Chapitre 5. L’assistance catholique entre légalité et clandestinité (été 1940-automne 1941)
- Par Sylvie Bernay
Pages 187 à 225
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- BERNAY, Sylvie,
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- Bernay, S.
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Notes
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[1]
ADC, fonds Chollet, 1 B 24-2, annexe A de l’ACA du 15 janvier 1941, avis au clergé, pp. 2-3 ; Semaine religieuse de Paris, 18 janvier 1941, pp. 51-52.
-
[2]
Jean Charbonnel, Edmond Michelet…, op. cit., p. 42.
-
[3]
Fonds Michelet, D 10/4, secours aux réfugiés, statut de la fondation de l’aide aux Basques sous la direction de Mgr Matthieu.
-
[4]
Ibid., D 192, Secours national, lettre du maire de Brive à Edmond Michelet, 11 avril 1940.
-
[5]
Marie Marthelot, « Brive en juin 1940 : un tract d’espoir émerge sur le flot du désarroi général », in Prémices et essor de la Résistance : Edmond Michelet, VIe colloque d’Aubazine, Paris, Éditions SOS, 1983, p. 49.
-
[6]
Fonds Michelet, D 194, lettre de Robert Garric à Edmond Michelet, 24 octobre 1940.
-
[7]
Ibid., D 1812, Secours national, lettre du sous-préfet de Corrèze au maire de Brive, 4 septembre 1940. Certains réfugiés venaient souvent déjeuner de façon impromptue à la table familiale, durant cet été-là. Témoignage de Monique Rivière, fille d’Edmond Michelet, 30 juillet 2007.
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[8]
Marie Marthelot, op. cit., p. 51 ; François Marcot (dir), Bruno Leroux, Christine Levisse-Touzé, Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, collection Bouquins, 2006, pp. 485-486.
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[9]
Joseph-Marie Perrin, Comme un veilleur attend l’aurore, « Signatures », Paris, Ed. du Cerf, 1998, p. 97.
-
[10]
Ibid., pp. 100-101 ; Daniel Bénédite, La Filière marseillaise, un chemin vers la liberté sous l’Occupation, Paris, éditions Clancier Guénaud, 1984, p. 72.
-
[11]
Fonds Michelet, D 192, secours aux réfugiés, lettre sans date du professeur Hildebrand à Edmond Michelet.
-
[12]
Le père Réginald de Parseval, originaire du couvent de Saint-Maximin, était arrivé à Marseille en 1936, il est resté prieur jusqu’en 1946. Augustin Laffay o. p., « Une attitude chrétienne face à l’antisémitisme : les dominicains de Marseille durant la Seconde Guerre mondiale », in Mémoire dominicaine, n° 21 (2007), pp. 165-183.
-
[13]
Renée Dray-Bensousan, Les Juifs à Marseille…, op. cit., p. 352.
-
[14]
Joseph-Marie Perrin, Comme un veilleur…, op. cit., p. 102.
-
[15]
Fonds Michelet, D 1812, secours aux réfugiés, lettre de M. de Castro, s. d.
-
[16]
Marie Marthelot, op. cit., p. 52 ; Deux religieuses de ce monastère, sœur Marie Gonzague et sœur Marie Thérèse, ont reçu la médaille des Justes pour avoir accueilli douze fillettes juives conduites par Edmond Michelet au monastère en septembre 1942 ; cf. Lucien Lazare, Dictionnaire des Justes…, op. cit., p. 84 et p. 121.
-
[17]
Balduin Schwarz, « Un bon copain, une grande dignité, l’esprit de sainteté » in Prémices et essor de la Résistance…, op. cit., p. 109.
-
[18]
Fonds Michelet, D 1812, Secours National, citons notamment la lettre d’Edmond Michelet au supérieur de l’école Notre Dame de Lacabane, Cublac, 12 octobre 1942. « Pensionnaires : Il y aurait peut-être intérêt à ce que le courrier soit adressé chez M. le chanoine Leymarie, archiprêtre de Saint Martin à Brive. »
-
[19]
Ibid., D 192, secours aux réfugiés, lettre de Maurice Coblentz du 24 août 1940 à Edmond Michelet.
-
[20]
Cf. Anne Grynberg, Les Camps…, op. cit., p. 190-193 ; Daniel Bénédite, La Filière marseillaise…, op. cit., pp. 253-267.
-
[21]
Fonds Michelet, D 1812, lettres d’Edmond Michelet à Yves Simon.
-
[22]
Renée Dray-Bensousan, Les Juifs à Marseille…,op. cit., p. 65.
-
[23]
Ibid., p. 77.
-
[24]
Le CAR, le CRP, l’EFI (Entraide Française Israélite), les EIF, la FSJF, la HICEM, l’ORT (Organisation, Reconstruction, Travail) et l’OSE.
