Question 37. Quels types de traitements pour limiter les risques de récidive ?
- Par Isabelle Aubry
- et Gérard Lopez
Pages 303 à 308
Citer ce chapitre
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- Aubry, I.
- et Lopez, G.
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- Aubry, I.
- et Lopez, G.
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
Les violeurs incestueux sont réputés ne pas être à fort risque de récidive, mais les études comportent de nombreux biais et rien n’est clairement établi dans ce domaine.
Le développement de la sociologie, de la psychiatrie et de la psychologie a permis de déterminer des facteurs de risque de récidive, environnementaux et psychologiques, validés par la recherche scientifique. Ils ont permis de construire des outils d’évaluation de la dangerosité criminologique encore très décriés en France, outils dont nous verrons quelques exemples.
Ces facteurs ont été classés en facteurs de risque individuels, sociaux et environnementaux.
Parmi les nombreux facteurs de risque individuels, retenons :
l’agressivité, l’hyperactivité, les troubles de l’attention et de la concentration ;
la personnalité antisociale ou psychopathique que l’on évalue avec l’échelle PCL-R ;
l’impulsivité, l’égocentrisme, la faible capacité à la résolution des problèmes, la difficulté à gérer les émotions (caractéristique des personnalités limites) ;
l’abus de substances psychoactives ;les antécédents de comportements antisociaux et le type des infractions commises ;
la précocité, la gravité et le nombre des comportements délinquants ;
la sévérité des peines antérieurement infligées.
Parmi les facteurs de risque sociaux et environnementaux, retenons :
de faibles compétences parentales ;
des antécédents de maltraitance ;
des antécédents de délinquance parentale …
Date de mise en ligne : 24/10/2024
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