IV - La névrose refuse au désir sa libre circulation
- Par Yves Prigent
Pages 99 à 116
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- PRIGENT, Yves,
- Prigent, Yves.
- Prigent, Y.
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La foi est l’acceptation d’un certain parcours, celui de la libre circulation du désir. La névrose est le refus de ce parcours par blocage du flux désirant de plusieurs façons et à plusieurs niveaux. Ces différentes façons, ces différents niveaux se trouvent inscrits dans la partie inférieure du modèle n° 2.
Au quadrant inférieur droit, nous voyons comment le désir peut être refoulé dans la zone symbolique, ne venant pas animer l’existence, tournant sur lui-même à l’intérieur de l’être sans déboucher sur la vie extérieure. Ainsi, au lieu d’être le moteur d’une histoire, il n’est que l’animateur de rêves sans prise sur le réel. Comme il faut bien que l’existence extérieure soit animée, ces sujets névrotiques devront la mettre en rapport fusionnel avec d’autres personnes (dépendance affective, conformisme) ou avec des valeurs (idéalisme). Ces êtres ont une vie intérieure riche, remuant mille rêves, véritable réserve sous pression de symboles inemployés tournoyant sur eux-mêmes en s’affolant. C’est bien de la folle du logis qu’il s’agit, s’affairant et n’aboutissant à rien, à l’intérieur de son enclavement, alors que sa vie extérieure, celle que l’on connaît, celle qu’elle-même se reconnaît, est livrée, sans défense, aux influences extérieures, à une véritable colonisation par l’autre, les désirs des autres.
Qu’il s’agisse de la dépendance affective où on attend que le désir d’un autre anime et donne sens à sa vie, qu’il s’agisse du conformisme où on compte sur la vox popul…
Date de mise en ligne : 03/02/2026
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