-
[25]
Maurice Moch, Alain Michel, op. cit., pp. 53-54 ; Renée Dray-Bensousan, Les Juifs à Marseille…, op. cit., p. 80.
-
[26]
Gérard Cholvy, Marie-Benoît du Bourg d’Iré (1895-1990), itinéraire d’un fils de Saint François, juste des Nations, Paris, Cerf, 2010, p. 131.
-
[27]
CDJC CCXVIII – 86, lettre du 25 juin 1945 du père Jérôme Marie de Hyères à André Bass. Préfet des études au collège des frères mineurs capucins à Rome, puis capitaine au 59 RI pendant la campagne de France, il est chevalier de la Légion d’honneur. Il explique qu’il a eu l’occasion de cacher des Juifs soit à Marseille soit à Hyères avec le père Marie-Benoît. Il était alors aumônier des Franciscaines de Notre Dame des Anges à Hyères.
-
[28]
Ibid.
-
[29]
Simone Weil arrive avec sa famille à Marseille en septembre 1940 ; son engagement dans les filières lui vaut plusieurs interrogatoires par la police en mai 1941. Elle quitte la France pour Londres avec sa famille le 14 mai 1942 et rejoint la France combattante à la fin de l’année. Elle meurt d’épuisement et de maladie le 24 août 1943. Dictionnaire historique de la Résistance, op. cit., p. 551.
-
[30]
APFC, papiers du père Marie-Benoît, 13 Lm 85, déclaration du père Marie-Benoît du 10 juillet 1958.
-
[31]
Ibid., déclaration en faveur de Joseph Aelion, 2 octobre 1949.
-
[32]
Yad Vashem lui décerna la médaille des Justes en 1973, Fernande Leboucher, The incredible mission of father Marie-Benoît, London, William Kimber, 1969, pp. 11-40 ; Lucien Lazare, Dictionnaire des Justes…, op. cit., pp. 365-366.
-
[33]
Ibid.
-
[34]
Augustin Laffay, op. cit., pp. 165-183.
-
[35]
Né en 1900, fervent soutien de la revue Sept. Ibid., pp. 165-183.
-
[36]
Ibid.
-
[37]
Joseph-Marie Perrin, Comme un veilleur…, op. cit., p. 110.
-
[38]
Madeleine Comte, Sauvetages et baptêmes…, op. cit., p. 142.
-
[39]
Archives de Notre-Dame de Sion- Rome (ANDS-Rome), 4 M 6, recueil de témoignages retranscrits après l’interview de plusieurs religieuses, sœur Yeritza, janvier 1991, p. 2.
-
[40]
Ce religieux parisien a passé toute l’Occupation au couvent de Marseille. Augustin Laffay, op. cit., pp. 165-183.
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[41]
ANDS-Rome, 4 M 5, Relations de guerre de 1939-1944, maisons de Grenoble et Marseille, Trieste et la Solitude, p. 55.
-
[42]
ANDS - Rome, 4 M 6, recueil de témoignages retranscrits après l’interview de plusieurs religieuses, sœur Yeritza, janvier 1991, p. 3.
-
[43]
Joseph-Marie Perrin, Comme un veilleur…, op. cit., pp. 98-99.
-
[44]
ANDS - Rome, 4 M 6, recueil de témoignages retranscrits après l’interview, sœur Yeritza, janvier 1991, p. 4.
-
[45]
ACIF, fonds Moch, bobine 4.
-
[46]
René S. Kapel, Un rabbin dans la tourmente (1940-1944). Dans les camps d’internement et au sein de l’Organisation juive de combat, Paris, CDJC, 1986, pp. 13-90.
-
[47]
Anne Grynberg, Les Camps…, op. cit., p. 174.
-
[48]
CDJC CCXVII-15, Composition du Comité de coordination pour l’assistance des Camps, annexe n°1.
-
[49]
Suzy Kravtchenko, « Le Fonds Européen de Secours aux Étudiants, note sur ses activités à Toulouse de 1940 à 1943 », in Églises et Chrétiens dans la seconde Guerre Mondiale. La France, op. cit., pp. 369-372.
-
[50]
Jean-Claude Meyer, « Les collaborateurs de Mgr Saliège, Mgr Louis de Courrèges d’Ustou, les abbés Louis Gèze, Marius Garail… », in Bulletin de littérature ecclésiastique, op. cit, pp. 111-126 ; Mgr Joseph Chansou, Sous l’épiscopat de Mgr Saliège, Toulouse, éditions Pélé Jeunes Régions, 2006, p. 136.
