Chapitre d’ouvrage

1. La jouissance sexuelle selon Freud

Pages 25 à 52

Citer ce chapitre


  • Fiumanò, M.
(2016). 1. La jouissance sexuelle selon Freud. L'inconscient, c'est le social : Désir et jouissance chez nos contemporains (p. 25-52). érès. https://shs.cairn.info/l-inconscient-c-est-le-social--9782749250694-page-25?lang=fr.

  • Fiumanò, Marisa.
« 1. La jouissance sexuelle selon Freud ». L'inconscient, c'est le social Désir et jouissance chez nos contemporains, érès, 2016. p.25-52. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-inconscient-c-est-le-social--9782749250694-page-25?lang=fr.

  • FIUMANÒ, Marisa,
2016. 1. La jouissance sexuelle selon Freud. In : L'inconscient, c'est le social Désir et jouissance chez nos contemporains. Toulouse : érès. Humus - subjectivité et lien social, p.25-52. URL : https://shs.cairn.info/l-inconscient-c-est-le-social--9782749250694-page-25?lang=fr.

Notes

  • [1]
    J. Lacan, « La psychanalyse dans sa référence au rapport sexuel », dans Lacan in Italia, Milan, La Salamandre, 1978.
  • [2]
    Pour un exposé synthétique mais rigoureux, voir R. Chemama, B. Vandermersch (sous la direction de), Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Larousse-Bordas.
  • [3]
    S. Freud, La sexualité dans l’étiologie des névroses, Œuvres complètes, Paris, Puf, 1998.
  • [4]
    S. Freud (1905), Trois essais sur la théorie sexuelle, Paris, Puf, 2010.
  • [5]
    S. Freud (1923), « L’organisation génitale infantile », dans La vie sexuelle, Paris, Puf, 1999.
  • [6]
    Le terme « déréliction », dans son usage juridique, signifie abandon d’un bien de la part du titulaire du bien lui-même. Il traduit le terme allemand Hilflosigkeit utilisé par Freud pour indiquer l’état du nourrisson face aux soins de l’adulte et le risque potentiel auquel, pour cela, il est exposé. Lacan l’a repris en le traduisant avec le mot français détresse pour indiquer la dépendance totale de l’enfant à l’égard du désir de l’Autre.
  • [7]
    S. Freud (1910-1917), Contributions à la psychologie de la vie amoureuse, Paris, Puf, 1924.
  • [8]
    S. Freud (1912), « Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse », dans La vie sexuelle, Paris, Puf, 1999.
  • [9]
    Ibid.
  • [10]
    Ibid.
  • [11]
    Ibid.
  • [12]
    C’est la thèse soutenue par Jean Paul Hiltenbrand au cours d’une conversation privée : « À la différence de Freud nous ne pensons pas devoir guérir les femmes de la frigidité. Freud pensait que la psychanalyse pouvait éliminer la frigidité féminine, mais ce n’est pas vrai. Il y a des frigidités névrotiques et des frigidités naturelles […]. Nous connaissons des femmes qui sont frigides avec leur mari et aussi avec leur amant. »
  • [13]
    C’est une des thèses soutenues par C. Desprats-Péquinot dans La psychopathologie de la vie sexuelle, Paris, Puf, 1992, p. 114.
  • [14]
    C. Millet, La vie sexuelle de Catherine Millet, Paris, Le Seuil.
  • [15]
    C. Millet, Jour de souffrance, Paris, Flammarion, 2008.
  • [16]
    « Le rattachement à la normalité est fourni par la surestimation, psychologiquement nécessaire, de l’objet sexuel, qui s’étend inévitablement à tout ce qui est relié par association à ce dernier. Un certain degré de fétichisme de ce genre est ainsi régulièrement propre à la vie amoureuse normale. » S. Freud (1905), « Les aberrations sexuelles », dans Trois essais sur la théorie sexuelle, Paris, Puf, 2010.
  • [17]
    Ibid.
  • [18]
    S. Freud (1912), « Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse », op. cit.
  • [19]
    Ibid.
  • [20]
    S. Freud (1910-1917), « Un type particulier de choix d’objet chez l’homme », dans Contributions à la psychologie de la vie amoureuse, Paris, Puf, 1924.
  • [21]
    Ibid.
  • [22]
    S. Freud (1908), Le roman imaginaire des névrosés, Paris, Petite bibliothèque Payot, 2014.
  • [23]
    S. Freud (1910-1917), « Un type particulier de choix d’objet chez l’homme », op. cit.
  • [24]
    Ibid.
  • [25]
    S. Freud (1910-1917), « Le tabou de la virginité », dans Contributions à la psychologie de la vie amoureuse, Paris, Puf, 1924.

Un siècle de vie est un laps de temps relativement bref pour la construction d’une discipline. La psychanalyse, discipline jeune, un peu plus que centenaire, a, dès sa naissance, posé en son centre la sexualité. Une primauté qui reste actuelle même si les questions que pose la sexualité aujourd’hui ne sont pas parfaitement superposables à celles d’il y a un siècle. Les mutations advenues dans ce champ suivent les mutations sociales, surtout celles qui résultent des découvertes et des inventions scientifiques du xxe siècle et de leurs applications. Je pense en particulier à celles qui concernent de plus près le corps sexué, comme la pilule anticonceptionnelle et les techniques de fécondation assistée. Elles doivent être considérées à l’intérieur d’un discours plus large qui les inclut et qui est le discours dominant de notre temps : le discours de la technoscience avec sa logique, ses idéaux et ses normes. Nous sommes tous immergés dans cette logique et c’est déjà beaucoup si nous réussissons à en repérer quelques coordonnées, à déterminer, par exemple, par rapport à la question que nous traitons, ce qu’il en est du sujet, de son désir, de sa jouissance, ce qu’il en est du mécanisme qui règle son fonctionnement, ce qu’il en est des hommes et des femmes et de leurs rapports réciproques.
Les mutations dans le champ du sexuel ne remettent cependant pas en cause les fondements de la théorie freudienne. Des fondements solides qui laissent néanmoins une place à l’incomplétude, à des points d’interrogation, des hypothèses en attente d’être confirmées ou démenties…


Date de mise en ligne : 18/01/2017

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