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4. L’Égyptienne bénéficiait-elle d’un statut privilégié dans le monde antique ?

Pages 43 à 51

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  • Quentin, F.
(2022). 4. L’Égyptienne bénéficiait-elle d’un statut privilégié dans le monde antique ? L'Égypte ancienne : Vérités et légendes (p. 43-51). Perrin. https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-43?lang=fr.

  • Quentin, Florence.
« 4. L’Égyptienne bénéficiait-elle d’un statut privilégié dans le monde antique ? ». L'Égypte ancienne Vérités et légendes, Perrin, 2022. p.43-51. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-43?lang=fr.

  • QUENTIN, Florence,
2022. 4. L’Égyptienne bénéficiait-elle d’un statut privilégié dans le monde antique ? In : L'Égypte ancienne Vérités et légendes. Paris : Perrin. Vérités et légendes, p.43-51. URL : https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-43?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Reines ou femmes de haute lignée qui assument la charge de prêtresses au service du dieu dynastique, Amon. Un « mariage mystique » avec la divinité qui n’implique pas le célibat dans la vie profane.
  • [2]
    La Satire des métiers est un texte datant du début de la XIIe dynastie (vers 1963-1786 av. J.-C.) composé par le scribe Khéty, fils de Douaouf.
  • [3]
    Même si le sang menstruel engendre une certaine répulsion, tout comme d’autres flux du corps, il n’aurait pas été associé à une impureté rituelle.
  • [4]
    In « Women in Ancient Egypt. Current research and historical trends », 31 octobre 2019-2 novembre 2019, The American University in Cairo (AUC).
  • [5]
    On a découvert à Éléphantine (yeb en égyptien signifie « éléphant » ou « ivoire ») un lot important de papyrus araméens datant du ve siècle avant notre ère. Ils témoignent qu’une colonie juive vivait dans l’île autour d’un temple consacré à Yahvé. Ces membres de la diaspora y étaient déjà établis lors de la conquête de l’Égypte par les Perses, en 525 avant J.-C.

Les bas-reliefs colorés des tombes privées comme la statuaire royale dépeignent l’Égyptienne comme une femme sensuelle, dans sa robe de lin dissimulant à peine ses formes minces et gracieuses. Ses seins, apparents, ne sont cachés que par deux bretelles qui en recouvrent les mamelons. Elle est coiffée de perruques élaborées et tressées, parée de colliers, bracelets et bandeau ou diadème. Les reines sont gratifiées d’épithètes louangeuses qui renvoient à leur beauté, au charme de leur voix, à leur parfum et à leur douceur : « Jaillissante de bonheur » ; « L’Aimée qui apaise le cœur du Roi dans sa maison » ; « Celle qui emplit le palais d’amour » ; « Maîtresse de charme » ; « Grande de perfection », etc. Mais la réalité est-elle le reflet de l’art et de la poésie ? La femme fut-elle ou non sujette à discriminations dans cette civilisation évoluée, mais d’essence patriarcale ?
Force est de reconnaître que les Égyptiennes ont joui d’un respect rare dans le monde antique. Elles ont bénéficié d’« une pleine capacité juridique qui les dispensait de toute tutelle ou curatelle, et leur permettait d’accéder à tous les postes de la société », confirme l’égyptologue et juriste Bernadette Menu. Et à plusieurs reprises, des reines-pharaons ont régné sur l’Empire égyptien. Au palais comme dans le peuple, chez la femme au foyer comme chez l’« épouse du Dieu » dévolue au culte d’Amon, une même estime règne comme une influence certaine, la famille étant une valeur essentielle de cette société…


Date de mise en ligne : 28/03/2023

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