-
[51]
L’abbé Martimort est contraint de s’enfuir au moment du démantèlement du réseau de l’Institut catholique de Toulouse, infiltré par l’agent français de la Gestapo, Dallard du Breuil. Le prêtre gagne Valence en juillet 1943 où le secrétaire de l’évêque, Mgr Pic, lui confectionne de faux papiers. Il se cache sous le nom de l’abbé Georges Martin, jusqu’à la Libération. Marie-Thérèse Duffau, L’Institut catholique de Toulouse…, op. cit., p. 244.
-
[52]
C’est à Toulouse que Léo Goldenberg prit le pseudonyme de Léo Hamon. Avec la collaboration d’Étienne Borne, militant démocrate-chrétien et professeur en Lettres supérieures au lycée de Toulouse, il fait paraître Le Combat du Languedoc. Ce journal dactylographié dénonçait les prédications trop pétainistes du Carême 1942. Il décernait des éloges aux prêtres qui, comme le père Bergougnoux et Mgr de Solages, incitaient à la Résistance. Témoignage de Léo Hamon, du 12 juin 1984, in Jean-Louis Clément, Monseigneur Saliège…, op. cit., p. 181.
-
[53]
Marie-Thérèse Duffau, L’Institut catholique de Toulouse…, op. cit., pp. 232-238.
-
[54]
Yves Floucat, « Lettres de Mgr Bruno de Solages à Jacques Maritain » in Bulletin de littérature ecclésiastique, Toulouse, 1998, 1-2, p. 203 ; Jean-Luc Barré, Jacques et Raïssa Maritain : les mendiants du ciel. Biographies croisées, Paris, Stock, 1995, p. 479.
-
[55]
ACIF, Fonds Moch, Bobine 4, Rapport de l’année 1941 du rabbin Cassorla de Toulouse.
-
[56]
Pour cette action, Yad Vashem lui décerna la médaille des Justes en 1989, ses propres parents ont aussi accueilli des Juifs dans leur propriété de Villemur-sur-Tarn, et n’en ont jamais parlé à leur fils. René de Naurois, Aumônier de la France Libre…, op. cit., pp. 282-283.
-
[57]
Bernard Comte, Une utopie combattante. L’école des cadres d’Uriage, 1940-1942, Paris, Fayard, 1991, p. 189.
-
[58]
René de Naurois, Aumônier de la France Libre…, op. cit., p. 117.
-
[59]
Ibid., pp. 124-131.
-
[60]
Jean-Louis Clément, Monseigneur Saliège…, op. cit., p. 181.
-
[61]
Ibid., p. 206.
-
[62]
René de Naurois, Aumônier de la France Libre…, op. cit., p. 150,
-
[63]
Jean-Louis Clément, Monseigneur Saliège…, op. cit., p. 174.
-
[64]
La Semaine catholique de Toulouse, 21 septembre 1941, p. 590.
-
[65]
Yves-Marie Hilaire, « Mgr Saliège face au(x) nationalisme(s) », in Bulletin de littérature ecclésiastique…, op. cit, p. 33.
-
[66]
Jean-Louis Clément, Mgr Saliège…, op. cit., p. 182.
-
[67]
Cf. la carte de ces camps dans Anne Grynberg, Les Camps…, op. cit., p. 8.
-
[68]
Serge Klarsfeld, La Shoah en France…, op. cit., tome 2, p. 13.
-
[69]
Sabine Meunier, « Les Juifs de Belgique dans les camps du sud-ouest de la France », in Max Lagarrigue (dir.), 1940, la France du repli, l’Europe de la défaite, Actes du colloque de l’association « Arkheia. Histoire Mémoire du 20e siècle » tenu à Montauban du 10 au 14 mai 2000, Toulouse, Privat, 2001, p. 35.
-
[70]
André Kaspi, La Deuxième Guerre mondiale. Chronologie commentée, Paris, Perrin, pp. 105-106.
-
[71]
Éric Alary, « Les Juifs et la ligne de démarcation 1940-1943 », in Survivre à la Shoah. Exemples français, Les Cahiers de la Shoah, n 5, Paris, Les Belles Lettres, 2001, pp. 16-17.
-
[72]
Serge Klarsfeld, La Shoah en France…, op. cit., tome 2, p. 54.
-
[73]
Anne Grynberg, Les camps…, op. cit., p. 143.
-
[74]
ACIF, fonds Moch, bobine 6, compte-rendu du rabbin Kapel de février 1941.
-
[75]
Lucien Lazare, L’abbé Glasberg, Paris, Cerf, 1990, p. 20-21.
-
[76]
CDJC - CCXVII 41a, Rapport de 8 pages sur l’activité de la direction des centres d’accueil (DCA), 1941-1944, par l’abbé Glasberg.
-
[77]
Anne Grynberg, Les camps…, op. cit.., p. 194.
