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8 - Liens locaux et déclinaisons de l’entre-soi dans les quartiers de classes supérieures

Pages 155 à 171

Citer ce chapitre


  • Cousin, B.
  • et Paugam, S.
(2014). 8 - Liens locaux et déclinaisons de l’entre-soi dans les quartiers de classes supérieures. Dans
  • S. Paugam
L'intégration inégale : Force, fragilité et rupture des liens sociaux (p. 155-171). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.paug.2014.01.0155.

  • Cousin, Bruno.
  • et al.
« 8 - Liens locaux et déclinaisons de l’entre-soi dans les quartiers de classes supérieures ». L'intégration inégale Force, fragilité et rupture des liens sociaux, Presses Universitaires de France, 2014. p.155-171. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-integration-inegale--9782130563334-page-155?lang=fr.

  • COUSIN, Bruno
  • et PAUGAM, Serge,
2014. 8 - Liens locaux et déclinaisons de l’entre-soi dans les quartiers de classes supérieures. In :
  • PAUGAM, Serge,
L'intégration inégale Force, fragilité et rupture des liens sociaux. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Le Lien social, p.155-171. DOI : 10.3917/puf.paug.2014.01.0155. URL : https://shs.cairn.info/l-integration-inegale--9782130563334-page-155?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.paug.2014.01.0155


Notes

  • [1]
    Ses analyses plus récentes, fondées sur les enquêtes censitaires de la seconde moitié des années 2000, n’ont pas encore été publiées au moment où nous écrivons.
  • [2]
    « Îlots regroupés pour l’information statistique » : chaque IRIS a une population d’environ 2 000 habitants.
  • [3]
    Dans cette typologie ainsi que dans l’ensemble du présent chapitre, sont désignés comme « chefs d’entreprise » les actifs appartenant à la PCS 23 de la nomenclature de l’INSEE, c’est-à-dire tous les chefs d’entreprises de l’industrie, du commerce ou des services comptant dix salariés ou plus, ainsi que l’ensemble des banquiers, promoteurs immobiliers et armateurs établis à leur compte ou dirigeant leur entreprise en fonction d’un mandat social.
  • [4]
    Et auxquels il faudrait probablement ajouter le quartier Sainte-Marthe, dans le 10e (Bidou, 2008 ; Corbillé, 2013), ainsi que certains espaces du Bas-Montreuil (Collet, 2012), qui se sont fortement gentrifiés depuis 1999.
  • [5]
    Pour une présentation synthétique de l’enquête « Santé, inégalités et ruptures sociales » (SIRS), voir : www.programme-sirs.org.
  • [6]
    Comme le confirment les réponses à une question SIRS portant précisément sur le nombre « d’amis ou de relations amicales » de l’enquêté (hors famille).
  • [7]
    Notamment l’enquête Contacts (1983) et les Enquêtes permanentes des conditions de vie (1996-2006).
  • [8]
    C’est par ailleurs dans le type mélangé MIC (espaces des indépendants, cadres et professions intermédiaires) que le plus d’enquêtés – 82 % – se déclarent « plutôt semblable » ou « très semblable » aux autres habitants de leur quartier.
  • [9]
    Il faut néanmoins souligner que les données SIRS ne permettent pas d’identifier les personnes qui se réinstallent dans le quartier après avoir résidé ailleurs temporairement.
  • [10]
    Dans la cohorte SIRS 2005, cette date moyenne correspond à l’année 1988 pour les quartiers bourgeois et les espaces des cadres, et à l’année 1990 pour les quartiers gentrifiés.
  • [11]
    Sur ce dernier point, la différence constatée est particulièrement marquée, vu que 29 % des habitants des quartiers gentrifiés n’y voient pas un bon endroit pour des enfants, alors que ce taux n’est que de 3 % dans les espaces bourgeois et de 1 % dans ceux des cadres.
  • [12]
    Si l’on additionne la pratique religieuse régulière et occasionnelle, on arrive à une proportion de 49 % dans les quartiers SBE contre 32 % dans les quartiers SBI.
  • [13]
    Pour un premier aperçu, voir néanmoins Béatrix Le Wita (1988), ainsi que M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot (1992, p. 173-180 : « Une paroisse à la recherche de son identité »).
  • [14]
    Sur les ressorts de cette insatisfaction, voir aussi : Luca Pattaroni et al. (2012).

Au cours des vingt-cinq – et plus encore des dix – dernières années, la sociologie urbaine a développé une analyse différenciée du rapport des classes supérieures et moyennes-supérieures à la mixité résidentielle et au lien social : une approche attentive à la diversité des configurations locales. Les espaces dans lesquels ces catégories se concentrent ont notamment fait l’objet, d’une part, de descriptions statistiques fines en termes de composition socioprofessionnelle (et ethnique) de leur population et d’évolution de celle-ci, et, de l’autre, de nombreuses monographies de quartier. Concernant le cas de la métropole parisienne, la première approche a été développée principalement par Edmond Préteceille (2003, 2006 a, 2006 b, 2009 ; Oberti et Préteceille, 2011) à partir des données censitaires 1999.
Ses travaux ont notamment montré que les PCS + sont parmi les plus ségrégées. Ils proposent aussi une typologie – générée par une succession alternée de classifications ascendantes hiérarchiques et d’analyses factorielles des correspondances – recensant les différentes pièces de la mosaïque urbaine produite par la division sociale de l’espace francilien, et permettant entre autres d’identifier 6 types distincts de quartiers dans lesquels les actifs des catégories supérieures sont majoritaires (i. e. plus nombreux que les professions intermédiaires et les catégories populaires considérées séparément). Cette description statistique et ce maillage fins du territoire de la métropole, à l’échelle des IRIS de l’INSE…


Date de mise en ligne : 09/04/2018

https://doi.org/10.3917/puf.paug.2014.01.0155

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