Chapitre d’ouvrage

Aux armes

Berlin, janvier 1896

Pages 123 à 137

Citer ce chapitre


  • Bossenbroek, M.
(2018). Aux armes Berlin, janvier 1896. L'Or, l'Empire et le sang : La guerre anglo-boer (1899-1902) (p. 123-137). Le Seuil. https://shs.cairn.info/l-or-l-empire-et-le-sang-la-guerre-anglo-boer-1899-1902--9782021281972-page-123?lang=fr.

  • Bossenbroek, Martin.
« Aux armes : Berlin, janvier 1896 ». L'Or, l'Empire et le sang La guerre anglo-boer (1899-1902) Le Seuil, 2018. p.123-137. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-or-l-empire-et-le-sang-la-guerre-anglo-boer-1899-1902--9782021281972-page-123?lang=fr.

  • BOSSENBROEK, Martin,
2018. Aux armes Berlin, janvier 1896. In : L'Or, l'Empire et le sang La guerre anglo-boer (1899-1902) Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.123-137. URL : https://shs.cairn.info/l-or-l-empire-et-le-sang-la-guerre-anglo-boer-1899-1902--9782021281972-page-123?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 139-140.
  • [2]
    Le mot sjambok ou sambok désigne, en Afrique australe, un fouet en cuir semblable à la chicotte qui est utilisée dans les colonies africaines portugaises ainsi qu’au Congo. Le mot semble être originaire d’Indonésie. L’ustensile et son nom furent importés en Afrique australe, quand les esclaves malais y arrivèrent au début du xixe siècle. Utilisé pour la conduite du bétail, ainsi qu’à des fins répressives, le sjambok reste associé à l’époque de l’apartheid. Il faisait partie sous sa forme traditionnelle ou « modernisée » de l’arsenal de la police sud-africaine. [N.d.T.]
  • [3]
    S. Cloete, African Portraits, op. cit., p. 288-325 ; M. Meredith, Diamonds, op. cit.., p. 311-344 ; B. Nasson, The War for South Africa, op. cit., p. 50-51 ; T. Pakenham, The Boer War, op. cit., p. 1-5 ; H. L. Wesseling, Le Partage de l’Afrique, op. cit., p. 575-583 ; P. J. Van Winter, Onder Krugers Hollanders, op. cit., vol. 2, p. 252-268.
  • [4]
    W. J. Leyds à Louise Leyds, 5-1-1896, in Collectie-Leyds, 31 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 139-141.
  • [5]
    W. J. Leyds à Louise Leyds, 5-1-1896, in Collectie-Leyds, 31 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 145.
  • [6]
    W. J. Leyds à Louise Leyds, 29-1-1896, in Collectie-Leyds, 31 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 142-143.
  • [7]
    W. J. Leyds à Louise Leyds, 8-2-1896, in Collectie-Leyds, 31 ; K. Van Hoek, Kruger Days, op. cit., p. 17-20 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 144-145.
  • [8]
    M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 340-350 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 147-148.
  • [9]
    W. J. Leyds au duc de Mecklembourg, 30-5-1896 ; Collectie-Leyds, 31 ; R. Mack, « The Great Africa Cattle Plague Epidemic of the 1890’s », Tropical Animal Health and Production, 4, 1970, p. 210-219.
  • [10]
    Staat-almanak voor de Zuid-Afrikaansche Republiek (1893), p. 56, (1897), p. 39, (1898), p. 39 ; Jaarverslagen NZASM, 1895, 1896 ; J. P. Fitzpatrick, The Transvaal From Within. A Private Record in Public Affairs, Londres, W. Heinemann, 1899, p. 71-72.
  • [11]
    H. Van Boeschoten à W. J. Leyds, 4-6-1896, W. J. Leyds à Kempner, 12-7-1896, in Collectie-Leyds, 31 ; J. H. Breytenbach, Die Geskiedenis van die Tweede Vrijheidsoorlog in Suid-Afrika, 1899-1902, vol. 1, Pretoria, 1969, p. 77-89.
  • [12]
    Respectivement « Le Pays et le Peuple » et « L’Étoile ». Le premier est un journal en afrikaans lancé par Eugène Marais, descendant de Parisiens émigrés en Afrique du Sud, reflétant l’opinion de la faction progressiste opposée au président Kruger. Le second est un organe d’information en langue anglaise, fondé à Johannesburg en 1887, qui succéda à l’Eastern Star, apparu en 1871. [N.d.T.]
  • [13]
    J. H. Breytenbach, Die Geskiedenis, op. cit., vol. 1, p. 77-89 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 148-149 ; P. J. Van Winter, Onder Krugers Hollanders, op. cit., vol. 2, p. 258-259.
  • [14]
    M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 348-349.
  • [15]
    S. Cloete, African Portraits, op. cit., p. 339-349 ; R. First & A. Scott, Olive Schreiner. A Biography, op. cit., p. 225-231 ; M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 345-361.
  • [16]
    J. Hobson, Imperialism. A study, New York, James Pot & Co, 1902. L’ouvrage, qui a fortement inspiré Lénine, n’a pas été traduit en français. [N.d.T.]
  • [17]
    En Angleterre, ainsi que dans d’autres pays, le titre de Poete Laureate est une distinction honorifique officielle décernée à un poète qui se voit investi par là même d’une mission consistant pour l’essentiel à célébrer en certaines occasions par ses vers le monarque en place. Le poète Alfred Austin (1835-1913) fut couronné Poete Laureate en 1896. [N.d.T.]
  • [18]
    Nous reproduisons ici la traduction donnée à la p. 580 du Partage de l’Afrique de H. L. Wesseling, op. cit. [N.d.T.]
  • [19]
    P. J. Cain, Hobson and Imperialism. Radicalism, New Liberalism, and Finance, 1887-1938, Oxford, Oxford University Press, 2002, p. 59-63 ; M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 349.
  • [20]
    Chanson composée par G. H. MacDermott et G. W. Hunt, fréquemment reprise dans les pubs anglais à l’époque, et caractéristique de l’idéologie chauvine et belliciste à laquelle on donna le nom de jingoïsme en 1878. Cette chanson était à l’origine dirigée contre les Russes, comme en témoigne la suite : « Tant que nous serons de vrais Britanniques, les Russes n’auront pas Constantinople. » [N.d.T.]
  • [21]
    M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 349-351 ; T. Pakenham, The Boer War, op. cit., p. 25-31 ; H. L. Wesseling, Le Partage de l’Afrique, op. cit., p. 575-583.
  • [22]
    E. Lippert à H. Van Boeschoten, 2-6-1896 ; in Collectie-Leyds, 31 ; M. Meredith, Diamonds, op. cit., p. 349-353 ; L. E. Van Niekerk, Kruger se regterhand, op. cit., p. 145-147.
  • [23]
    W. J. Leyds à Moltzer, 16-8-1896 ; J. P. Moltzer à Kruger, 12-9-1896 in Collectie-Leyds, 31.
  • [24]
    W. J. Leyds, dans le journal à Louise Leyds, 16-2-1897, 22-2-1897, 27-2-1897, 2-3-1897, 5-3-1897, in Collectie-Leyds, 32.