-
[78]
CDJC, CCI-58, compte-rendu de la réunion du Comité de Nîmes du 23 mai 1941 ; cette date est importante car elle permet d’envisager l’hypothèse que le père Chaillet soit un des auteurs d’une note, que nous avons retrouvée dans le fonds Moch.
-
[79]
AAL, 11 II, 210, rapport de neuf pages du 25 octobre 1940 sur le problème de l’aménagement des centres d’accueil par Nina Gourfinkel du RELICO.
-
[80]
ACIF, fonds Moch, bobine 14, copie de la lettre du rabbin Schoenberg au grand rabbin de France du 27 février 1941, p. 1.
-
[81]
Alexandre Glasberg, « De l’assistance à la résistance », in Prémices et essor de la Résistance, Edmond Michelet, VIe colloque d’Aubazine, Paris, SOS, 1983, p. 89.
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[82]
CDJC-CCXVII 41a, rapport sur l’activité de la direction des centres d’accueil (DCA) 1941-1944, p. 2.
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[83]
Internée volontaire à Gurs, elle dirige l’équipe de l’entr’aide aux internés et se charge de faire évader les jeunes détenus. Puis elle est nommée responsable de la Sixième en Auvergne, à Clermont-Ferrand. Elle fabrique de faux papiers avec le concours de Mgr Théas, évêque de Montauban.
-
[84]
Interné volontaire à Gurs, il participe au planquage des enfants des EIF de Moissac en août 1942, puis il passe à Lyon en 1943 où il continue ses activités de sauvetage avec l’abbé Glasberg et André Bass. Il est aussi membre d’un réseau de l’IS et organise les transports de fonds du Joint avec Joseph Fisher. Il est abattu dans la rue à Lyon par la Gestapo le 27 juin 1944.
-
[85]
Interné volontaire au camp de Gurs de janvier 1941 à janvier 1942, il apporte son aide aux internés avec ses deux compagnons et fait sortir les enfants du camp. Il devient en février 1942 directeur de Lastic, le centre de l’abbé Glasberg dans les Hautes-Alpes. Il occupera ce poste jusqu’en septembre 1942 et contribue au planquage des enfants au sein d’Amitié chrétienne avec l’abbé.
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[86]
CDJC-CCXVII 41a, rapport sur l’activité de la direction des centres d’accueil (DCA) 1941-1944, p. 3.
-
[87]
AAL, Fonds Gerlier, 11, II, 210, lettre du cardinal Gerlier à Mgr Guerry, 22 novembre 1940.
-
[88]
Serge Klarsfeld, La Shoah en France…, op. cit., tome 2, p. 60.
-
[89]
Denis Peschanski, La France des camps. L’internement 1938-1946, Paris, Gallimard, 2002, pp. 254-257.
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[90]
ACIF, fonds Moch, bobine 5, rapport du Dr Bernheim de janvier 1942, rapport du rabbin Schilli.
-
[91]
Jean-Louis Panicacci, « Les Juifs et la question juive dans les Alpes maritimes de 1939 à 1945 » in op. cit., p. 244 ; Riadh Ben Khalifa, Délinquance en temps de crise : « l’ordinaire exceptionnel » devant la justice correctionnelle des Alpes maritimes (1938-1944), thèse de doctorat sous la direction de Ralph Schor et d’Abdesselem Ben Hamida, Université de Nice, Université de Tunis, 2009.
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[92]
ADN, fonds Mgr Rémond, SC 6A1, 3, relations entre Mgr Rémond et le nonce apostolique en France, lettre du 4 décembre 1940.
-
[93]
ACIF, fonds Moch, bobine 5, rapport d’activité du rabbin Léon Bermann, de Cannes, 1939-1944, p. 2.
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[94]
ADFL, papiers Marius Besson, D 56, Mission catholique, trois rapports en allemand datés du 19 novembre (deux pages), de novembre 1940 (5 pages) et un extrait de lettre d’une internée. Ils semblent transmis à Fribourg par Genève.
-
[95]
Ibid., lettre au Saint-Père du 23 novembre 1940.
-
[96]
Ibid.
-
[97]
Ibid., lettre à Mgr Bernard du 9 janvier 1941 et à Mgr Choquet le 11 janvier 1941.
-
[98]
À cette date, Saint-Cyprien, Argelès et Barcarès sont en cours de fermeture. Le 10 décembre 1940 vient d’ouvrir à une dizaine de kilomètres de Perpignan le camp de Rivesaltes, dans un ancien camp militaire, que les autorités sont en train d’aménager au début du mois de janvier. Il ne cesse alors de se remplir entre janvier et mars 1941 avec des internés d’Agde, de Brens et de Gurs. Anne Grynberg, Les camps…, op. cit., p. 202-203.
