XIII. Alexandre Dumas, écrivain immoral
Pages 251 à 270
Citer ce chapitre
- DESORMEAUX, Daniel,
- AMADIEU, Jean-Baptiste,
- DARMON, Jean-Charles
- et DESAN, Philippe,
- Desormeaux, Daniel.
- Desormeaux, D.
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- Desormeaux, D.
- Desormeaux, Daniel.
- DESORMEAUX, Daniel,
- AMADIEU, Jean-Baptiste,
- DARMON, Jean-Charles
- et DESAN, Philippe,
Notes
-
[1]
Une première version plus complète de ce texte a paru dans Daniel Desormeaux, Alexandre Dumas, fabrique d’immortalité, Paris, Garnier, 2014, p. 195-238.
-
[2]
Balzac, « Avant-Propos », Comédie humaine, t. I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1976, p. 14.
-
[3]
A. Dumas, Mes Mémoires 1830-1833, ch. CCXXX, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », 1989, p. 688 ; voir François Boulet, Leçon d’histoire de France : Saint-Germain-en-Laye : des antiquités, Paris, Les Presses franciliennes, 2006, p. 159.
-
[4]
A. Nettement, « Avènement du roman-feuilleton : Alexandre Dumas », dans Histoire de la littérature française sous le gouvernement de juillet, t. II, Paris, Jacques Lecoffre et Cie, 1854, p. 282.
-
[5]
Jesús Martínez de Bujanda, Marcella Richter, Index librorum prohibitorum : 1600-1966, Genève, Droz, 2002, p. 308.
-
[6]
M. de Certeau, D. Julia, F. Revel, Une politique de la langue, Paris, Gallimard, 2002, p. 346.
-
[7]
Cité par Dumas dans Souvenirs de 1830 à 1842, Paris, Cardot, 1954, p. 41 ; et dans Hugo, Actes et Paroles : avant l’exil, 1841-1951, Paris, Michel Lévy, 1875, p. 471.
-
[8]
Article « Morale », Grand Dictionnaire universel du xixe siècle, t. XI.
-
[9]
Saint-Marc de Girard, « Cours de littérature dramatique, ou de l’usage des passions dans le drame », Bibliothèque universelle de Genève, 4e série, 1re année, Abraham Cherbuliez, 1846, p. 272.
-
[10]
Cité dans Émile Zola, Correspondance : 1868-1877, Montréal, Presses Universitaire de Montréal, 1995, p. 307.
-
[11]
Alfred Nettement « Avènement du roman-feuilleton : Alexandre Dumas » dans Histoire de la littérature française sous le gouvernement de juillet, t. II, Paris, Jacques Lecoffre et Cie, 1854, p. 282.
-
[12]
Voir T. Pavel, La Pensée du roman, Paris, Gallimard, 2003, p. 357.
-
[13]
A. Nettement, « Influence du roman immoral », op. cit., p. 307-308.
-
[14]
Ibid., p. 311.
-
[15]
Ibid., p. 312.
-
[16]
A. Nettement, « Avènement du roman-feuilleton : Alexandre Dumas », ibid., p. 279.
-
[17]
Ibid.
-
[18]
Voir en autres Noë Richter, Du conditionnement à la culture. L’Offre de lecture des Lumières à la Troisième République, Bernay, Société d’histoire de la lecture, 2003 ; Isabelle Olivero, L’Invention de la collection. De la diffusion de la littérature et des savoirs à la formation du citoyen au xixe siècle, Paris, IMEC/Maison des sciences de l’homme, 1999 ; La Culture de masse en France de la Belle-Époque à aujourd.hui, sous la direction de Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli, Paris, Fayard, 2002.
-
[19]
Victor Hugo, Les Misérables, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1979, p. 281-282.
-
[20]
Revue des Deux-Mondes, t. II, Supplément, 1834, p. 361.
-
[21]
Voir le compte rendu de cette affaire dans la Revue des Deux-Mondes, t. II, Supplément, 1834, p. 362-363.
-
[22]
Dumas, Souvenirs, p. 6-8.
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[23]
Ibid., p. 8-9.
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[24]
Ibid., p. 12.
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[25]
Ibid., p. 79-80.
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[26]
Rousseau, Émile, livre IV, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1969, p. 524.
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[27]
Nous référons à l’importante « Introduction » de Lucien Brunel dans Rousseau, Lettres à d’Alembert sur les spectacles, Paris, Hachette, 1896, p. I-XXVI ; L. Bourquin, « La Controverse sur la Comédie au xviiie siècle », dans Revue d’Histoire Littéraire de la France, 1919.
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[28]
Dumas, Le Monte-Cristo, première série, t. I, Paris, Delavier, 1857, p. 266.
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[29]
René Doumic, « Chamfort et Rivarol », Études sur la littérature française, t. I, Paris, Perrin, 1896, p. 158.
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[30]
Ibid., p. 159.
-
[31]
Marie-Claire Pasquier, L’Admiration comme miettes d’immortalité, Paris, Autrement, 1999 ; François Boddaert, Petites portes d’éternité : la mort, la gloire et les littérateurs, Paris, Hatier, 1993.
