Prévoir l’imprévu
Pages 241 à 250
Citer ce chapitre
- VANDERLINDEN, Jean-Paul,
- GEMENNE, François,
- Vanderlinden, Jean-Paul.
- Vanderlinden, J.-P.
- F. Gemenne
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0241
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- Vanderlinden, J.-P.
- F. Gemenne
- Vanderlinden, Jean-Paul.
- VANDERLINDEN, Jean-Paul,
- GEMENNE, François,
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0241
Prévoir l’imprévu, entrevoir l’imprévisible, rendre plausible le non-probabilisable, ces expressions apparemment oxymoriques sont au cœur de la prospective environnementale en général, et de la prospective climatique en particulier. Par l’exploration des champs des possibles, pour se préparer, pour aider à la prise de décision, aujourd’hui ou plus tard, la construction de scénarios prospectifs est également un enjeu crucial des problématiques croisées de l’environnement et des relations internationales. Les exemples les plus connus de scénarios prospectifs sont ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) (IPCC, 2000), ceux de l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) ou encore ceux de l’Avenir de l’environnement mondial (Global Environment Outlook) du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE, 1999).
Néanmoins, l’expression « prospective environnementale » et les pratiques de scénarisation associées recouvrent des réalités et des objectifs variés. Notre objectif est ici de permettre au lecteur de décrypter cette diversité, ses origines et ainsi d’appréhender tant l’importance des fondements théoriques de la scénarisation que ses conséquences dans les pratiques actuelles. Après un bref historique, nous présenterons les concepts centraux de la prospective telle que nous l’envisageons. Nous nous intéresserons ensuite à la nature des incertitudes avant de proposer une typologie simple des approches de la scénarisation et des avantages qui y sont associés…
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