-
[99]
Mgr Edmond Vansteenberghe (1881-1943), évêque de Bayonne, se trouvait en zone occupée. Gurs est à environ 8 km de la ligne de démarcation.
-
[100]
ADFL, papiers Marius Besson, D 56, Mission catholique, lettre de Mgr Besson au nonce Mgr Bernardini, 24 janvier 1941.
-
[101]
ADSS…, op. cit., tome VIII, document 27, télégramme n° 439 du délégué apostolique à Washington, Mgr Amleto Cicognani, 23 février 1941, p. 109.
-
[102]
ADFL, papiers Marius Besson, D 56, Mission catholique, lettre de Mgr Besson au cardinal Gerlier du 6 décembre 1940.
-
[103]
Ibid., lettre du cardinal Gerlier à Mgr Besson du 9 décembre 1940.
-
[104]
Ibid., lettre de Mgr Besson au chanoine Daguzan, archiprêtre de Pau, 24 février 1941. Mgr Daguzan devint le pilier de la résistance dans le Béarn, il fut déporté à Dachau. Edmond Michelet, Rue de la Liberté. Dachau 1943-1945, Paris, Seuil, 1998, p. 174 ; Mgr Piguet, Prison et déportation, Témoignage d’un évêque, Dijon, L’Échelle de Jacob, 2009, p. 89.
-
[105]
Ibid., lettre de Mgr Besson au curé de Gurs, l’abbé Bordelongue, 1er octobre 1941.
-
[106]
ADSS…, op. cit., tome VIII, document 136, télégramme n° 401 du cardinal Maglione au délégué apostolique aux États-Unis, 27 août 1941, p. 257.
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[107]
Xavier de Montclos (dir.), Monique Luirard, François Delpech, Pierre Bolle, Églises et Chrétiens…, La région Rhônes-Alpes, op. cit., p. 211.
-
[108]
AFSJ, fonds Braun, T. 24, 16, papiers de l’abbé Lagarde, lettre de l’abbé Lagarde du 25 novembre 1940.
-
[109]
Ibid., lettre de l’abbé Lagarde du 4 décembre 1940.
-
[110]
Ibid., liste de 15 pages dactylographiées sur l’affectation des officiers démobilisés.
-
[111]
Archives du Diocèse de Toulouse (ADT), fonds de Mgr de Courrèges, carton I, pochette 1942-1946, chemise 4, rapport C du R.P. Braun du 5 mai 1944.
-
[112]
Marie-Josèphe Finet, Prêtre avec le Christ. Un précurseur, le père Chalve, Paris, Éditions SOS, 1977, p. 78.
-
[113]
ADT, fonds de Mgr de Courrèges, carton I, pochette 1942-1946, chemise 4, rapport C du R.P. Braun du 5 mai 1944.
-
[114]
Sur cette question, cf. CNAEF, fonds Courbe, 9 CE 94, « Comité catholique de Secours », lettre de Mgr Courbe au cardinal Gerlier, 19 décembre 1945.
-
[115]
Ibid., Comité catholique de Secours (CCS), papier manuscrit daté du 26 juillet 1941, le lendemain de l’Assemblée des cardinaux et archevêques de zone occupée.
-
[116]
ADC, fonds Chollet, 1 B 26, compte-rendu de la conférence épiscopale du 4 septembre 1941.
-
[117]
CNAEF, fonds Chappoulie, 9 CE 24, correspondance avec le cardinal Liénart, lettre du 9 janvier 1945 de Mgr Chappoulie à Mgr Lotthé sur les activités du nonce apostolique Mgr Valerio Valeri en France ; AFSJ, fonds Braun, T. 24, 18, camps d’internés 1942-1944, lettre du 17 novembre 1941 du nonce à l’abbé Lagarde.
-
[118]
AFSJ, fonds Braun, T. 24, 18, camps d’internés 1942-1944, lettre du 7 novembre 1941 du cardinal Gerlier à l’abbé Lagarde.
-
[119]
CNAEF, fonds Courbe, 9 CE 94, Comité catholique de Secours (CCS), rapport manuscrit de 8 pages de l’abbé Lagarde.
-
[120]
Il obtient un laissez-passer de la préfecture de Police du Rhône en septembre 1942 grâce à Mgr Blanc, vicaire général du diocèse de Marseille. APFC, 13 Lm 86, feuille volante de la demande avec réponse du préfet de Police.
-
[121]
Nommé au camp des Gitans de la route de Limoges en mai 1942, ce jésuite n’a pas le droit d’entrer dans le camp juif. Mais les Gitans détournent l’attention des gardiens et le religieux fait évader les Juifs. Il est aidé par de nombreuses militantes de la JEC, parmi lesquelles Germaine Ribière. Yad Vashem lui a décerné la médaille des Justes en 1964 ; Jérôme de La Roulière, Le Clergé poitevin face à la barbarie nazie, éditions Roulins, 2005, pp. 44-45.
