Introduction
- Par Romain Bertrand
Pages 9 à 35
Citer ce chapitre
- BERTRAND, Romain,
- Direction BERTRAND, Romain,
- Coordination BLAIS, Hélène,
- CALAFAT, Guillaume
- et HEULLANT-DONAT, Isabelle,
- Bertrand, Romain.
- Bertrand, R.
- Direction R. Bertrand,
- Coordination H. Blais,
- G. Calafat
- et I. Heullant-Donat
https://doi.org/10.3917/ls.bertr.2007.01.0009
Citer ce chapitre
- Bertrand, R.
- Direction R. Bertrand,
- Coordination H. Blais,
- G. Calafat
- et I. Heullant-Donat
- Bertrand, Romain.
- BERTRAND, Romain,
- Direction BERTRAND, Romain,
- Coordination BLAIS, Hélène,
- CALAFAT, Guillaume
- et HEULLANT-DONAT, Isabelle,
https://doi.org/10.3917/ls.bertr.2007.01.0009
Notes
-
[1]
Pour leur remarques et suggestions à propos d’une première version de ce texte, je tiens à remercier Patrick Boucheron, Hélène Blais, Guillaume Calafat et Isabelle Heullant-Donat. Les erreurs et approximations susceptibles de subsister sont bien sûr entièrement miennes.
-
[2]
Si ce n’est l’ingénieuse fantaisie littéraire de Pierre Senges, La Réfutation majeure. Version française d’après Refutatio major, attribué à Antonio de Guevara (1480-1548), Paris, Gallimard, 2005.
-
[3]
Emiliano Jos, La Expedición de Ursúa al Dorado y la rebelión de Lope de Aguirre según documentos y manuscritos inéditos, Huesca, V. Campo, 1927.
-
[4]
Comme dans les Décadas da Ásia de João de Barros et de Diogo do Couto, composées entre 1552 et 1616.
-
[5]
Comme la Colección de los viajes y descubrimientos que hicieron por mar los Españoles, de Martín Fernández de Navarrete (1825-1837), dans laquelle Humboldt puisa une part appréciable de ses matériaux. Cf. Palmira Vélez, La Historiografía americanista en España (1755-1936), Madrid, Iberoamericana, 2007, p. 41 sq.
-
[6]
Patricia Seed, Ceremonies of Possession in Europe’s Conquest of the New World (1492-1640), Cambridge, Cambridge University Press, 1995 ; Tamar Herzog, Frontiers of Possession. Spain and Portugal in Europe and the Americas, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2015 ; Lauren Benton et Benjamin Straumann, « Acquiring Empire by Law : From Roman Doctrine to Early Modern European Practice », Law and History Review, 2010, 28 (1), p. 1-38.
-
[7]
Proprement cyclopéenne, la tâche fut menée à bien par deux érudits bibliophiles : le marquis José de Gálvez y Gallardo, qui avait servi plus de dix ans en Nouvelle-Espagne, et le chroniqueur Juan Bautista Muñoz.
-
[8]
Nicolás Bas Martín, Juan Bautista Muñoz (1745-1799) y la fundación del Archivo General de Indias, Valence, Direcció General del Llibre i Coordinació Bibliotecària-Biblioteca Valenciana, 2000.
-
[9]
Numa Broc, « Autour des grandes découvertes : un siècle et demi d’énigmes et de controverses », Revue historique, 1981, 266 (539), p. 127-160.
-
[10]
Fondée en 1846 par des membres de la British Library, du British Museum et de la Royal Navy, l’Hakluyt Society tire son nom de Richard Hakluyt (1552-1616), l’infatigable propagandiste de la colonisation anglaise des Amériques, et se donne pour objet de contribuer à armer scientifiquement les prétentions de la Couronne sur Bornéo ou la Guinée. Parmi ses premières publications ne figurent pourtant pas seulement le récit de l’épopée corsaire de Francis Drake, mais aussi les lettres de Colomb. Et c’est un cartouche figurant la Victoria – la nef-amiral de l’expédition de Magellan, un Portugais entré au service du roi d’Espagne – qui orne la couverture de chacun des volumes dont elle finance l’impression. Peter C. Mancall, Hakluyt’s Promise : An Elizabethan’s Obsession for an English America, Yale, Yale University Press, 2010 ; Roy C. Bridge et Paul E. H. Haïr (dir.), Compassing the Vaste Globe of the Earth : Studies in the History of the Hakluyt Society (1846-1996), Londres, The Hakluyt Society, 1996.
