2025
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