-
[122]
CDJC, CCXIX – 21 : rapport du comité de Coordination : séance du 20 mai 1942.
-
[123]
Ibid., LXXV-253, rapport hebdomadaire du Sipo SD du 2 au 11 février 1941, p. 11.
-
[124]
Jacques Biélinky, op. cit., p. 77. À la date du 28 novembre 1940.
-
[125]
ANDS -Rome, 4 M 5, Journal de la maison mère, 19 octobre 1940-31 août 1941.
-
[126]
Yad Vashem, dossier 4385 de l’abbé Terruwe, témoignage d’Éva K. du 28 novembre 1989.
-
[127]
L’église occupe l’emplacement où furent massacrés les otages de la Commune, le 26 mai 1871. Elle fut bâtie par l’architecte Julien Barbier entre 1936 et 1938, dans un style néo-roman assez massif, Marie-Laure Deschamps-Bourgeon, Yves Gagneux, Georges Brunel (dir.), Dictionnaire des églises de Paris, Paris, Havas, 2000, p.169-170.
-
[128]
Michel Roblin, Les Juifs de Paris, op. cit., p. 82.
-
[129]
Ibid., pp. 99-100 ; 112-115.
-
[130]
François Graffin, Henri Diffiné 1890-1978, prêtre de la Compagnie de Jésus, mystique et guide spirituel, préface de A. Ravier s. j., Paris, Éditions Saint Paul, 1984, p. 95.
-
[131]
Ibid., p. 99.
-
[132]
AHAP, Missionnaires du Seigneur, papiers de Simone Loucheur, récit d’une page sur les activités du GOSB pendant l’occupation, s. d.
-
[133]
Ibid., récit de Simone Loucheur sur les activités du GOSB sous l’Occupation, p. 32.
-
[134]
Renée Poznanski, Les Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris, Hachette, 1997, pp. 64-70.
-
[135]
AHAP, fonds des Missionnaires du Seigneur, récit de Simone Loucheur sur les activités du GOSB sous l’Occupation, p. 32.
-
[136]
Serge Klarsfeld, La Shoah en France…, op. cit., tome 2, p. 55.
-
[137]
Yad Vashem, dossier du père Émile Planckaert s. j., témoignage d’Odette Daltroff-Baticle du 3 mars 1971. Le père Planckaert a reçu la médaille des Justes en 1972.
-
[138]
Yad Vashem, dossier du père Émile Planckaert s. j., témoignage d’Odette Daltroff-Baticle du 3 mars 1971.
-
[139]
Michel Riquet, Chrétiens de France…, op. cit., p. 94.
-
[140]
Ibid., pp. 64-74.
-
[141]
AFSJ, fonds Riquet, boîte 11, « prédications », sermon du jeudi saint 10 avril 1941.
-
[142]
Yad Vashem, dossier 7245, dossier du R.P. Devaux, liste des enfants cachés en mai 1944 ; témoignage du 19 janvier 1996 de N.E.
-
[143]
Intervention de Germaine Ribière in Xavier de Montclos (dir.), Monique Luirard, François Delpech, Pierre Bolle, Églises et Chrétiens…, la région Rhône-Alpes, op. cit., pp. 205-206.
-
[144]
AHAP, fonds Suhard, 1 D XIV-19, témoignage du chanoine Lancrenon au père Bouëssé o. p., 31 mars 1958.
-
[145]
Ibid., fonds des Missionnaires du Seigneur, rapport dactylographié de Simone Loucheur pour Mgr Guerry, s. d.
-
[146]
Ibid., fonds Suhard, 1 D XIV-24, lettre du cardinal Suhard à Fernand de Brinon du 30 janvier 1942.
-
[147]
ANDS-Rome, 2 M 3, registre V des baptêmes à Sion du 27 juillet 1941 au 28 février 1943.
-
[148]
Mgr Charles Molette, Prêtres, religieux et religieuses…, op. cit., pp. 23-26.
-
[149]
CNAEF, fonds Chappoulie, 3 CE 21, fiche n°3 de Mgr Chevrot.
-
[150]
Jean Chevrot, Mgr Chevrot 1878-1958. Un acteur de l’histoire religieuse contemporaine. Un demi-siècle de catholicisme d’ouverture, Paris, Publisud, 1994, p. 275.
-
[151]
Ibid.
-
[152]
La congrégation de Sion a intégré en 1937 une branche nouvelle, appellée les ancelles. Ces religieuses, habillées en civil en dehors du couvent, se consacrent à l’action sur le terrain en milieu juif. Elles exercent souvent une activité professionnelle. Elles jouent un rôle essentiel dans les sauvetages à Paris, Grenoble et Marseille ; Madeleine Comte, Sauvetages et baptêmes…, op. cit., pp. 22-23.