-
[11]
Vitorino Magalhães Godinho, Os Descobrimentos e a Economia Mundial, Lisbonne, Arcádia, 1963, 2 vol. ; Luis Filipe Thomaz, « L’idée impériale manuéline », in Jean Aubin (dir.), La Découverte, le Portugal et l’Europe, Paris, Fondation Calouste Gulbenkian, 1990, p. 35-105.
-
[12]
Dipesh Chakrabarty, Provincialiser l’Europe. La pensée postcoloniale et la différence historique, Paris, Amsterdam, trad. fr. O. Ruchet et N. Vieillescazes, 2009 (2000) ; Patrick Boucheron, « Les boucles du monde : contours du xve siècle », in Patrick Boucheron (dir.) avec Julien Loiseau, Pierre Monnet et Yann Potin (coord.), Histoire du monde au xve siècle, Paris, Fayard, 2009 (réed. en 2 vol., Hachette Pluriel, 2012), p. 3-18.
-
[13]
Eduardo O’Gorman, La Invención de América. Investigación acerca de la estructura histórica del Nuevo Mundo y del sentido de su devenir, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1995 (1958) ; Antonello Gerbi, La Disputa del Nuovo Mondo. Storia di una polémica (1750-1900), Milan, Riccardo Ricciardi, 1955.
-
[14]
Christian Helmreich, « La philosophie de l’histoire d’Alexandre de Humboldt », Études germaniques, 2011, 261 (1), p. 107-122.
-
[15]
Alexandre de Humboldt, Examen critique de l’histoire de la géographie du Nouveau Continent et des progrès de l’astronomie nautique aux xve et xvie siècles, Paris, Librairie de Gide, 1836, vol. 1, p. 3.
-
[16]
Alexandre de Humboldt, Cosmos. Essai d’une description physique du monde, trad. fr. H. Faye, Paris, Librairie Théodore Morgand, 1864, vol. 2, p. 280-281.
-
[17]
Antonio Rumeu de Armas, La Rábida y el descubrimiento de América. Colon, Marchena y Fray Juan Pérez, Madrid, Ed. Cultura Hispánica, 1968.
-
[18]
Jakob Burckhardt, La Civilisation en Italie au temps de la Renaissance, trad. fr. M. Schmitt, Paris, Plon, 1906 (1859), vol. 2 (IV.1), p. 3 ; Oury Goldman, « Finir le Moyen Âge, ouvrir le Nouveau Monde ? Humanisme et célébration de la découverte au tournant des xve-xvie siècles », Questes. Revue pluridisciplinaire d’études médiévales, 2016, 33, p. 63-79.
-
[19]
Alexandre de Humboldt, Cosmos. Essai d’une description physique du monde, trad. fr. H. Faye, Paris, Gide et Compagnie, 1846, vol. 1, p. 430.
-
[20]
Jules Michelet, Histoire de France, Paris, Éditions de l’Équateur, 2008 (1844), vol. 7, p. 118, 141, cité dans Sylvain Venayre, « L’Ailleurs dans la pensée historique de Jules Michelet », in Daniel Lançon et Patrick Née (dir.), L’Ailleurs depuis le romantisme. Essais sur les littératures en français, Paris, Hermann, 2009, p. 147-168.
-
[21]
Raymond Schwab, La Renaissance orientale, Paris, Payot, 1950.
-
[22]
Stefan Zweig, Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam (1934 ; Érasme : grandeur et décadence d’une idée, trad. fr. A. Hella, « Le Livre de poche », no 14019), Castellio gegen Calvin, oder ein Gewissen gegen die Gewalt (1936 ; Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin, trad. fr. A. Hella, « Le Livre de poche », no 31947), Magellan. Der Mann und seine Tat (1938 ; Magellan, trad. fr. A. Hella, « Le Livre de poche », no 32491) et Amerigo. Die Geschichte eines historischen Irrtums (1941 ; Amerigo. Récit d’une erreur historique, trad. fr. D. Autrand, « Le Livre de poche », no 14058).
-
[23]
Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire » (1940), in Œuvres, trad. fr. M. de Gandillac, R. Rochlitz et P. Rusch, Paris, Gallimard, 2000, vol. 3, p. 431.
-
[24]
Jean Delumeau, « Réinterprétation de la Renaissance : les progrès de la capacité d’observer, d’organiser et d’abstraire », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1967, 14 (3), p. 296-297.
