I. Les villes d’abord
- Par Fernand Braudel
Pages 210 à 256
Citer ce chapitre
- BRAUDEL, Fernand,
- Braudel, Fernand.
- Braudel, F.
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- Braudel, F.
- Braudel, Fernand.
- BRAUDEL, Fernand,
Notes
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[1]
Voir infra, courbe et p. 186.
-
[2]
Heinrich Bechtel, Wirtschaftsgeschichte Deutschlands von der Vorzeit bis zum Ende des Mittelalters, I, 1951, p. 255.
-
[3]
François-Gabriel de Bray, Essai critique sur l’histoire de la Livonie, III, 1817, pp. 22-23.
-
[4]
Hugh Seton-Watson, The Russian Empire 1801-1917, 1967, pp. 21 sq.
-
[5]
Julius Beloch, « Die Beviilkerung Europas im Mittelalter », in : Zeitschrtft fir Sozialwissenschaft, 1900, p. 409.
-
[6]
Chiffres que me communique Gérard Calot de l’I.N.E.D., 28 mai 1984.
-
[7]
Bien que, à la fin du xviiie siècle encore, il n’y ait que « l’ébauche d’un réseau urbain vivarois » (Alain Molinier, Stagnation et croissance. Le Vivarais aux xviie-xviie siècles, 1985, pp. 46-47 et 67 sq.), il s’agit de bourgades depuis longtemps stagnantes, mais très anciennement fondées. (Pierre Bozon, Histoire du peuple vivarois, 1966, pp. 263 sq.) De même dans le Gévaudan.
-
[8]
Guy Bois, Crise du féodalisme, 1976, pp. 61 et 66-67.
-
[9]
Yves Renouard, Les Villes d’Italie de la fin du xe siècle au début du xive siècle, 1969, I, p. 15.
-
[10]
Jean Schneider, « Problèmes d’histoire urbaine dans la France médiévale » in : Actes du 100e Congrès National des Sociétés Savantes (Paris, 1975), 1977, p. 150.
-
[11]
Ibid., p. 153.
-
[12]
Ibid., p. 152.
-
[13]
Ce que Bernard Chevalier, Les Bonnes Villes de France du xive au xvie siècle, 1982, a bien mis en lumière.
-
[14]
G. Bois, op. cit., pp. 311-314.
-
[15]
Edouard Perroy, « À l’origine d’une économie contractée, les crises du xive siècle », in : Annales E.S.C., 1949, pp. 167-182 ; Wilhelm Abel, Crises agraires en Europe (xiiie-xxe siècles), 1973, p. 75, cités par G. Bois, op. cit., p. 84, note 32.
-
[16]
F. Braudel, La Méditerranée…, I, pp. 468 sq.
-
[17]
Cité par Friedrich Lütge, Deutsche Sozial-und Wirtschaftsgeschichte, éd. 1976, p. 207.
-
[18]
Jean-Robert Pitte, Histoire du paysage français, I, 1983, p. 149.
-
[19]
B. Chevalier, Les Bonnes Villes de France…, op. cit.
-
[20]
Louis Stouff, « La population d’Arles au xve siècle : composition socio-professionnelle, immigration, répartition topographique », in : Habiter la ville, xve-xxe siècles, Actes de la table ronde organisée sous la direction de Maurice Garden et Yves Lequin, Lyon, 1984, p. 8.
-
[21]
Henri Sée, Louis XI et les villes, 1892, passim.
-
[22]
Ibid.
-
[23]
F. Reynaud, « Du comté au royaume (1423 – 1596) », in : Histoire de Marseille, p.p. Edouard Baratier, 1973, p. 132.
-
[24]
Sal. Al. Westrich, L’Ormée de Bordeaux. Une révolution pendant la Fronde, 1973.
-
[25]
B. Chevalier, op. cit., p. 310.
-
[26]
Jean-Baptiste Say, Cours complet d’économie politique, 1852, réimpression 1966, III, p. 612.
-
[27]
J.-R. Pitte, op. cit., II, p. 25.
-
[28]
Ibid., pp. 31-32.
-
[29]
Thomas Regazzola, Jacques Lefebvre, La Domestication du mouvement. Poussées mobilisatrices et surrection de l’État, 1981, p. 123.