-
[153]
ANDS, 4 M 5, récit manuscrit photocopié et relié de 35 pages intitulé « La maison mère pendant la guerre », pp. 1-2.
-
[154]
Ibid., 4 M 6, dossier noir avec les interviews des différentes sœurs et des protagonistes des sauvetages, témoignage de mère Francia.
-
[155]
« On a surtout parlé des secours à procurer aux prisonniers, linge, nourriture etc., et des enfants abandonnés qui sont arrivés en foule » ; Ibid., 4 M 5, journal de la maison mère, 10 juillet 1940.
-
[156]
Il baptise à Sion une jeune femme et sa fille de 8 ans le 31 mai 1943, puis une jeune femme de 24 ans le 20 décembre 1943. Toutes les deux sont françaises. ANDS-Rome, registre des baptêmes à Sion de 1943 à 1949.
-
[157]
Dans les papiers personnels du père Rodolphe (1880-1964), un extrait de lettre d’une amie artiste peintre décrit les circonstances des baptêmes à Sion et le point de vue du père : « Tous ceux qui, pendant la guerre 39-45, se faisaient baptiser en masse à Sion, ne pouvaient être, pour lui, que profondément catholiques, lui qui officiait au couvent de ND des Champs. Il considérait tout comme très loin dans le ciel, dans l’éther […]. » ; APFC, papiers du R.P. Rodolphe d’Yffignac, 13 L r 63-65, lettre de M.L., du 10 avril 1989.
-
[158]
ANDS - Rome, 4 M 6, dossier noir avec les interviews des différentes sœurs et des protagonistes des sauvetages, notes rédigées par Sœur Agnese-Maria.
-
[159]
Ibid., témoignage de sœur Agnese-Maria du 24 novembre 1990.
-
[160]
Carnets du cardinal Baudrillart…, op. cit., p. 641, à la date du 8 octobre 1940.
-
[161]
ANDS - Rome, 4 M 5, journal de la maison mère, 11 janvier 1940-18 octobre 1940.
-
[162]
Ibid., journal de la maison mère, 19 octobre 1940-31 août 1941.
-
[163]
ANDS - Rome, 4 M 5, journaux de la maison mère du 19 octobre 1940 au 31 août 1941 et du 1er septembre 1941 au 1er mars 1942.
-
[164]
Michel Roblin, Les Juifs de Paris…, op. cit., p. 77.
-
[165]
L’abbé Xavier Kozma, né en 1902 ordonné prêtre en 1925, est directeur de la mission hongroise depuis 1932. L’abbé Antoine Uhl, né en 1902, ordonné prêtre en 1924, prend sa suite pendant l’Occupation.
-
[166]
Mgr Rodolphe Zhanel, né en 1867 et ordonné prêtre en 1890 à Brno, était le recteur de la Mission tchécoslovaque depuis 1926. Il a quitté Paris en 1941 car il n’est plus mentionné dans l’ordo de 1942. Les archives de la mission des étrangers, que Mgr Chaptal avait fondée, ont été saisies par la Gestapo puis emmenées en Russie à la Libération. Elles ont été restituées aux AHAP tout récemment. Mgr Zhanel est revenu à Paris à la Libération puis il est retourné à Prague où il est mort.
-
[167]
L’abbé Henri Dellestable (1874-1945), curé de Saint-Thomas-d’Aquin, baptise le 14 octobre 1940 une femme mariée à un catholique. ANDS-Rome, 2 M 3, registre IV du 25 février 1939 au 27 juillet 1941.
-
[168]
Le chanoine René Besle (1883-1952) est ordonné prêtre en 1907, il est premier vicaire de Sainte Madeleine depuis 1938. Il baptise le 30 septembre 1940 un Juif roumain. ANDS-Rome, 2 M 3, registre IV du 25 février 1939 au 27 juillet 1941.
-
[169]
Le second vicaire, l’abbé Germain Vabre (1882-1947), avait déjà baptisé deux ou trois personnes à Sion les années précédentes.
-
[170]
L’abbé Yves Le Corvec né en 1897, ordonné prêtre en 1928, est l’administrateur de la chapelle Jésus Ouvrier à Arcueil depuis 1935. Il baptise à Sion le 17 décembre 1940 une veuve et ses deux filles. ANDS-Rome, 2 M 3, registre IV du 25 février 1939 au 27 juillet 1941.
-
[171]
Ordonné prêtre en 1937, il est ensuite nommé vicaire à Saint-Médard en 1946 et aumônier des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.
-
[172]
ANDS-Rome, 2 M 3, registre des baptêmes à Sion entre le 27 juillet 1941 et le 28 février 1943.