-
[25]
John Smail, « On the Possibility of an Autonomous History of Modern Southeast Asia », Journal of Southeast Asian History, 1961, 2 (2), p. 72-102.
-
[26]
Yves Person, Samori, une révolution dyula, Dakar, Institut fondamental d’Afrique noire, 1968-1975, 3 vol. ; François-Xavier Fauvelle et Marie-Hélène Perrot (éd.), Yves Person : historien de l’Afrique, explorateur de l’oralité, Paris, Publications de la Sorbonne, 2018.
-
[27]
Jean Aubin, Le Latin et l’Astrolabe. Recherches sur le Portugal de la Renaissance, son expansion en Asie et les relations internationales, Paris, Centre culturel Calouste Gulbenkian, 2000-2006 (1971-1994), 3 vol.
-
[28]
Michel Mollat, Les Explorateurs du xiiie au xvie siècle. Premiers regards sur les mondes nouveaux, Paris, CTHS, 2005 (1984), p. 6.
-
[29]
Il suffit, pour se convaincre de cette cécité historiographique, de consulter les sommaires des années 1960 et 1970 de la revue Terrae Incognitae. The Journal of the Society for the History of Discoveries – lesquels ne contiennent qu’une infime proportion d’articles consacrés à des entreprises exploratoires extra-européennes. Il fut même créé en 1974 à l’Université de Leyde un « Centre for the History of European Expansion and the Reactions to It » (Hendrik Wesseling, « The Leyden Centre for the History of European Expansion : Balance and Perspectives », Archipel. Revue d’études insulindiennes, 1979, 17, p. 15-22).
-
[30]
Nathalie Kouamé (dir.), Historiographies d’ailleurs. Comment écrit-on l’histoire en dehors du monde occidental ?, Paris, Karthala, 2014 ; Nelcheru Narayana Rao, David Shulman et Sanjay Subrahmanyam, Textures du temps. Écrire l’histoire en Inde, trad. fr. M. Fourcade, Paris, Seuil, « La Librairie du xxie siècle », 2004 (2001).
-
[31]
Jack Goody, Le Vol de l’histoire. Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, trad. fr. F. Durand-Bogaert, Paris, Gallimard, 2010 (2006) ; Pierre Déléage, La Folie arctique, Bruxelles, Zones sensibles, 2017 ; Serge Gruzinski, La Machine à remonter le temps. Quand l’Europe s’est mise à écrire l’histoire du monde, Paris, Fayard, 2017.
-
[32]
Michel de Certeau, L’Écriture de l’histoire, Paris, Gallimard, 2e éd., 1975, p. 3 (à quoi il faut ajouter la lecture de « Ethno-graphie. L’oralité, ou l’espace de l’autre : Léry », in ibid., p. 245-283).
-
[33]
« Vargas Llosa : “López Obrador tendría que haberse enviado la carta a sí mismo” », El Mundo, 27 mars 2019, et « Carta de AMLO. “Es una distorsión de los procesos” : cuatro historiadores de Mexico y Espana rechazan los argumentos del mandatorio », El País, 26 mars 2019.
-
[34]
Jacques Le Goff, Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ?, Paris, Seuil, « La Librairie du xxie siècle », 2014.
-
[35]
Fernand Braudel, « Pour une histoire sérielle : Séville et l’Atlantique (1504-1650) », Annales ESC., 1963, 18 (3), p. 541-553.
-
[36]
Bernard Vincent, 1492. « L’année admirable », Paris, Aubier, 1991.
-
[37]
Alain Milhou, Colomb et le messianisme hispanique, trad. fr. M. Milhou-Binard, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2007 (1983) ; Anthony Grafton (avec April Shelford), New World, Ancient Texts. The Power of Tradition and the Shock of Discovery, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1995.
-
[38]
John-Paul Ghobrial, « The Secret Life of Elias of Babylone and the Uses of Global Microhistory », Past & Present, 2014, 222 (1), p. 51-93 ; Romain Bertrand, Le Long Remords de la Conquête. Manille-Mexico-Madrid : l’affaire Diego de Ávila (1577-1580), Paris, Seuil, « L’Univers historique », 2015 ; Romain Bertrand et Guillaume Calafat, « La microhistoire globale : affaire(s) à suivre », Annales HSS., 2018, 73 (1), p. 3-19 ; Charlotte de Castelnau L’Estoile, Pascoa et ses deux maris. Une esclave entre Angola, Brésil et Portugal, Paris, PUF, 2019.
