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I – Du contre-transfert

Pages 121 à 141

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  • Joubert, M.
(2009). I – Du contre-transfert. L'enfant autiste et le psychanalyste : Essai sur le contre-transfert dans le traitement des enfants autistes (p. 121-141). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/l-enfant-autiste-et-le-psychanalyste--9782130575191-page-121?lang=fr.

  • Joubert, Martin.
« I – Du contre-transfert ». L'enfant autiste et le psychanalyste Essai sur le contre-transfert dans le traitement des enfants autistes, Presses Universitaires de France, 2009. p.121-141. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-enfant-autiste-et-le-psychanalyste--9782130575191-page-121?lang=fr.

  • JOUBERT, Martin,
2009. I – Du contre-transfert. In : L'enfant autiste et le psychanalyste Essai sur le contre-transfert dans le traitement des enfants autistes. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Le fil rouge, p.121-141. URL : https://shs.cairn.info/l-enfant-autiste-et-le-psychanalyste--9782130575191-page-121?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « Transfert à analyser ; transfert pour analyser », in J.-L. Donnet, Le divan bien tempéré, Paris, puf, « Le Fil rouge », 1995, p. 91.
  • [2]
    Il faudrait préciser ici le terme de transfert, qui renvoie à l’idée d’un déplacement sur l’analyste d’une conflictualité psychique vécue avec l’objet. Parler, ici, de transfert est évidemment un abus de langage. On peut considérer que le transfert d’un enfant solidement fixé dans une « coque autistique » n’existe et ne se manifeste, au moins dans un premier temps, que à l’intérieur même du contre-transfert de l’analyste.
  • [3]
    À ce sujet, voir W. R. Bion ou H. Searles (1979), Le contre-transfert, Paris, Gallimard, 1981.
  • [4]
    J.-L. Donnet, « La neutralité et l’écart sujet-fonction », Revue française de Psychanalyse, Paris, puf, 2007, t. LXXI, no 3.
  • [5]
    Cf. C.-J. Parat (1976), « À propos du contre-transfert », 80 ans de psychanalyse, Revue française de Psychanalyse, Paris, puf, 2006 (numéro spécial), 327.
  • [6]
    Par anticipation, notons ici que l’activité de l’analyste se trouve connotée du côté de ce que Freud a défini comme pulsion de mort. Il le dit explicitement dans les nouvelles conférences : la sublimation vient contrarier l’activité d’Éros. Ceci ne peut que nous conforter dans l’idée d’un « trop d’Éros », ou bien d’un Éros trop peu lié dans ces pathologies.
  • [7]
    A. Maufras du Chatelier (1986), « À propos de deux commentaires interprétatifs », Journal de psychanalyse de l’enfant, Paris, Bayard, 1993, no 1, p. 77.
  • [8]
    D. Meltzer et al., Explorations dans le monde de l’autisme, op. cit., p. 78.
  • [9]
    P. Aulagnier, La violence de l’interprétation, du pictogramme à l’énoncé, op. cit., p. 32.
  • [10]
    D. W. Winnicott (1958), « La haine dans le contre-transfert », De la pédiatrie à la psychanalyse, Paris, Payot, 1969.
  • [11]
    I. Wittemberg, in D. Meltzer et al., Explorations dans le monde de l’autisme, op. cit., p. 85.
  • [12]
    B. Penot, Figures du déni. En-deçà du négatif, Paris, Dunod, 1989, p. 121-122.

La délimitation, l’usage et la place dans la théorie que chaque analyste fait au contre-transfert, varie le long d’un gradient pris entre deux pôles extrêmes. Contre-transfert à analyser versus contre-transfert pour analyser, pourrait-on dire pour plagier Jean-Luc Donnet ; chacun au fond l’utilise à sa manière dans sa « cuisine » analytique, le dosant en fonction des nécessités présentes. Mais il y a plus. Car les patients eux-mêmes, en fonction de leur structure ou des niveaux de régression où ils nous entraînent, vont nous solliciter plutôt d’un côté ou de l’autre de ce gradient, dont les éléments constitutifs (ce qui vient de l’analyste et ce qui vient du transfert du patient) ne sont jamais tout à fait dissociables.
Sur ce point, comme sur tant d’autres, les patients autistes nous poussent à occuper des positions extrêmes. Car leur transfert, pris en masse dans l’enfermement et l’immuabilité autistique, comment pourrait-il être appréhendé et compris autrement que par le détour du contre-transfert et de l’analyse de ses éprouvés ? On l’aura deviné, le terme de contre-transfert est utilisé ici dans un sens élargi qui englobe l’ensemble des mouvements que le thérapeute peut percevoir en lui-même au cours de la cure et qu’il sera amené à mettre en relation avec celle-ci.
Une telle délimitation est certes critiquable en cela qu’elle comporte le risque d’une dilution de la spécificité du travail d’analyse du contre-transfert. Elle ne doit pas, en tout cas, affranchir l’analyste de la nécessité de repérer ses propres mouvements inconscients en les rapportant à leurs sources pulsionnelles…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

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