III. Les universités
Pages 63 à 104
Citer ce chapitre
- VASCONCELLOS, Maria,
- Vasconcellos, Maria.
- Vasconcellos, M.
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- Vasconcellos, M.
- Vasconcellos, Maria.
- VASCONCELLOS, Maria,
L'évolution des différentes institutions d'enseignement supérieur comme l'accroissement inégal des populations accueillies, la transformation de la composition sociale des publics et tous les effets corrélatifs ne peuvent se comprendre qu'à partir des relations qu'elles entretiennent avec l'ensemble de l'enseignement supérieur. Les universités formellement « ouvertes » à tous les bacheliers ou détenteurs d'un titre équivalent subissent les effets du recrutement sélectif effectué par les autres institutions du supérieur et ceux de l'écart des niveaux. Contraintes d'accueillir un flot croissant d'étudiants, plus ou moins bien préparés à suivre les enseignements, les universités présentent en fait une hiérarchisation interne des disciplines.
Traditionnellement, on distinguait les études de lettres, sciences, médecine et droit. Ces deux dernières disciplines recrutaient des étudiants dotés d'un niveau plus élevé de ressources culturelles, scolaires et sociales. Actuellement, avec l'élargissement des filières d'études dans les universités, la hiérarchisation des disciplines ne correspond pas seulement aux caractéristiques de leurs publics (origines sociales et scolaires) mais aussi aux débouchés professionnels ouverts et à la valeur inégale des diplômes sur le marché du travail. Ainsi, certaines disciplines à l'université s'éloignent des secteurs sélectifs et d'autres, au contraire, sont en profonde concurrence avec les diplômés des grandes écoles (gestion, ingénierie, etc.). Aux différences de filières d'études ou de disciplines s'ajoute le lieu dans lequel le diplôme est préparé (dans une université située dans une grande ville ou dans une antenne universitaire en ville moyenne)…
Date de mise en ligne : 01/01/2011
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