V. Tout de même de sérieux progrès
- Par Fernand Braudel
Pages 196 à 206
Citer ce chapitre
- BRAUDEL, Fernand,
- Braudel, Fernand.
- Braudel, F.
Citer ce chapitre
- Braudel, F.
- Braudel, Fernand.
- BRAUDEL, Fernand,
Notes
-
[1]
Pierre Léon, « L’épanouissement d’un marché national », in : Histoire économique et sociale de la France, p.p. F. Braudel et E. Labrousse, III1, 1976, pp. 301-302.
-
[2]
L. de Lavergne, op. cit., p. 45.
-
[3]
Yves Lequin, Histoire des Français, II, La Société, p. 307.
-
[4]
Adeline Daumard, Les Fortunes françaises du xixe siècle, 1973, p. 192.
-
[5]
Pierre Léon, in :Braudel-Labrousse, op. cit., III2, pp. 604-606.
-
[6]
Alain Plessis, Les Régents et gouverneurs de la Banque de France, 1985, p. 204.
-
[7]
R. Laurent, in : F. Braudel-E. Labrousse, op. cit., III2, pp. 740-744.
-
[8]
Félix Gaiffe, L’Envers du grand siècle, 1924, pp. 117 sq.
-
[9]
L. de Lavergne, op. cit., p. 38.
-
[10]
A.N., F11 2740 (Amiens, 23 et 28 avril).
-
[11]
A.N., F11 2740 (Paris, 3 juin 1817).
-
[12]
Guy Thuillier, Aspects de l’économie nivernaise au xixe siècle, 1966, p. 82.
-
[13]
Elisabeth Claverie, Pierre Lamaison, L’Impossible Mariage. Violence et parenté en Gévaudan, xviie, xviiie et xixe siècles, 1982, p. 339.
-
[14]
G. Thuillier, op. cit., pp. 75-76.
-
[15]
Ibid., pp. 81-82.
-
[16]
Louis Léouzon, Agronomes et éleveurs, 1905, p. 232.
-
[17]
Paulette Seignour, La Vie économique du Vaucluse de 1815 à 1848, 1957, p. 101.
-
[18]
Joseph Pesquidoux, Chez nous. Travaux et joies rustiques, 6e éd. 1921, p. 141.
-
[19]
Souvenir personnel.
-
[20]
Daniel Zola, L’Agriculture moderne, 1913, p. 13.
-
[21]
L. de Lavergne, op. cit., 1877, p. 105.
-
[22]
Ibid., 1877, p. 194.
-
[23]
Aimé Perpillou, « Essai d’établissement d’une carte de l’utilisation du sol et des paysages ruraux en France », in : Mélanges géographiques offerts à Philippe Arbos, 1953, p. 197.
-
[24]
L. de Lavergne, op. cit., pp. 51-52 et pp. 402-403 où l’auteur corrige en partie les chiffres donnés p. 52.
-
[25]
Robert Laurent, « Tradition et progrès : le secteur agricole », in : Histoire économique et sociale de la France, pp. F. Braudel et E. Labrousse, III2, p. 672.
-
[26]
Ibid., p. 682.
-
[27]
Pierre Barral, « Le monde agricole », in : Histoire économique et sociale de la France, p.p. F. Braudel et E. Labrousse, IV1 1979, p. 361.
-
[28]
André Gauron, Histoire économique et sociale de la Cinquième République, I. Le temps des modernistes, 1983, p. 19.
Troubles, émeutes, crises, déséquilibres, insuffisances taraudent la vie de la France, sans jamais, il est vrai, en avoir percé l’entière épaisseur. Ce mal n’en est pas moins une mise en accusation sans fin renouvelée de la vie française, durant les premiers siècles de sa modernité, jusqu’en 1850 au moins. Mais si la France paysanne souffre, elle n’en progresse pas moins, bien que son propre progrès ne suffise pas à la libérer. La libération – et, avec elle, des déformations et détériorations décisives – viendra avant tout du dehors.
La vie ancienne se maintient, ai-je avancé, tant que l’hiver aura été l’épreuve répétitive des durs malaises de jadis. Sur ce point, il est difficile de dater l’ère nouvelle, l’hiver ayant signifié, dans le passé, à la fois le froid, les villages isolés par la neige ou la boue, les routes impraticables, les soudures difficiles des récoltes pendant lesquelles l’alimentation devient insuffisante, pour les hommes et pour les bêtes.
Cette vie ancienne, ai-je également dit, se maintient tant que le pain reste la nourriture essentielle, le moteur, par suite, du mouvement général des prix : ainsi en a-t-il été au moins jusque vers 1856, l’année où, par une pure coïncidence, se conclut, avec les fanfares militaires du retour, la lointaine et glorieuse guerre de Crimée (1854-1856).
Autres coupures : la très lente décadence de l’artisanat, surtout rural. Ou la victoire, lente aussi, esquissée à partir de 1840, du charbon de pierre sur le charbon de bois…
Date de mise en ligne : 23/06/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
17,98 €