-
[39]
Fernand Braudel, « Pour une histoire sérielle : Séville et l’Atlantique… », art. cité.
-
[40]
Frederick G. Bailey, Les Règles du jeu politique : étude anthropologique, trad. fr. J. Copans, Paris, PUF, 1971 (1969).
-
[41]
Pour la définition anthropologique du trickster (littéralement le « fripon ») et une illustration du rôle-clef qu’il joue dans l’analyse structurale des mythes, cf. Claude Lévi-Strauss, La Potière jalouse, Paris, Plon, 1985.
-
[42]
François Pouillon (éd.) avec Alain Messaoudi, Dietrich Rauchenberger et Oumelbanine Zhiri, Léon l’Africain, Paris, Karthala, 2009 ; Natalie Zemon-Davis, Léon l’Africain, un voyageur entre deux mondes, Paris, Payot, 2007 (2006).
-
[43]
Mary Louise Pratt, « Arts of the Contact Zone », Profession, 1991, p. 33-40.
-
[44]
Ce que la sociologie étatsunienne contemporaine nomme le « passing ». Cf. Allyson Hobbs, A Chosen Exile : A History of Racial Passing in American Life, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2014.
-
[45]
Ricardo E. Alegría, Juan Garrido, el Conquistador Negro en las Antillas, Florida, Mexico y California (c. 1503-1540), San Juan, Centro de Estudios Avanzados de Puerto Rico y El Caribe, 1990.
-
[46]
Mathew Restall, « Black Conquistadors : Armed Africans in Early Modern Spain », The Americas, 2000, 57 (2), p. 174.
-
[47]
Gregorio Salinero, « Sistemas de nominación e inestabilidad antroponímica moderna », in Gregorio Salinero et Isabel Testón Núñez (dir.), Un juego de engaños. Movilidad, nombres y apellidos en los siglos XV a XVIII, Madrid, Casa de Velázquez, 2010, p. 9-26.
-
[48]
Sous cette rubrique, l’une des carrières de « transfuge racial » les plus étonnantes est assurément celle du « milliardaire mexicain » Guillermo-Enrique Eliseo, lequel s’appelait en réalité William-Henry Ellis. Né esclave au Texas, ce dernier avait réussi, par un « virtuose travail d’invention de soi », à franchir la « color line », et même à s’immiscer, dans les années 1900, au sein des cercles de pouvoir de Wall Street et du parti républicain. Cf. Karl Jacoby, L’esclave qui devint millionnaire. Les vies extraordinaires de William Ellis, Toulouse, Anacharsis, trad. fr. P. Pasquali et B. Trépied, 2018 (2016).
-
[49]
Kapil Raj, Relocating Modern Science. Circulation and the Construction of Knowledge in South Asia and Europe (1650-1900), Londres, Palgrave Macmillan, 2007 ; Simon Schaffer, Lissa Roberts, Kapil Raj et James Delbourgo (dir.), The Brokered World. Go-Betweens and Global Intelligence (1770-1820), Sagamore Beach, Science History Publications, Uppsala Studies in History of Science, 2009.
-
[50]
John van wyhe et Gerrell M. drawhorn, « “I am Ali Wallace” : The Malay Assistant of Alfred Russel Wallace », Journal of the Malaysian Branch of the Royal Asiatic Society, 2015, 88 (1), p. 3-31.
-
[51]
Félix Driver et Lowri Jones (dir.), Hidden Histories of Exploration, Londres, Royal Holloway-University of London, 2009. Cet ouvrage forme le pendant textuel de l’exposition éponyme organisée du 15 octobre au 10 décembre 2009 par la Royal Geographical Society à partir d’artefacts tirés de ses propres collections. Le catalogue de cette exposition est consultable à l’adresse http://www.hiddenhistories.rgs.org/introduction.
-
[52]
Amadou Hampaté Ba, L’Étrange Destin de Wangrin, ou les roueries d’un interprète africain, Paris, Union Générale d’Édition, 1973 ; Ralph A. Austen, « Finding the Historical Wangrin, or the Banality of Virtue », Journal of West African History, 2015, 1 (1), p. 37-58.
-
[53]
Henri Brunschwig, Noirs et Blancs dans l’Afrique noire française, ou comment le colonisé devient colonisateur (1870-1914), Paris, Flammarion, 1983.
