Chapitre 20. Les illusions perdues
Pages 370 à 380
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- DE MONTBRIAL, Thierry,
- De Montbrial, Thierry.
- De Montbrial, T.
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Huit ans après le début de leur intervention en Irak, les États-Unis ont décidé de retirer leurs forces de combat. Il aura fallu neuf mois après les élections législatives de mars 2010 pour former un gouvernement, évidemment dominé par les chiites. L’activité économique – notamment pétrolière – a repris, mais la sécurité du pays reste fragile et, plus encore, son équilibre politique. Pour une bonne part, l’avenir de l’Irak dépendra de ses relations avec ses voisins, la Turquie et l’Iran – les deux grands États de la région – et de l’avenir de trois États arabes majoritairement sunnites (la Syrie, la Jordanie et l’Arabie Saoudite), actuellement pris dans la tornade du « printemps arabe », surtout la Syrie. D’où un haut degré d’incertitude.
Il faut, à ce stade, évoquer le conflit israélo-palestinien. Les efforts considérables déployés par le président Obama n’ont pas porté leurs fruits et, lors du dernier voyage de Benyamin Netanyahou à Washington, chacun a pu observer le contraste entre la tension de leur relation et la parfaite maîtrise que le Premier ministre israélien a du jeu parlementaire américain, dont témoignent les ovations répétées pendant son discours au Congrès. Cela dit, il est dans son propre pays à la tête d’une coalition fragile et turbulente. Du côté palestinien, la réconciliation (en mai) entre le Fatah et le Hamas reste à tester, mais les Américains s’interdisent toujours de négocier avec le Hamas qui ne s’en est jamais pris directement à leurs intérêts, alors qu’ils parlent avec les Talibans, complices des attentats du 11 septembre 2001. Beaucoup d’analystes estiment nécessaire « d’engager le Hamas »…
Date de mise en ligne : 16/05/2025
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