-
[30]
J.-R. Pitte, op. cit., II, p. 40.
-
[31]
Bernard Quilliet, Les Corps d’officiers de la prévôté et vicomté de Paris et de l’Ile-de-France, de la fin de la guerre de Cent Ans au début des guerres de Religion : étude sociale, thèse soutenue à l’université de Paris IV, 1977. Lille, service des reproductions de thèses, 1982, I, p. 145.
-
[32]
Philippe de Commynes, Mémoires, I, éd. J. Calmette, 1964, pp. 73-74.
-
[33]
Le Dictionnaire de Furetière (1690) définit la ville : « Habitation d’un peuple assez nombreux qui est ordinairement fermée de murailles ».
-
[34]
Roberto Lopez, Intervista sulla città medievale, 1984, p. 5.
-
[35]
A.N., G7 1692-259, f° 81 sq.
-
[36]
Jules Blache, « Sites urbains et rivières françaises », in : Revue de géographie de Lyon, vol. 34, 1959, pp. 17-55.
-
[37]
Daniel Faucher, L’Homme et le Rhône, 1968, p. 179.
-
[38]
Jean-Pierre Bardet, « Un dynamisme raisonnable. Dimensions, évolutions (1640-1790) », in : Histoire de Roue ; p.p. Michel Mollat, 1979, p. 214.
-
[39]
Jean Meyer, Etudes sur les villes en Europe occidentale (milieu du xviie siècle à la veille de la Révolution française), I, 1983, p. 68.
-
[40]
A.N., F12 673, Metz, 6 juin 1717 ; de même en 1712, G7 1697, 127, 7 septembre 1712.
-
[41]
A.N., F20 215.
-
[42]
Paul Bois, « La Révolution et l’Empire », in : Histoire de Nantes, p.p. Paul Bois, 1977, p. 245.
-
[43]
Référence égarée.
-
[44]
Paulette Seignour, La Vie économique du Vaucluse de 1815 à 1848, 1957, p. 77.
-
[45]
Renée Chapuis, Une vallée franc-comtoise, la Haute-Loue, 1958, p. 125.
-
[46]
J. Meyer, op. cit., I, p. 69.
-
[47]
Adolphe Blanqui, « Tableau des populations rurales de la France en 1850 », in : Journal des économistes, janvier 1851, p. 9.
-
[48]
E.A. Wrigley, Towns in societies, 1978, p. 298.
-
[49]
L. Stouff, art. cit., p. 10.
-
[50]
Alain Croix, Nantes et le pays nantais, 1974, pp. 163–199.
-
[51]
Roger Devos, « Un siècle en mutation (1536-1684) », in : Histoire de la Savoie, p.p. Roger Devos, 1973, p. 258.
-
[52]
Olivier Zeller, « L’implantation savoyarde à Lyon à la fin du xvie siècle », in : Habiter la ville…, op. cit., p. 27.
-
[53]
Maurice Garden, « Trois provinces, une généralité (xviie-xviiie siècles) », in : Histoire de Lyon et du Lyonnais, p.p. André Latreille, 1975, p. 227.
-
[54]
Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, V, 1783, p. 282 ; VI, 1783, pp. 82-83 ; IX, 1788, pp. 167-168, et F. Braudel, Civilisation matérielle…, op. cit., I, p. 431.
-
[55]
Jean-Pierre Poussou, Bordeaux et le Sud-Ouest au xviiie siècle.
-
[56]
Cf. supra, p. 14
-
[57]
Pour Caen, Jean-Claude Perrot, Genèse d’une ville moderne : Caen au xviiie siècle, 1975, I, pp. 23 sq., et II, chapitres X et XI, étudie les sentiments et les intérêts jouant pour et contre le nouvel urbanisme ; la destruction des fortifications, commencée en 1751, ne sera totale qu’en 1787. Hésitation à Bordeaux : in : Histoire de Bordeaux, p.p. Ch. Higounet, p. 236.
-
[58]
J.-R. Pitte, op. cit., II, p. 16.
-
[59]
Ibid., II, chapitre i.
-
[60]
J. Meyer, op. cit., I, p. 14.
-
[61]
L. S. Mercier.
-
[62]
Léonce de Lavergne, Economie rurale de la France depuis 1789, 1860, éd. 1877, p. 192.