-
[54]
Gayatri Chakravorty Spivak, « Can the Subaltern Speak ? », in Cary Nelson et Lawrence Grossberg (éd.), Marxism and the Interpretation of Culture, Chicago, University of Illinois Press, 1988, p. 271-313.
-
[55]
Jacobus C. van Leur, Indonesian Trade and Society. Essays in Asian Social and Economic History, La Haye, Van Hoeve, 1967 (1940), p. 265.
-
[56]
Romain Bertrand, L’Histoire à parts égales. Récits d’une rencontre Orient-Occident (xvie-xviie siècle), Paris, Seuil, « L’Univers historique », 2011 (« Points Histoire », 2014).
-
[57]
Serge Gruzinski, Les Quatre Parties du monde. Histoire d’une mondialisation, Paris, La Martinière, 2004 (« Points Histoire », 2006) ; Sanjay Subrahmanyam, Explorations in Connected History. Vol. I. Mughals and Franks. Vol. II. From the Tagus to the Ganges, Oxford, Oxford University Press, 2005, et id. « Par-delà l’incommensurabilité : pour une histoire connectée des empires aux temps modernes », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2007, 54 (4 bis), p. 34-53.
-
[58]
Michel Espagne et Michaël Werner (prés.), Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand (xviiie-xixe siècles), Paris, Éditions Recherche sur les civilisations, 1988.
-
[59]
Fernand Braudel, La Méditerranée et le Monde méditerranéen au temps de Philippe II, Paris, Armand Colin, 1990 (1949), vol. 2, p. 488.
-
[60]
Serge Gruzinski, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999.
-
[61]
Michel Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l’histoire », in id., Dits et écrits, Paris, Gallimard, 1994 (1971), vol. 2, p. 136-157.
-
[62]
Sanjay Subrahmanyam, Vasco de Gama. Légende et tribulations du vice-roi des Indes, Paris, Alma, 2012 (1998) (« Point Histoire », 2014).
-
[63]
Michael N. Pearson, Port Cities and Intruders : The Swahili Coast, India, and Portugal in the Early Modern Era, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1998 ; Éric Vallet, L’Arabie marchande. État et commerce sous les sultans rasūlides du Yémen (626-858/1229-1454), Paris, Publications de la Sorbonne, 2010 ; Engseng Ho, The Graves of Tarim. Genealogy and Mobility Across the Indian Ocean, Berkeley, University of California Press, 2006.
-
[64]
Camilla Townsend, Malintzin’s Choices : An Indian Woman in the Conquest of Mexico, Albuquerque, University of New Mexico Press, 2006.
-
[65]
Alban Bensa et Atéa Antoine Goromido, Histoire d’une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie), Paris, Karthala, 2005 ; Benoît Beucher, Manger le pouvoir au Burkina Faso. La noblesse mossi à l’épreuve de l’Histoire, Paris, Karthala, 2017.
-
[66]
Achille Mbembe, La Naissance du maquis dans le Sud-Cameroun (1920-1960). Histoire des usages de la raison en colonie, Paris, Karthala, 1996 ; Romain Bertrand, Politiques du moment colonial. Historicités indigènes et rapports vernaculaires au politique en « situation coloniale », Paris, CERI-Sciences Po, 2008 ; Camille Lefebvre, « Zinder 1906, histoires d’un complot. Penser le moment de l’occupation coloniale », Annales HSS., 2017, 72 (4), p. 945-981.
-
[67]
Nicolas Dirks, « Colonial Histories and Native Informants : Biography of an Archive », in Carol Breckenridge et Peter van der Veer (éd.), Orientalism and the Postcolonial Predicament. Perspectives on South Asia, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1993, p. 279-313.
-
[68]
Éric Vuillard, Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody, Arles, Actes Sud, 2014.
-
[69]
Jean Tardieu, La Part de l’ombre, Paris, Gallimard, 1972, p. 211.
-
[70]
Carlo Ginzburg, Nulle île n’est une île. Quatre regards sur la littérature anglaise, trad. fr. M. Rueff, Lagrasse, Verdier, 2005 (2000).
