Chapitre d’ouvrage

Chapitre 3 - La sécurité collective

Pages 85 à 120

Citer ce chapitre


  • Moreau Defarges, P.
(2008). Chapitre 3 - La sécurité collective. L'ordre mondial (4e éd., p. 85-120). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.morea.2008.01.0085.

  • Moreau Defarges, Philippe.
« Chapitre 3 - La sécurité collective ». L'ordre mondial, Armand Colin, 2008. p.85-120. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-ordre-mondial--9782200353452-page-85?lang=fr.

  • MOREAU DEFARGES, Philippe,
2008. Chapitre 3 - La sécurité collective. In : L'ordre mondial. Paris : Armand Colin. Collection U, p.85-120. DOI : 10.3917/arco.morea.2008.01.0085. URL : https://shs.cairn.info/l-ordre-mondial--9782200353452-page-85?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.morea.2008.01.0085


Notes

  • [1]
    En 2008, la MINUK cède en principe la place à l'Union européenne.

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale et les Quatorze Points du président Wilson (8 janvier 1918), la sécurité collective sous-jacente dès les traités de Westphalie mettant fin à la guerre de Trente Ans et aussi dans plusieurs projets de paix perpétuelle (William Penn, 1693 ; Abbé de Saint-Pierre, 1713 ; Immanuel Kant, 1795) apparaît comme le grand rêve d'ordre mondial du xx e siècle. Dans un système de sécurité collective, les États participants souscrivent « des garanties réciproques d'indépendance politique et d'intégrité territoriale aux petits comme aux grands États » (extrait du Quatorzième Point de Wilson). Si un de ces États recourt à la guerre contre un autre, « il est ipso facto considéré comme ayant commis un acte de guerre contre tous les autres » (extrait de l'art. 16 du pacte de la SDN). Tous ces États doivent prendre toutes les mesures nécessaires, jusqu'à l'usage de la force, pour faire cesser l'agression. La sécurité collective est bien « la sécurité de tous contre tous, et de tous avec tous » (Michel Virally). Comme le souligne Kant, dans son projet de paix perpétuelle, cette forme de sécurité réclame que les hommes et les États impliqués se considèrent « comme citoyens d'une cité humaine universelle », c'est-à-dire imposent des limites - implicites ou explicites -, une modération à leurs affrontements.
La sécurité collective requiert trois conditions :
des États participants ayant la même conception de ce qui est une agression. Il leur faut avoir non seulement une définition commune de l'agression mais surtout une même conception de l'ordre international…


Date de mise en ligne : 09/03/2016

https://doi.org/10.3917/arco.morea.2008.01.0085

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