-
[173]
Ordonné prêtre en 1924, il était professeur à l’Institut catholique de Paris entre 1936 et 1946 tout en assumant la charge de directeur diocésain de l’enseignement libre. Il a été nommé vicaire général de Paris en 1943.
-
[174]
ANDS-Rome, 2 M 3, registre des baptêmes à Sion entre le 25 février 1939 et le 27 juillet 1941.
-
[175]
Semaine religieuse de Paris, 27 septembre 1941, p. 196.
-
[176]
Madeleine Comte, Sauvetages et baptêmes…, op. cit., pp. 184-185.
-
[177]
Dictionnaire de droit canonique, Paris, Letouzey et Ané, 1937, tome II, p. 142.
-
[178]
Serge Klarsfeld, La Shoah en France…, op. cit., tome 2, p. 59.
-
[179]
ACIF, fonds Moch, bobine 4, note sur la situation des communautés de la zone occupée, septembre 1941, p. 3.
-
[180]
Julie Philippe, Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et de Côte d’Or, mémoire de Master sous la direction de Jean Vigreux, université de Bourgogne, 2005-2006, pp. 75, 87.
-
[181]
ACIF, fonds Moch, bobine 4, note sur la situation des communautés de la zone occupée, septembre 1941, p. 3.
-
[182]
Mgr Feltin contribue au sauvetage du grand rabbin Jacques Cohn, selon la notice biographique du cardinal Feltin de Jean Bourdarias, chroniqueur religieux au Figaro, dans L’Encyclopaedia Universalis.
-
[183]
ACIF, fonds Moch, bobine 4, extrait de courrier anonyme, s. d. ; sur l’histoire de l’internement des Juifs de Boulogne à Troyes cf. Anne-Claire Lévy, La communauté juive de l’Aube des années 1930 à la fin des années 1940, Mémoire de Master II sous la direction de Catherine Nicault, Université de Reims, septembre 2009, pp. 316-339.
-
[184]
ACIF, fonds Moch, bobine 4, rapport anonyme sur la situation des Juifs en zone occupée au 1er juin 1941.
-
[185]
Témoignage de Sœur Dominique Regli, archiviste des Dominicaines de la Présentation de Tours, 13 avril 2004.
-
[186]
Mgr Charles Molette, Prêtres, Religieux et Religieuses…, op. cit., p. 73.
-
[187]
Fille du pasteur André Monod, aumônier des prisonniers de guerre protestants. Elle s’engage dans la Croix-Rouge et visite les camps de Pithiviers et de Beaune-La-Rolande. Elle est aussi assistante sociale au Vel’d’hiv’. Jacques Poujol, Les Protestants français…, op. cit., p. 248.
-
[188]
« Les sœurs de l’hôpital de Beaune ont été d’un grand secours, elles faisaient ce qu’elles pouvaient pour nous aider sur le plan alimentaire et médical. Cela n’a pas du tout été le cas avec l’hôpital de Pithiviers. » Éric Conan, Sans oublier les enfants. Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande 19 juillet-16 septembre 1942, Paris, Grasset, 1991, p. 40.
Dès l’été 1940, l’aide aux ressortissants allemands hostiles au nazisme et celle des réfugiés juifs amènent certains catholiques à se placer dans l’illégalité. Légalisme, esprit de sacrifice, bienfaisance envers toutes les personnes, telles sont les vertus que Mgr Suhard rappelle solennellement à son clergé au début de l’année 1941. Mais ce dernier, nous le savons, ne partage pas le conformisme du cardinal. Ces divergences de vue entre l’épiscopat et une frange du clergé empêchent-elles les sauvetages ? Comment définir la notion de réseau catholique de sauvetage, dans la mesure où ces réseaux peuvent impliquer des laïcs, qui n’ont pas avec la hiérarchie les mêmes liens d’obéissance que les religieux et les clercs ? Les protagonistes des sauvetages ont fait usage de réseaux propres à l’Église : relations de direction de conscience, fraternité entre congrégations religieuses, liens internes à l’enseignement libre ou encore les missions épiscopales pour l’assistance humanitaire aux réfugiés et aux internés dans les camps. En outre, l’assistance interconfessionnelle, ébauchée avant la déclaration de guerre, se poursuit en dépit de la position de la conférence épiscopale du 31 août. Enfin, les œuvres de bienfaisance juives secourent leurs coreligionnaires. C’est à partir de ces sollicitations variées que se construit un réseau catholique qui revêt des formes diverses, puisque l’Église de France n’a pas eu le temps de former un organisme caritatif centralisé.Au point de départ se placent les initiatives de l’été 1940 pour permettre aux ressortissants du Reich de fuir la France et de partir aux États-Unis…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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