15 - L’influence des théories
- Par Mattei Dogan
- et Robert Pahre
Pages 189 à 196
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- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
- Dogan, Mattei.
- et al.
- Dogan, M.
- et Pahre, R.
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- Dogan, M.
- et Pahre, R.
- Dogan, Mattei.
- et al.
- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
Une nouvelle discipline scientifique s’efforce d’abord de développer une série de concepts destinés à organiser un champ d’études donné, puis met au point des méthodes afin d’appréhender cet espace de recherche. Simultanément, les scientifiques commencent à recueillir des données sur le sujet qu’ils étudient. A mesure que ce travail avance, ou même parfois avant qu’il ne débute, les chercheurs se mettent à émettre des hypothèses et à créer des théories explicatives de leurs découvertes.
De la même manière que pour les autres éléments du patrimoine de chaque sous-discipline, l’échange de théories entre spécialités est un autre genre fréquent d’influence réciproque. Ce n’est pas nécessaire d’expliquer longuement pourquoi l’emprunt de théories peut être novateur. Comme les méthodes, les théories empruntées à d’autres disciplines peuvent être utilisées même par des débutants dès lors que la difficile phase de l’élaboration initiale est achevée. Ainsi que le souligne Stephen L. Wasby à propos de la science politique, « les politologues se sont aperçus que leurs collègues œuvrant dans des disciplines voisines avaient déjà développé et testé des cadres d’analyse qui paraissaient prometteurs... » (Wasby, 1970, 86). Wasby évoque pour illustrer son propos la théorie fonctionnaliste issue de l’anthropologie politique, les théories écologiques engendrées par la géographie, les théories psychologiques de la personnalité et de la perception, ainsi que la théorie des rôles, et le structuro-fonctionnalisme de la sociologie…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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