Remarques finales
Le nouveau kaléidoscope des sciences sociales
- Par Mattei Dogan
- et Robert Pahre
Pages 289 à 298
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- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
- Dogan, Mattei.
- et al.
- Dogan, M.
- et Pahre, R.
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- Dogan, M.
- et Pahre, R.
- Dogan, Mattei.
- et al.
- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
Les sciences sociales d’aujourd’hui sont bien différentes de ce qu’elles étaient au début — voire même au milieu — de ce siècle. En se développant, elles se sont fragmentées, spécialisées, et — ce qui est d’un intérêt tout particulier pour nous — hybridées.
Dans les cinquante dernières années, elles ont connu une forte croissance. Chaque discipline a accumulé une telle masse de connaissances qu’elles échappent au contrôle des généralistes, et qu’une spécialisation est devenue nécessaire pour faire fructifier une partie des connaissances. De ces nouvelles spécialités sont nés de nouveaux domaines d’études, qui se sont eux-mêmes fragmentés et à nouveau divisés, créant ainsi de nouvelles sous-disciplines et même des sous - sous-disciplines.
Prenons le cas de la France où règne une gestion centralisée de la recherche scientifique, ce qui nous permet d’en donner une bonne description. Au CNRS il y avait, en 1989, 45 disciplines formelles, chacune divisée en de nombreuses sous-disciplines. Suivant la définition utilisée, on pouvait dénombrer entre 400 et 500 spécialités qui regroupaient environ 2 500 unités de recherche et à peu près 12 000 chercheurs. Ce total comprenait les sciences naturelles, les sciences humaines et les sciences sociales ; ces dernières rassemblaient environ un cinquième du total des chercheurs. En 1950 de nombreuses sciences sociales n’étaient pas reconnues comme disciplines indépendantes. On retrouve des processus similaires même dans des pays où la recherche scientifique est moins centralisée…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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