-
[71]
Marshall Sahlins, Des Îles dans l’histoire, trad. fr. J. Revel et al., Paris, EHESS, 1989 ; Marshall Sahlins et Patrick V. Kirch, Anahulu. The Anthropology of History in the Kingdom of Hawaii, Chicago, Chicago University Press, 1992, 2 vol. ; Greg Dening, Islands and Beaches. Discourse on a Silent Land : Marquesas (1774-1880), Honolulu, The University Press of Hawaii, 1980. Il en va d’ailleurs de même de ces « îles dans le désert » que sont, en monde saharien, les oasis et les escales caravanières (cf. Judith Scheele, Smugglers and Saints of the Sahara : Regional Connectivity in the Twentieth Century, Cambridge, Cambridge University Press, 2012). Pour une « histoire épaisse » des forêts tropicales humides, cf. Jan Vansina, Paths in the Rainforest. Toward A History of Political Tradition in Equatorial Africa, Londres, James Currey, 1990.
-
[72]
Pekka Hämäläinen, L’Empire Comanche, trad. fr. F. Cotton, Toulouse, Anacharsis, 2012 (2008).
-
[73]
Kathleen Du Val, The Native Ground. Indians and Colonists in the Heart of the Continent, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2006.
-
[74]
Paul Ricoeur, « Contingence et rationalité dans le récit », Phänomenologische Forschungen, 1986, 18, p. 11-29 ; Jean-Frédéric Schaub, « Le monde comme interprétation : quand l’historien se fait traducteur », Critique, 2012, 779, p. 292.
-
[75]
Marshall Sahlins, « The Stranger-King or, Elementary Forms of the Politics of Life », Indonesia and the Malay World, 2008, 36 (105), p. 177-199.
-
[76]
Pierre Chaunu, Colomb ou la logique de l’imprévisible, Paris, Éd. François Bourin, 1993, p. 282.
-
[77]
Femme S. Gaastra, De geschiedenis van de VOC, Zutphen, Walburg Pers, 2002 (1991).
-
[78]
Philip J. Stern, The Company-State : Corporate Sovereignty and the Early Modern Foundations of the British Empire in India, Oxford, Oxford University Press, 2012.
-
[79]
Denys Lombard, Le Carrefour javanais. Essai d’histoire globale. Vol. 1. Les limites de l’occidentalisation, Paris, EHESS, 1990, p. 53.
-
[80]
Philippe Beaujard, Les Mondes de l’océan Indien. Tome 2. L’Océan Indien, au cœur des globalisations de l’Ancien Monde, Paris, Armand Colin, 2012.
-
[81]
Nathan Wachtel, La Vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la conquête espagnole, Paris, Gallimard, 1971.
-
[82]
Leonard Blussé et Femme S. Gaastra (éd.), On the Eighteenth Century as a Category of Asian History : Van Leur in Retrospect, New York, Ashgate, 1998.
-
[83]
Kenneth Pomeranz, Une grande divergence. La Chine, l’Europe et la construction de l’économie mondiale, trad. fr. N. Wang et M. Arnoux, Paris, Albin Michel, 2010 (2000) ; Roy Bin Wong, China Transformed : Historical Change and the Limits of European Experience, Ithaca, Cornell University Press, 1997 ; Jean-Laurent Rosenthal et Roy Bin Wong, Before and Beyond Divergence : The Politics of Economic Change in China and Europe, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2011.
-
[84]
Frederick Cooper, « Conflict and Connection : Rethinking Colonial African History », The American Historical Review, 1994, 99 (5), p. 1516-1545.
-
[85]
Cécile Maclaughlin, « Quand les garçonnes voyagent », Querelles, 2006, p. 133-144 ; Évelyne Combeau-Mari et Valérie Boulain (dir.), Les Voyageuses dans l’océan Indien (xixe-première moitié du xxe siècle). Identités et altérités, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019 ; Lauren Beck, « The Feminine Subject in the History of Discovery and Exploration », Terrae Incognitae. The Journal of the Society for the History of Discoveries, 2016, 48 (1), p. 1-4.
-
[86]
Ann Laura Stoler, La Chair de l’empire. Savoirs intimes et pouvoirs raciaux en régime colonial, Paris, La Découverte, trad. fr. S. Roux, 2013 (2002) ; Serge Tcherkezoff, « La Polynésie des vahinés et la nature des femmes : une utopie masculine occidentale », Clio. Femmes, Genre, Histoire, 2005, 22, p. 63-82.
-
[87]
Bruce Berman et John Lonsdale, Unhappy Valley. Conflict in Kenya and Africa, 2 vol., Athens, Ohio University Press, 1992 ; John Iliffe, Honour in African History, New York, University of Cambridge Press, 2005.
