Chapitre 5. Et à la fin, l’URSS se suicide
Pages 115 à 138
Citer ce chapitre
- DE MONTBRIAL, Thierry,
- De Montbrial, Thierry.
- De Montbrial, T.
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- DE MONTBRIAL, Thierry,
Notes
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[1]
La rédaction de ce texte a été achevée le 11 août 1992.
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[2]
Siège du Congrès des députés du peuple jusqu’à la crise constitutionnelle de 1993 ; aujourd’hui ce bâtiment abrite le gouvernement russe [NdE].
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[3]
Guennadi Ianaïev (1937-2010), devient membre du bureau politique du Parti communiste de l’URSS en 1990, puis vice-président de l’Union soviétique (1990 à août 1991) [NdE].
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[4]
Après la déclaration d’indépendance de la Lituanie, de l’Estonie et de la Lettonie en 1990, puis de la Georgie en avril 1991, neuf républiques soviétiques proclament leur indépendance entre le 24 août et le 27 octobre 1991. À cette date, l’URSS n’est plus constituée que de la Russie et du Kazakhstan. Le 8 décembre 1991, les dirigeants de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie – membres fondateurs de l’URSS – se réunissent dans l’ouest de la Biélorussie pour signer les accords de Bélaveja proclamant la dissolution de l’Union soviétique et annonçant la formation de la Communauté des Etats indépendants (CEI). Selon certaines sources, Noursoultan Nazarbaïev devait les rejoindre, mais il a finalement préféré rejoindre Mikhail Gorbatchev à Moscou. Le 26 décembre 1991, la chambre haute du Soviet Suprême de l’URSS a voté la dissolution [NdE].
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[5]
Leonid Kravtchouk et Boris Eltsine sont parvenus à un accord sur ce point le 3 août 1992 [NdA].
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[6]
Dans les anciennes républiques soviétiques occidentales (Ukraine, Moldavie et Biélorussie), les républiques d’Asie centrale et au Kazakhstan, la division des forces armées de l’ex-URSS a été réalisée en déclarant le transfert de toutes les unités militaires stationnées sur leurs territoires sous juridiction locale. Le personnel, les munitions et les installations militaires sont ainsi passés aux forces armées des pays nouvellement créées. Des problèmes graves sont survenus uniquement lors de la division de la flotte de la mer Noire entre l’Ukraine et la Russie (entamée en 1992 et qui s’est prolongée jusqu’en 2000) [NdE].
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[7]
Le 26 avril 1986, un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose et entraîne l’émission dans l’atmosphère d’une grande quantité de produits radioactifs. Les retombées radioactives se sont étendues surtout sur le territoire de l’Ukraine, de la Biélorussie et de la Russie, mais également sur une partie de l’Europe occidentale [NdE].
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[8]
Le groupe de Višegrad réunit la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie [NdE].
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[9]
Plusieurs référendums sur le traité de Maastricht ont eu lieu dans les pays européens (France, Irlande, Danemark). Le référendum français du 20 septembre 1992 a approuvé la ratification du traité avec 51,1 % des voix [NdE].
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[10]
Paragraphe 11 du communiqué d’Oslo [NdA].
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[11]
André Siegfried, Les États-Unis d’aujourd’hui, Paris, Armand Colin, 1927. Le texte cité est le premier paragraphe du chapitre XXIV : « Relations franco-américaines ». Voir également Jean-Baptiste Duroselle, La France et les États-Unis. Des origines à nos jours, Paris, Le Seuil, 1976. Voir aussi Thierry de Montbrial, « Franco-American Relations : A Historical-Structural Analysis » dans Cambridge Review of International Affairs, vol. 17, no 3, octobre 2004.
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[12]
Appelée également « divorce de velours », la dissolution de la Tchécoslovaquie en 1992 a conduit à sa transformation en deux Etats indépendants : la République tchèque et la Slovaquie [NdE].
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[13]
Comme je l’ai mentionné plus haut, il conviendrait aujourd’hui de réserver l’appellation d’Europe de l’Est à la partie non asiatique de l’ex-Union soviétique {NdA].
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[14]
François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, première partie, 1811.
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[15]
Boutros Boutros-Ghali (1922-2016), sixième Secrétaire général de l’ONU (1992-1996). On lui reproche l’échec des forces onusiennes en Yougoslavie [NdE].
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[16]
Le général canadien Lewis Mackenzie commandait le secteur de Sarajevo au nom de la FORPRONU [NdE].
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[17]
Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion, 1992.
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[18]
Jean-Christophe Rufin, L’Empire et les nouveaux barbares, Paris, Jean-Claude Lattès, 1991.
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[19]
Le 4 février 1992, le Mouvement révolutionnaire bolivarien – 200 (MBR-200), dirigé par Hugo Chavez, tente un coup d’Etat contre le président Carlos Andrés Pérez, accusé de ne pas respecter les engagements électoraux et d’avoir engagé des répressions. Ce coup d’Etat a échoué [NdE].
Le 19 août 1991, le monde a assisté à un grand bond en arrière à Moscou. On n’oubliera pas de sitôt le lamentable spectacle de la brochette de « putschistes » alignés autour du terne Guennadi Ianaïev. L’image rappelait les tristes photos du Politburo d’antan, avant l’apparition du sémillant Mikhaïl Gorbatchev.
Vrai putsch ou journées des dupes ? Le moment venu, l’accès aux archives permettra de trancher. On sait d’ores et déjà que les putschistes, ou supposés tels, avaient en tête de faire l’un de ces coups d’État légaux dont l’histoire du PCUS fut remplie. Mais Mikhaïl Gorbatchev, incontestablement coupable de faiblesse car il n’avait pas réagi aux multiples avertissements qu’il avait reçus, refusa d’entrer dans la combinaison. De leur côté, les comploteurs manquèrent de détermination. Leur affaire fut mal engagée. Ils s’effondrèrent lorsqu’il devint clair que la seule façon de réussir était de tirer sur la foule, à Moscou et à Leningrad. Irrésolus en fait dès le début, ils se donnèrent si peu les moyens du succès que les communications avec la fameuse Maison Blanche ne furent jamais coupées. C’est ainsi que Boris Eltsine put finalement s’imposer comme le vrai tombeur du communisme, avec lequel Mikhaïl Gorbatchev n’avait jamais vraiment voulu ou osé rompre. Dressé sur son char, brandissant le drapeau rouge, bleu et blanc de la Russie, Boris le Grand rompait aux yeux du monde avec sept décennies de bolchevisme.
Les putschistes voulaient sauver l’Union soviétique et le parti communiste…
Date de mise en ligne : 16/05/2025
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