-
[63]
Jean-Pierre Poussou, « Une ville digne de sa fortune », in : Histoire de Bordeaux, p.p. Charles Higounet, 1980, p. 238 ; J. Godechot et B. Tollon, « Ombres et lumières sur Toulouse (1715-1789) », in : Histoire de Toulouse, p.p. Philippe Wolff, 1974, pp. 370-372 ; A. Bourde, « Les mentalités, la religion, les lettres et les arts de 1596 à 1789 », in : Histoire de Marseille, p.p. Edouard Baratier, 1973, p. 237 ; Jean-Pierre Bardet, « Un dynamisme raisonnable. Dimensions, évolutions (1640-1789) », in : Histoire de Rouen, p.p. Michel Mollat, 1979, p. 213 ; J.-C. Perrot, op. cit., II, p. 585.
-
[64]
Claude Nières, « L’incendie et la reconstruction de Rennes », in : Histoire de Rennes, p.p. Jean Meyer, 1972, pp. 213 sq.
-
[65]
Ibid., p. 229.
-
[66]
Ibid., p. 233.
-
[67]
J.-C. Perrot, op. cit., II, pp. 592 et 615-617.
-
[68]
Louis Trenard, « Le Paris des Pays-Bas (xviiie siècle) », in : Histoire d’une métropole, Lille Roubaix Tourcoing, 1977, p. 278.
-
[69]
Pierre Patte, Mémoire sur les objets les plus importants de l’architecture, 1772, p. 6, cité par Claudette Derozier, « Aspects de l’urbanisme à Besançon au xviiie siècle », in : L’Information historique, 1984, p. 82.
-
[70]
Jean-Marie Carbasse,« Pesanteurs et fastes de l’Ancien Régime », in : Histoire de Narbonne, p.p. Jacques Michaud et André Cabanis, 1981, p. 244.
-
[71]
Eugène Noël, Rouen, Rouennais, rouenneries, 1894, pp. 164-172.
-
[72]
Jean-Pierre Bardet, « La maison rouennaise aux xviie et xviiie siècles, économie et comportement », in : Le Bâtiment. Enquête d’histoire économique xvie-xixe siècles, I. Maisons rurales et urbaines de la France traditionnelle, p.p. J.-P. Bardet, P. Chaunu, G. Desert, P. Gouhier, H. Neveux, 1971, pp. 319-320.
-
[73]
Roberto Lopez, Harry A. Miskimin, « The Economic Depression of the Renaissance », in : The Economic History Review, XIV, n° 3, avril 1962, pp. 115-126.
-
[74]
Lors de la soutenance du 27 mai 1972.
-
[75]
Witold Kula, Rapport de A. Wyrobisz et discussion, sixième semaine de Prato, 1974.
-
[76]
Sébastien Charlety, Histoire de Lyon, 1903, p. 129.
-
[77]
En 1789, la dette de Lyon atteint 40 millions, celle de Marseille presque 19, celle d’Aix-en-Provence 1,8, celle d’Arles 1 million.
-
[78]
Pierre Chaunu, « Le bâtiment dans l’économie traditionnelle », in : Le Bâtiment…, op. cit., pp. 19-20 ; Hugues Neveux, « Recherches sur la construction et l’entretien des maisons à Cambrai de la fin du xive siècle au début du xviiie », ibid., p. 244.
-
[79]
J.-C. Perrot, op. cit., II, p. 615.
-
[80]
P. Chaunu, art. cit., in : Le Bâtiment… op. cit., p. 20.
-
[81]
Ibid., p. 25.
-
[82]
Louis Chevalier, Classes laborieuses, classes dangereuses, 1958, p. 217.
-
[83]
P. Chaunu, art. cit., p. 31.
-
[84]
Jacques Dupaquier, « Le réseau urbain du Bassin Parisien au xviiie et au début du xixe siècle. Essai de statistique », in : Actes du 100e Congrès National des Sociétés Savantes, Histoire Moderne II (Paris 1975), 1977, p. 125.
-
[85]
Cf. supra, I, p. 159.
-
[86]
Marcel Reinhard, « La population des villes, sa mesure sous la Révolution et l’Empire », in : Population, 1954, n° 2, pp. 279-288.
-
[87]
Paul Bairoch, De Jéricho à Mexico. Villes et économies dans l’histoire, 1985, p. 288.
