Les coraux, une symbiose réussie
- Par Jean-Marie Pelt
Pages 693 à 699
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- PELT, Jean-Marie,
- Pelt, Jean-Marie.
- Pelt, J.-M.
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Plus encore que les lichens, les coraux ont intrigué les naturalistes, embarrassés pour les ranger dans l’un ou l’autre des trois règnes : le minéral, le végétal ou l’animal. Par la multiplicité de leurs formes et de leurs structures, ils semblaient rebelles à toutes tentatives de classification : au toucher ils avaient une consistance nettement minérale, tandis que leurs formes évoquaient des arbustes ou des fleurs ; tapissant des sols marins peu profonds, ils s’établissent sous forme d’atolls ou de récifs émergeant au ras de la surface des océans.
Il fallut du temps aux naturalistes pour comprendre que ces coraux étaient le fruit d’une étonnante symbiose entre des animaux et des végétaux microscopiques. Le maillon de base de l’édifice est le polype, apparu dans les océans il y a 600 millions d’années. C’est un minuscule animal au corps mou de forme cylindrique et dont l’orifice oral s’orne d’une couronne de tentacules. Rares sont les polypes vivant en solitaires. Généralement, ils forment de vastes colonies et organisent leur existence avec des algues symbiotiques : les zooxanthelles ; par leurs pigments – chlorophylles et caroténoïdes –, celles-ci confèrent leurs couleurs aux coraux. Ces zooxanthelles s’installent dans le cytoplasme des cellules des polypes et y effectuent la photosynthèse, la structure translucide du polype ne gênant en rien l’arrivée abondante de la lumière. Naturellement, les polypes bénéficient des matériaux élaborés par la photosynthèse dont ils se nourrissent…
Date de mise en ligne : 10/04/2025
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