Réalité multiscalaire et articulations multiniveaux dans la gouvernance environnementale globale
- Par Daniel Compagnon
Pages 127 à 135
Citer ce chapitre
- COMPAGNON, Daniel,
- GEMENNE, François,
- Compagnon, Daniel.
- Compagnon, D.
- F. Gemenne
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0127
Citer ce chapitre
- Compagnon, D.
- F. Gemenne
- Compagnon, Daniel.
- COMPAGNON, Daniel,
- GEMENNE, François,
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0127
Chacun peut intuitivement sentir que les problèmes environnementaux se posent simultanément à différents niveaux : de celui du ruisseau pollué au bout de son jardin à celui du « trou » dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique ; du marais avoisinant sacrifié, avec sa flore et sa faune remarquables, à la construction d’une autoroute supplémentaire, jusqu’à la disparition accélérée de milliers d’espèces, qualifiée de sixième extinction de la biodiversité, enjeu global s’il en est. Mais entre le local et le global, l’échelon des politiques nationales est également déterminant ; les États ayant, de longue date, revendiqué la souveraineté sur leurs ressources naturelles (notamment dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique [CDB] adoptée en 1992), et donc le droit d’en user librement. Les effets d’échelle sont consubstantiels à l’idée même d’un environnement naturel planétaire pensé comme une biosphère. La réalité multiscalaire est un défi majeur à la gouvernance globale de ces enjeux.
Pourtant, la réflexion théorique sur les échelles et les glissements d’échelle demeure insuffisante, en particulier en science politique. Souvent perçues comme un donné objectif intangible (comme c’est largement le cas en physique ou en biologie), les échelles spatiales et politiques sont mobilisées de façon acritique. En particulier, les niveaux de décision politique sont analysés comme s’ils étaient essentiellement indépendants les uns des autres. Certes, l’approche de l…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
22,99 €
Acheter ce chapitre
3,00 €