-
[88]
Lettre citée in Laure Dominique Agniel, Alexandra David-Neel. Exploratrice et féministe, Paris, Tallandier, 2018, p. 117.
-
[89]
Manuela Ledesma Pedraz, « Alexandra David-Néel ou l’art de la fugue et du déguisement », Clio. Femmes, Genre, Histoire, 2008, 28, p. 213-222.
-
[90]
Fernand Braudel, « La double faillite “coloniale” de la France aux xve et xvie siècles », Annales ESC., 1949, 4, p. 451-456.
-
[91]
Sur l’entrelacement, sinon même la consubstantialité des dispositifs du contrôle colonial et de ceux de la collecte scientifique, cf., pour le cas hispanique, Samir Boumediene, La Colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde » (1492-1750), Vaulx-en-Velin, Éditions des Mondes à faire, 2016, et, pour le cas français, James E. McClellan III et François Regourd, The Colonial Machine. French Science and Overseas Expansion in the Old regime, Turnhout, Brepols, 2011.
-
[92]
Philippe Büttgen, Alain de Libera, Marwan Rached et Irène Rosier-Catach, Les Grecs, les Arabes et nous. Enquête sur l’islamophobie savante, Paris, Fayard, 2009.
-
[93]
Jeremy Brotton, Le Bazar Renaissance. Comment l’Orient et l’islam ont influencé l’Occident, trad. fr. P. Chemla, Paris, Les Liens qui libèrent, 2014 (2002) ; Peter Burke, Luke Clossey et Felipe Fernández-Armesto, « The Global Renaissance », Journal of World History, 2007, 28 (1), p. 1-30.
-
[94]
Pour d’autres exemples marquants de cette fascination des penseurs arabes pour le Japon, cf. Alain Roussillon, Identité et modernité. Les voyageurs égyptiens au Japon (xixe-xxe siècle), Arles, Actes Sud, 2005.
-
[95]
Christopher Bayly, La Naissance du monde moderne (1780-1914), Paris, Éditions de l’Atelier, 2007 (2004) ; Jürgen Osterhammel, La Transformation du monde. Une histoire globale du xixe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2017 (2009) ; Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre (dir.), Histoire du monde au xixe siècle, Paris, Fayard, 2017.
-
[96]
Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, Paris, Plon, 1955, p. 1.
-
[97]
Francis Ponge, Pour un Malherbe, Paris, Gallimard, 1965, p. 125.
-
[98]
Jean-Frédéric Schaub, « La catégorie “études coloniales” est-elle indispensable ? », Annales HSS., 2008, 63 (3), p. 625-646.
-
[99]
António Lobo Antunes, Le Retour des caravelles, trad. fr. M. Giudicelli et O. Kleiman, Paris, « Points », 2003 (As naus, 1988).
Il en va des « Grandes Découvertes » comme de ces messieurs des villes venus démarcher en souliers vernis dans les campagnes : l’expression éveille le soupçon réservé aux êtres et aux énoncés trop polis pour être honnêtes. Pour autant, nous ne savons pas très bien comment ni pourquoi lui refuser notre confiance. Car la formule a acquis, par le jeu de ses réemplois savants comme de ses usages ordinaires, une rare puissance d’évocation. Qu’on s’avise de la prononcer, ne fût-ce que mentalement, et aussitôt se lève dans notre esprit une cohorte d’images, de dates et de personnages. « Grandes Découvertes » convoque « 1492 », Vasco de Gama, Magellan, Jacques Cartier, trois caravelles et quelques Indiens.
Plus précisément, le récit public auquel la formule a donné lieu s’ordonne tout entier autour de trois idées. Premièrement : seule parmi les « civilisations », l’Europe fut animée de « l’esprit de découverte », et seule elle parvint à se donner les moyens techniques de l’exploration des mondes lointains. Deuxièmement : la répétition de ces entreprises exploratoires possédait un aspect cumulatif, qui confère à leur inventaire chronologique le caractère d’un processus. De voyage en voyage s’affinent des itinéraires, se précisent des relevés, s’étoffent un savoir nautique et des méthodes commerciales, de sorte que le fil rouge d’un dessein collectif court de la circumnavigation portugaise de l’Afrique, à partir de la conquête de Ceuta en 1415, jusqu’à l’établissement des premiers comptoirs fortifiés néerlandais et britanniques en Asie du Sud et du Sud-Est dans les années 1600…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
27,00 €