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[32]
Éric Marty, Pourquoi le xxe siècle a-t-il pris Sade au sérieux ?, Paris, Seuil, 2011.
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[33]
Voir Édouard Rod, Les Idées morales du temps présent, Paris, Perrin, 1891, p. 197-198.
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[34]
Guy Ducrey (éd.), Victorien Sardou : un siècle plus tard, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2007, p. 43.
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[35]
A. Dumas fils, « Avant-Propos », Théâtre complet, t. II, Paris, Calmann-Lévy, 1876, p. 21.
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[36]
Firmin Maillard dans « Petites misères de la vie d’écrivain », Revue biblio-iconographique, vol. 9, Paris, 1902, p. 203-204.
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[37]
Émile Zola, Documents littéraires : études et portraits, Paris, Charpentier, 1881, p. 254.
-
[38]
Ibid., p. 257-258.
-
[39]
Ibid., p. 268.
-
[40]
Ibid., p. 266.
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[41]
Ibid., p. 386.
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[42]
Dumas fils, « Préface » dans Abbé Prévost, Histoire de Manon Lescaut, Paris, Glady, 1875, p. XXXIII-XXXXIV.
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[43]
Cité par A. Laporte, Le Naturalisme, ou l’immoralité littéraire : Émile Zola, l’homme et l’œuvre, Paris, p. 116.
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[44]
Zola, Documents littéraires, op. cit., p. 242-243.
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[45]
Voir « Avant-Propos », Manon Lescaut, Paris, Glady, 1875, p. XII-XIII.
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[46]
Revue Bleue (La Revue littéraire et politique), deuxième série, t. VIII, janvier-juillet 1875, Paris, Librairie Germer Baillière, p. 643.
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[47]
Hugues, intitulé « Académie française : réception de M. Alexandre Dumas fils », La Revue littéraire et politique, deuxième Série, t. VIII, janvier-juillet 1875, Paris, Librairie Germer Baillière, p. 788.
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[48]
C’est ce que dit Charles Asselineau dans un article nécrologique consacré à Sainte-Beuve et publié dans Bulletin du bibliophile, Paris, Techener, janvier 1869, p. 621.
-
[49]
Zola, Le Roman expérimental, Paris, Charpentier, 1880, p. 188.
-
[50]
A. Laporte, op. cit., p. 296.
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[51]
Ibid. On se souvient que Valéry Larbaud parlera plus tard de la lecture comme un vice impuni.
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[52]
Ibid.
-
[53]
Ibid., p. 297.
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[54]
Remy de Goncourt, « L’accoucheur de Madame Bovary », Promenades littéraires, Paris, Mercure de France, 1912, p. 183-188.
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[55]
Il s’agirait vraisemblablement d’un discours prononcé le 27 décembre 1888, par M. Lockroy à la tribune du Sénat : « Ce qui est littéraire ne peut être immoral ». Voir Annales du Sénat : Débats parlementaires, vol. 23, Paris, Imprimeries des Journaux Officiels, 1889, p. 480.
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[56]
Lettre à Mme Roger des Genettes, 20 janvier 1857, Correspondance, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1973-1998, t. II, p. 669. Voir l’excellent ouvrage de Y. Leclerc, Crimes écrits. La littérature en procès au xixe siècle, Paris, Plon, 1991.
Rappelons le passage de l’« Avant-propos » de la Comédie humaine de Balzac :
[…] quiconque apporte sa pierre dans le domaine des idées, quiconque signale un abus, quiconque marque d’un signe le mauvais pour être retranché, celui-là passe toujours pour un être immoral. Le reproche d’immoralité, qui n’a jamais failli à l’écrivain courageux, est d’ailleurs le dernier qui reste à faire quand on n’a plus rien à dire à un poète.
L’immoralité littéraire est une accusation à la mode au xixe siècle. Beaucoup en ont souffert, certains l’ont revendiquée et quelques-uns en ont fait même un signe de reconnaissance. Bien que son nom ait souvent été accolé à ce vocable, Alexandre Dumas, qui ne fut ni aristocrate, ni pair de France, ni tout à fait blanc, ni vraiment nègre, ni académicien, ni grand écrivain, ni fin politique, ni un discret resquilleur, ne revendique aucune immoralité glorieuse. En 1847, il posa sa candidature comme député dans le département de Seine-et-Oise qui fut aussitôt rejetée pour cause d’immoralité. Dans ses Mémoires, il explique comment il avait ressuscité la vie économique et culturelle à Saint-Germain qui le trouva trop immoral pour être son représentant. Dans la vie intime, il convoita sans succès la femme de l’autre et va jusqu’à imaginer un drame, Antony, où l’amant assassina sa maîtresse. Il prit, par dépit, sans s’être jamais marié pour de bon, quelques maîtresses venant du demi-monde, ce qui le mit au ban de la société. Et finalement il eut un fils à moitié bâtard et tout aussi dépravé que lui, lequel aima et respira suffisamment l’atmosphère sulfureuse du demi-monde pour en faire le sujet de prédilection de ses pièces de théâtre qui lui valurent d’innombrables remontrances, mais qui finissent par assurer ses derniers jours comme comte, donneur de leçon morale, grand parvenu et académicien…
Date de mise en ligne : 17/02/2025
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