Avant-Propos
- Par Isabelle Aubry
- et Gérard Lopez
Pages 4 à 6
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- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- Aubry, I.
- et Lopez, G.
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- Aubry, I.
- et Lopez, G.
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
En 2017, le mouvement #Meetoo déferle, révélant les viols, les féminicides, la pédocriminalité dans l’Église, le sport ou le cinéma. Le silence des élites, dénoncé par Mme Springora et par Jacques Thomet, n’a pas concerné l’inceste, mais le harcèlement sexuel, le viol, la violence de couple.
Le gouvernement a balayé le travail considérable réalisé par le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), créé par la loi de 2016, et M. Adrien Taquet l’a remplacé par une Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) où, vous l’avez noté, l’inceste est ciblé en tant que tel.
Puis parut le livre, que disons-nous, le best-seller de Camille Kouchner. La presse s’empara de cette « Familia grande », et l’inceste, le mot que l’on ne prononce jamais, fit le buzz, infiniment plus que lors de la publication de l’enquête Ipsos pour Face à l’inceste (2020) qui révélait pourtant, qu’en 2020, 6,7 millions de Françaises et de Français avaient été directement touchés par ce fléau. Les associations de lutte contre l’inceste espérèrent qu’une étape avait été franchie, que le tabou de l’inceste avait été au moins partiellement levé. L’affaire Valérie Bacot, condamnée le 25 juin 2021 à quatre ans de prison, dont trois avec sursis, pour le meurtre de son mari, violent et proxénète, nous prouve le contraire. Hypermédiatisée, cette affaire, qui est typique d’un inceste, fut décrite par la presse unanime comme une histoire de violences au sein d’un couple dont l’homme prostituait son épouse…
Date de mise en ligne : 24/10/2024
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