C’était « plus facile que le Matabeleland », lui avait assuré Rhodes. Et cet encouragement suffisait à Jameson. Docteur Jim était toujours prêt à tenter un coup, et il y avait déjà deux ans qu’il avait réglé son compte à Lobengula. Le temps était venu d’une nouvelle expédition, avec cette fois-ci une petite touche d’esprit chevaleresque : on allait porter secours aux compatriotes en danger. « Des milliers d’hommes sans défense, des femmes et des enfants de notre race à la merci de Boers armés. » C’est ce qui figurait en toutes lettres dans la missive qu’il avait reçue des conspirateurs de Johannesburg. Il n’aurait qu’à décider d’une date qui lui paraîtrait opportune. Ce message aux accents dramatiques renforça la combativité de ses hommes – quatre cents policiers montés venant de Rhodésie, une centaine de volontaires de la Colonie du Cap et une autre centaine d’auxiliaires africains et métis. Six mitrailleuses Maxim, trois pièces d’artillerie. Sans être impressionnant, l’ensemble de ces moyens représentait aux yeux de Jameson une force de combat suffisante. Quant aux supposées qualités militaires des Boers, c’était selon lui « le plus grand bobard du siècle ». Il donna le signal de l’attaque dans la nuit du dimanche 29 décembre 1895. Les assaillants levèrent le camp qu’ils avaient installé à Pitsani, au Bechuanaland, et franchirent la frontière. Ils allaient au-devant d’un des fiascos les plus retentissants de l’histoire coloniale.
Le raid Jameson était mal conçu et fut exécuté de façon maladroite…


Date de mise en ligne : 25/08/2022

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