6 - La spécialisation dans les sciences sociales
- Par Mattei Dogan
- et Robert Pahre
Pages 75 à 86
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- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
- Dogan, Mattei.
- et al.
- Dogan, M.
- et Pahre, R.
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- Dogan, M.
- et Pahre, R.
- Dogan, Mattei.
- et al.
- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
Au fur et à mesure que les patrimoines scientifiques se développent, ils échappent à la maîtrise d’une seule personne. Ralph Turner donne une description de ce processus en sociologie : « Dans les années 1930-1940, c’était une ambition réaliste de vouloir être un sociologue généraliste. Il y avait un fonds de concepts de base et un corpus de connaissances accumulées dans les divers domaines de la sociologie suffisamment communs pour qu’un savant puisse apporter des contributions significatives à plusieurs sous-domaines sociologiques et pour parler avec autorité de la discipline en général. Il est difficile d’imaginer le génie nécessaire pour réaliser une telle performance aujourd’hui » (Turner, 1988, 34). L’expansion du patrimoine sociologique entraîne des fragmentations successives. Quand une discipline se développe, elle se fragmente ; la plupart des segments deviennent des nouveaux secteurs de recherche plus ou moins indépendants.
La spécialisation est aussi nécessaire quand une discipline évolue de l’approche spéculative vers des recherches empiriques. Aucun savant ne peut maîtriser une vaste réalité empirique, et le passage du niveau abstrait au niveau concret oblige le chercheur à limiter son champ, à se spécialiser.
Disciplines et sous-disciplines se divisent sur des bases épistémologiques, méthodologiques, théoriques et idéologiques. Les divisions idéologiques peuvent s’avérer parfois irréductibles. Les divisions théoriques peuvent être surpassées. Les divisions conceptuelles ou méthodologiques peuvent être plus facilement conciliées…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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