Introduction
- Par Kristin Ross
Pages 7 à 16
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- ROSS, Kristin,
- Ross, Kristin.
- Ross, K.
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Notes
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[1]
Voir Kristin Ross, Rimbaud, la Commune de Paris, et l’invention de l’histoire spatiale (Christine Vivier, trad.), Paris, Les Prairies ordinaires, 2013.
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[2]
Malia Wollan, « Occupy Oakland Regroups, Calling for a Strike », New York Times, 1er novembre 2011.
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[3]
Gustave Courbet, lettre à ses parents du 30 avril 1871, dans Petra ten-Doesschate Chu (éd.), Correspondance de Courbet, Paris, Flammarion, 1996, p. 366.
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[4]
Élisée Reclus dans La « Revue blanche », 1871 : Enquête sur la Commune [1897], Paris, Éditions de l’Amateur, 2011, p. 80-82.
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[5]
William Morris, « The Hopes of Civilization », dans A. L. Morton (éd.), The Political Writings of William Morris, Londres, Wishart, 1973, p. 175.
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[6]
Élisée Reclus, Histoire d’un ruisseau, Paris, Jean Hetzel, 1882, p. 112.
Dans ce livre, j’ai essayé de rassembler les éléments d’un imaginaire qui a nourri ce qu’on appelle la Commune de Paris de 1871, et qui lui a survécu – un imaginaire auquel les communards et moi avons donné le nom de « luxe communal ». Le paysage de la Commune que je brosse ici est un paysage à la fois vécu et conceptuel. Par « paysage vécu », j’entends que les matériaux utilisés pour le composer sont des paroles dites, des attitudes adoptées et des actions physiques réellement accomplies par les insurgés et certains de leurs compagnons de route et soutiens de l’époque. Ce paysage est aussi conceptuel dans le sens où ces paroles et ces actions engendrent ellesmêmes des logiques que je me suis sentie tenue de suivre dans cet ouvrage. J’ai pris comme point de départ l’idée que ce n’est qu’en respectant scrupuleusement la nature et le contexte spécifiques des paroles et des inventions des acteurs de la Commune qu’on peut arriver à ses effets plus centrifuges. Malgré l’impressionnant volume d’analyses politiques qu’a inspiré la Commune depuis près d’un siècle et demi, on ne peut qu’être frappé du peu d’attention qu’a reçue la pensée communarde, y compris chez des auteurs et des chercheurs politiquement favorables à l’événement. Pourtant, cette pensée – ce que les insurgés ont fait, ce qu’ils ont pensé et dit de ce qu’ils ont fait, les noms et les paroles qu’ils ont adoptés, importés ou contestés – a été très largement disponible, grâce notamment au travail de réédition entrepris par François Maspero lors de la dernière période de grande visibilité de la Commune, les années 1960 et 1970. J’ai préféré m’attarder sur ces voix et ces actions plutôt que sur la litanie des commentaires et des analyses politiques – qu’ils soient approbateurs ou critiques – qu’elle a suscités…
Date de mise en ligne : 19/08/2021
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