Le messianisme de l’amour
Pages 169 à 226
Citer ce chapitre
- BENSUSSAN, Gérard
- et COHEN-LEVINAS, Danielle,
- Bensussan, Gérard.
- et al.
- Bensussan, G.
- et Cohen-Levinas, D.
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- Bensussan, G.
- et Cohen-Levinas, D.
- Bensussan, Gérard.
- et al.
- BENSUSSAN, Gérard
- et COHEN-LEVINAS, Danielle,
Notes
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[1]
Le Malin génie des langues, Librairie Vrin, Paris 2000, Les Promesses du langage : Benjamin, Rosenzweig, Heidegger, Paris, Vrin, 2001 ; Langues sans demeure, Paris, Galilée, 2005.
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[2]
Schibboleth, Pour Paul Celan, éd. Galilée, Paris 1986, p. 48.
-
[3]
Éd. Martinus Nijhoff, La Haye, 1961, p. 261.
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[4]
In De l’existence à l’existant, ed. Vrin, Paris, 1990, (première édition 1947), p. 131.
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[5]
Du côté de chez Swann, éd. J.-Y. Tadié, en quatre volumes, La Pléiade, II, Gallimard, Paris, p. 344.
-
[6]
Ibidem, p. 339.
-
[7]
Ibidem, p. 340.
-
[8]
Cf. Carnets de captivité et autres inédits, Œuvre I, Volume préparé par Rodolphe Calin et Catherine Chalier, ed. Grasset/ Imec, Paris, 2009.
-
[9]
Ibidem, premier Carnet, p. 72.
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[10]
Ibid.
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[11]
Opus citatum, De l’existence à l’existant, p. 160.
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[12]
Ibidem, p. 32.
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[13]
In Dieu, la Mort et le Temps, Grasset, Paris, 1993, p. 139.
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[14]
La nausée, Folio, Gallimard, Paris, p. 38-39.
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[15]
Cf. Platon, Phédon, présentation et traduction par Monique Dixsaut, Paris, GF Flammarion, 1991, p. 206.
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[16]
Cf. L’Étoile de la Rédemption, p. 109.
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[17]
Cf. Difficile liberté, p. 340-341.
GB : Pour commencer, je reviens sur ta dernière question, la langue, les langues, leur histoire, leurs histoires, leur destin. Je me demande s’il ne convient pas de préciser qu’il y a des usages langagiers du mot même de ’langue(s)’ qui sont très hétérogènes et qu’il serait dommageable de réduire. Même si je conviens aisément avec toi qu’il faut aussi, à partir de distinctions préalables, en confondre productivement les déterminations. Il y a les langues parlées, vernaculaires, mille et une dans leurs chatoiements inépuisables, toujours débordantes de leur propre et incessante fermentation, d’une ébullition immaîtrisable. Je ne me suis pas relu, mais il me semble que c’est de cette langue-là, du Dire de cette langue-là et de son déferlement en Dits infinis, que j’ai parlé, et dont j’ai essayé de déterminer quelques éléments incertains et provisoires. Et puis il y a les langues-événements, les idiomes qui font violence à la langue pour qu’advienne dans la langue même de l’inouï langagier. Je me contente de parler de la philosophie et des philosophes. Mais il est évident que Van Gogh crée une langue, ou plus exactement un langage pictural, une façon d’articuler dans la représentation de l’invisible ou de l’in-vu. Et on pourrait sans doute le dire aussi bien d’une invention scientifique, de tel ou tel parler politique, le gauchisme par exemple, comme tu le suggères. Pour s’en tenir à la philosophie, il suffirait ici de rappeler le propos bien connu de Heidegger : les Grecs, Platon et Aristote, ont imposé à leur propre langue des torsions et des forçages dont on n’a même plus idée (c’est le cas de le dire : voir l’…
Date de mise en ligne : 31/03/2022
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