Chapitre 8 - La vie politique de 1879 à 1914
- Par Jean Bérenger
Pages 142 à 157
Citer ce chapitre
- BÉRENGER, Jean,
- Bérenger, Jean.
- Bérenger, J.
https://doi.org/10.3917/arco.beren.2011.01.0142
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Notes
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[1]
Kurt Ebert, Die Anfänge der modernen Sozialpolitik in Oesterreich : die Taaffesche Sozialgesetzgebung. 1879-1885, Vienne, Akademie Verlag, 1975.
-
[2]
H. Hantsch, Geschichte Oesterreichs, II, 469.
-
[3]
Charles Kecskeméti, La Hongrie des Habsbourg. Tome II de 1790 à 1914. PUR Rennes, 2011.
-
[4]
Bruce M. Garver, The Young Czech Party 1874-1901 and the Emergence of a Multiparty System, Yale U.P., Londres, 1978.
-
[5]
Hugo Hantsch, Die Nationalitätenfrage im alten Oesterreich, Vienne, 1954.
-
[6]
Dernier discours au Reichsrat en 1913, cité par J. Bérenger, L’Europe danubienne, p. 73.
La fin de l’ère libérale et la démission du ministre des Affaires étrangères, Andrassy, marquèrent un tournant dans la vie politique de la monarchie. Jusqu’à la fin du siècle, le gouvernement consolida la situation, tandis que la société et le monde politique évoluaient en profondeur et qu’apparaissaient de nouveaux partis politiques, qui mirent fin au clivage conservateurs libéraux des années 1860. En fait jusqu’à la crise bosniaque de 1908, la politique extérieure ne fut pas le principal souci de l’opinion austro-hongroise, mais bien la politique intérieure. Dans la mesure où les deux pays connaissaient un régime libéral, où les droits de l’individu étaient respectés, où la liberté de la presse était reconnue, où les groupes minoritaires étaient respectés, se posaient en fait quatre questions politiques essentielles : l’extension du droit de vote, la protection des classes laborieuses, la place des nationalités et subsidiairement les rapports entre Vienne et Budapest.
Le cabinet libéral du prince Auersperg fut remplacé par un cabinet Taaffe, qui s’appuyait sur les conservateurs et les groupes parlementaires slaves du Reichsrat (Vieux-Tchèques et Polonais). Cette coalition devait rester quinze ans au pouvoir, jusqu’en 1893. Son chef, le comte Édouard Taaffe était un ami personnel de l’empereur, qui avait toute confiance en lui. C’était un habile tacticien, qui entreprit un certain nombre de réformes.
Taaffe s’engagea dans une politique sociale, calquée sur celle de Bismarc…
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