Présentation
- Par Philippe Martin
Pages 9 à 23
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- MARTIN, Philippe,
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- Martin, P.
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À la fin des années 80, on pouvait voir au Théâtre du Châtelet des opéras mis en scène par Giorgio Strehler, Patrice Chéreau, Peter Sellars, Luc Bondy, Klaus Michael Grüber, Claude Régy, écouter chanter Charles Trénet et Barbara, assister à des chorégraphies de William Forsythe ou à des comédies musicales. Les concerts étaient dirigés par Pierre Boulez, Daniel Barenboïm, Lorin Maazel, Georg Solti ou de jeunes chefs d’orchestre comme Simon Rattle ou Esa-Pekka Salonen.
Aucun Opéra ne proposait des spectacles si variés et pas un théâtre n’avait les moyens d’une telle programmation.
Pendant une décennie ma vie a été rythmée par les soirées passées au Théâtre du Châtelet, et si ces années correspondent à mon éveil musical elles sont surtout celles où je commence à produire des films. En bon autodidacte, c’est en observant le travail des autres et en choisissant des modèles que j’apprends et trouve des réponses à mes questions.
Qui dirigeait ce lieu où j’aimais tant aller ? À qui tant de spectateurs devaient-ils de vivre une aventure si passionnante ? Pourquoi la musique et plus particulièrement l’opéra ont-ils alors pris une place dans ma vie que seul le cinéma avait jusqu’alors ?La première explication est que l’opéra apparaissait là sous un jour qui est rarement le sien, loin du lot de productions moyennes et souvent caricaturales qui, même dans les meilleurs théâtres, jalonnent tôt ou tard une programmation. En découvrant les œuvres dans ces conditions je comprenais que la mise en scène était le moyen de faire résonner l’opéra dans son époque, de lui apporter la modernité qu’on lui prête si rarement…
Date de mise en ligne : 06/01/2026
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