Chapitre XIV. Masculin et féminin : l’acte sexuel à l’épreuve de l’excitation
Pages 193 à 214
Citer ce chapitre
- ASSOUN, Paul-Laurent,
- Assoun, Paul-Laurent.
- Assoun, P.-L.
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- Assoun, P.-L.
- Assoun, Paul-Laurent.
- ASSOUN, Paul-Laurent,
Notes
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[1]
S. Freud, Au-delà du principe de plaisir, chap.VII, GW XIII, 68.
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[2]
S. Freud, Sur la sexualité féminine, section III, GW XIV, 533-534.
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[3]
P.-L. Assoun, Leçons psychanalytiques sur Masculin et Féminin, Paris, Economica-Anthropos, 3e éd., 2013, p. 86-88.
-
[4]
S. Freud, Nouvelle suite des conférences de psychanalyse, XXXIIIe, « La féminité », GW XV, 141.
-
[5]
J. Lacan, La Troisième, 1974.
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[6]
S. Freud, Pour l’introduction du narcissisme, sect. II, GW X, 150.
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[7]
S. Ferenczi, Thalassa. Psychanalyse des origines de la vie sexuelle, Paris, Payot, 1974, chap. 1, p. 31.
-
[8]
Ibid., chap. 3, p. 59.
-
[9]
S. Freud, L’Organisation génitale infantile, 1913, GW XIII, 295.
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[10]
S. Ferenczi, Thalassa. Psychanalyse des origines de la vie sexuelle, op. cit., chap. V, p. 72.
-
[11]
Op. cit., ibid., p. 32.
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[12]
Wilhelm Reich, La Fonction de l’orgasme, 1927 ; 1934.
-
[13]
S. Freud, Hommage funèbre à Ferenczi, mai 1933.
-
[14]
S. Freud, Trois essais sur la théorie sexuelle, III, section 4, GW V, 122.
-
[15]
S. Freud, Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse, sect. 2, GW VIII, 86-87.
-
[16]
S. Freud, Trois essais, op. cit.
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[17]
S. Freud, Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, 1909, sect. III, GW VIII, 170-171.
«Nous avons tous expérimenté que le plaisir le plus grand qui nous est accessible, celui de l’acte sexuel, est lié à l’extinction momentanée d’une excitation hautement élevée (momentanen Erlöschen einer hochgesteigerten Erregung)
. » Ainsi Freud caractérise-t-il le plus clairement le destin croisé de l’excitation et de l’acte au cœur du sexuel. L’acte se déplace entre ces deux états de l’excitation, son ascension et son extinction – au sens de « l’action » par laquelle il est mis fin à l’embrasement d’un feu.
Mais, comme en écho, dans son écrit majeur consacré à la féminité, il soulève, sur le mode de l’ironie, une question majeure : dès lors que l’on chercherait à ramener « l’excitation sexuelle à l’effet de substances chimiques déterminées », ne peut-on s’attendre à ce qu’« un jour la biochimie nous offre une substance dont la présence provoque l’excitation sexuelle masculine et une autre l’excitation sexuelle féminine » ? C’est, autrement dit, la question de la scission de « l’excitation sexuelle » (Sexualerregung) sous l’effet de la différence sexuelle qui est soulevée.
C’est somme toute la meilleure manière d’aborder la question du rapport sexuel homme/femme, en tant qu’il fait se rencontrer et se connecter deux régimes d’excitation dont on peut se demander si, alors même qu’ils obéissent à une procédure unique, ils sont bien de la même nature, si même le mot « excitation » a bien le même sens quand on l’applique à la femme et/ou à l’homme et selon qu’on le décline sur le mode (grammatical) masculin ou féminin…
Date de mise en ligne : 05/04/2017
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