-
[88]
François Lebrun, « La tutelle monarchique (1657-1787) », in : Histoire d’Angers, p.p. François Lebrun, 1975, p. 83.
-
[89]
Ibid., p. 101.
-
[90]
Ibid., p. 103.
-
[91]
Ibid., p. 103.
-
[92]
Ibid., p. 101.
-
[93]
Rémy Cazals, Jean Valentin, Carcassonne ville industrielle au xviiie siècle, 1984, pp. 3-4.
-
[94]
Pierre Dardel, Commerce, industrie et navigation à Rouen et au Havre au xviiie siècle, 1966, p. 118.
-
[95]
Ibid., pp. 118-119.
-
[96]
Ibid., pp. 123-139.
-
[97]
F. Braudel, Civilisation matérielle…, op. cit., I, pp. 282-283 et note.
-
[98]
Pierre Cayez, Métiers jacquard et hauts fourneaux aux origines de l’industrie lyonnaise, 1978, pp. 79 sq.
-
[99]
Ibid., p. 107.
-
[100]
Ibid., pp. 154-155.
-
[101]
Edward Fox, L’Autre France. L’histoire en perspective géographique, 1973.
-
[102]
J.-P. Poussou, Bordeaux et le Sud-Ouest…, op. cit., pp. 411-414.
-
[103]
M. Braure, Lille et la Flandre wallonne au xviiie siècle, 1932, II, pp. 85 sq., 369 sq.
-
[104]
M. Braure, op. cit., II, pp. 376-377.
-
[105]
Ibid., p. 376.
-
[106]
Ibid., pp. 378-379.
-
[107]
Ibid., pp. 378-379 et 387.
-
[108]
L. Trenard, art. cit., in : Histoire d’une métropole…, op. cit., p. 245.
-
[109]
Mémoire d’Antoine de Surmont, cité par M. Braure, op. cit., II, pp. 379-380.
-
[110]
P. Cayez, op. cit., p. 94.
-
[111]
À partir de 1692 : Maurice Bordes, L’Administration provinciale et municipale en France au xviiie siècle, 1972, p. 199.
-
[112]
T. Regazzola, J. Lefebvre, op. cit., p. 123.
-
[113]
Herbert Lüthy, La Banque protestante en France, de la révocation de l’Edit de Nantes à la Révolution, I, 1959, p. 314.
-
[114]
Jean Sentou, La Fortune immobilière des Toulousains et la Révolution française, 1970, p. 25.
-
[115]
Ibid., p. 174.
-
[116]
Robert Besnier, Histoire des faits économiques jusqu’au xviiie siècle, 1965, p. 42.
Les villes barrent, encombrent, animent l’histoire changeante de la France. Nous voilà contraints de revenir à elles, de commencer par elles ce nouveau chapitre. Cela pour plusieurs raisons. D’abord, leurs témoignages, mis en lumière par de nombreux historiens, remontent assez haut dans le passé. Ainsi se trouveront éclairés de longs préliminaires qu’on saisirait mal autrement et que, par cette voie, on traversera sans trop s’y perdre. En outre, elles se présentent comme un cas d’évidente exemplarité : nul doute, en effet (et bien plus qu’on ne le dit d’ordinaire), qu’elles ne soient des superstructures.
Car entre villes et villages se glisse une zone frontière ineffaçable, en place depuis toujours, une limite aussi tranchée que cette ligne montagneuse des Pyrénées dont on a dit : vérité en deçà, erreur au-delà. En fait, la supériorité de l’univers urbain ne s’établit que par rapport à l’univers rural qui le jouxte et s’avère d’une autre essence, d’une autre nature, d’autant plus différent que, par surcroît, il est assez tôt dominé, puis asservi. La superstructure urbaine est un système perché qu’explique le monde paysan sous-jacent, condamné à le porter sur ses épaules.
Le paradoxe apparent, c’est que la balance où se pèse le poids respectif des populations urbaines et des populations rurales semble pencher à contresens : en France comme en Europe, la ville a longtemps, très longtemps, pesé beaucoup moins lourd en hommes que les campagnes. Chez nous, jusqu’en 1931. N’oubliez pas cette date tardive, surtout si elle vous surprend…
Date de mise en ligne : 23/06/2022
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