15. Les Égyptiens connaissaient-ils les ampoules électriques ?
- Par Florence Quentin
Pages 149 à 152
Citer ce chapitre
- QUENTIN, Florence,
- Quentin, Florence.
- Quentin, F.
Citer ce chapitre
- Quentin, F.
- Quentin, Florence.
- QUENTIN, Florence,
Notes
-
[1]
Trois niveaux de cryptes enserrent le cœur du temple, ménageant un espace protecteur entre le monde extérieur et les chapelles divines.
Avec le Sphinx « antédiluvien » et les pyramides, les bas-reliefs d’une des cryptes du temple d’Hathor de Dendara (Haute-Égypte, construit vers 54 av. J.-C.) font partie du « top 5 » des sites d’information New Age, qui y détectent une technologie d’avant-garde.
L’objet du délit ? L’une des chambres de la crypte souterraine Sud n° 1, d’une surface d’un peu plus de deux mètres carrés (cette exiguïté contribuant au mystère du lieu) – le plus connu de ces douze espaces longs et étroits, dans lesquels étaient conservés objets de culte et statues divines, et qui ponctuent le temple dédié à la déesse Hathor. Cette chambre abrite « la » double représentation sujette à interprétation, qui figurerait (sic) « deux longues ampoules électriques ou deux lampes mues par un mécanisme sophistiqué », ce qui confirmerait que les Égyptiens avaient atteint un niveau technologique très avancé.
La réalité est infiniment plus riche sur le plan religieux et mythologique : en effet, la crypte Sud n° 1 est dédiée au dieu-enfant Harsomtous, à la fois serpent et faucon. Nous assistons ici à sa naissance en tant que Hor-sema-taouy, « Horus qui unit les Deux-Terres », fils d’Hathor et d’Horus Behedety. Selon cette version cosmologique, le jeune dieu naquit, sous la forme d’un serpent, à l’intérieur d’une fleur de lotus – fleur éminemment symbolique pour les Égyptiens car exprimant la renaissance et de plus, solaire, car émergeant de l’eau et s’ouvrant au lever de l’astre, puis replongeant dans l’eau quand celui-ci disparaît au couchant…
Date de mise en ligne : 28/03/2023
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,99 €