Chapitre VIII
On n’apprend pas n’importe quand
- Par Jean Caston
Pages 217 à 244
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- CASTON, Jean,
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- Caston, J.
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L’Homme, ainsi d’ailleurs que tous les êtres vivants, possède une dimension temporelle. On peut évoquer ce facteur temps en disant que l’Homme est du temps accumulé qui s’écoule de notre plus lointain ancêtre jusqu’à l’Homo sapiens actuel (temps phylogénétique), mais qui s’écoule aussi depuis la fécondation jusqu’à la mort (temps ontogénétique). Ce faisant, on considère le temps comme un phénomène linéaire, continu, qui se compte soit en millions ou dizaines de millions d’années (durée de la phylogenèse), soit en dizaines d’années (durée de l’ontogenèse). Toutefois, ceci n’est qu’une façon de considérer le temps. On peut, en effet, l’envisager aussi comme un phénomène rythmique, cyclique. De fait, les différentes constantes biologiques des êtres vivants, régulées par des mécanismes nerveux et endocriniens dont l’ensemble concourt à la stabilisation des équilibres connue sous le terme d’homéostasie, ne sont constantes qu’apparemment. Certes, la température centrale de l’Homme est toujours égale à 37 °C, son taux de glucose sanguin est de 1 g/1 et son rythme cardiaque de 70 pulsations/mn. Mais ces différentes « constantes », et bien d’autres, varient périodiquement, cycliquement. Le fonctionnement des systèmes vivants est soumis à des rythmes : les rythmes biologiques. L’Homme, système vivant, n’échappe pas à ces rythmes biologiques, bien sûr, mais avec l’avènement de la culture se sont greffés des rythmes socioculturels avec lesquels ils interfèrent. De plus, la Terre, le Soleil, les planètes, l’univers tout entier, sont également le siège de rythmes qui, eux aussi, vont influencer les rythmes biologiques…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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