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III. L’école et la démocratie

Pages 91 à 131

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  • Dubet, F.
  • et Duru-Bellat, M.
(2020). III. L’école et la démocratie. L'Ecole peut-elle sauver la démocratie ? (p. 91-131). Le Seuil. https://shs.cairn.info/l-ecole-peut-elle-sauver-la-democratie--9782021459708-page-91?lang=fr.

  • Dubet, François.
  • et al.
« III. L’école et la démocratie ». L'Ecole peut-elle sauver la démocratie ? Le Seuil, 2020. p.91-131. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-ecole-peut-elle-sauver-la-democratie--9782021459708-page-91?lang=fr.

  • DUBET, François
  • et DURU-BELLAT, Marie,
2020. III. L’école et la démocratie. In : L'Ecole peut-elle sauver la démocratie ? Paris : Le Seuil. Sciences humaines, p.91-131. URL : https://shs.cairn.info/l-ecole-peut-elle-sauver-la-democratie--9782021459708-page-91?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Dominique Pasquier, Cultures lycéennes. La tyrannie de la majorité, Paris, coll. « Mutations », Éditions Autrement, 2005.
  • [2]
    François Dubet, Danilo Martuccelli, À l’école : sociologie de l’expérience scolaire, Paris, coll. « L’Épreuve des faits », Seuil, 1996.
  • [3]
    Sylvie Octobre, « Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc des cultures ? », Culture prospective, janvier 2009, p. 2-8.
  • [4]
    Un sondage CSA-La Croix de janvier 2001 montrait déjà que 13 % des parents seulement pensaient que l’école participe à la construction des opinions de leurs enfants, contre 42 % pour la télévision. Avec l’explosion du numérique tout invite à penser que les opinions n’ont guère changé concernant l’influence scolaire.
  • [5]
    Hervé Glevarec, La Culture de la chambre. Préadolescence et culture contemporaine dans l’espace familial, Paris, coll. « Questions de culture », La Documentation française, 2009.
  • [6]
    Joël Zaffran, « La chambre des adolescent(e)s : espace intermédiaire et temps transitionnel », Actes du colloque international sur « La chambre d’enfant, un microcosme culturel : espace, consommation, pédagogie », CNDP/CANOPÉ, Rouen, 7-10 avril 2013.
  • [7]
    Anne Barrère, L’Éducation buissonnière. Quand les adolescents se forment par eux-mêmes, Paris, Armand Colin, 2011.
  • [8]
    Cette adhésion critique longtemps couronnée par le cours de philosophie était censée combiner l’adhésion aux valeurs universelles et le développement de l’esprit critique. Il semble qu’elle ne fonctionne plus guère, notamment auprès des nouveaux lycéens ; voir Patrick Rayou, La « dissert de philo » : sociologie d’une épreuve scolaire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2002.
  • [9]
    Edward Dutton, Dimitri van der Linden, Richard Lynn, « The Negative Flynn Effect : A Systematic Literature Review », Intelligence, 2016, 59, p. 163-169.
  • [10]
    Roger Girod, Le Savoir réel de l’homme moderne : essais introductifs, Paris, coll. « Sociologies », PUF, 1991.
  • [11]
    Pour la France, cf. INSEE Première, n° 1467. Sur son site, l’OCDE propose une série d’études comparatives plus pointues sous l’intitulé « Les compétences des adultes à la loupe ».
  • [12]
    Par exemple, calculer les trajets les plus courts et les plus logiques pour permettre à trois amis situés à des points distincts donnés sur une carte de se rencontrer, ou encore placer huit convives à table en respectant neuf conditions pour le placement des invités.
  • [13]
    C’est-à-dire ce que les concepteurs de l’enquête PISA désignent sous le terme de « littératie » (de l’anglais literacy), cette capacité à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante.
  • [14]
    À moins que l’on ne manque d’outils pour repérer précisément ces nouvelles compétences qui seraient mobilisées.
  • [15]
    Fabrice Murat, Thierry Rocher, « L’évolution des compétences des adultes : effet “génération” et effet “cycle de vie” », Économie et statistique, n° 490, 2016, p. 61-83.
  • [16]
    Sondage IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch (« Enquête sur le complotisme », décembre 2017).
  • [17]
    Sondages Fondation Jean-Jaurès/Conspiracy Watch, 7 janvier 2018 ; Fondation Jean-Jaurès/Conspiracy Watch, 6 février 2019 ; Jérôme Fourquet (avec la collaboration de Sylvain Manternach), L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, Paris, Seuil, 2019.
  • [18]
    Cf. le sondage du CSA sur « Les jeunes et la science » (en date du 10 octobre 2014).
  • [19]
    Cf., entre autres, Ronald Dore, The Diploma Desease : Education, Qualification, Development (1976), Londres, Institute of Education, 2e éd. 1997.
  • [20]
    Matthew B. Crawford, Éloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, Paris, coll. « Cahiers libres », La Découverte, 2010, p. 168.
  • [21]
    Olivier Donnat, Les Pratiques culturelles des Français à l’ère numérique, La Découverte/ministère de la Culture et de la Communication, 2008. Voir aussi Philippe Coulangeon, Sociologie des pratiques culturelles, Paris, coll. « Repères », La Découverte, 2006.
  • [22]
    Christian Baudelot, Marie Cartier, Christine Détrez, Et pourtant, ils lisent…, Paris, coll. « L’Épreuve des faits », Seuil, 1999.
  • [23]
    Sylvie Octobre, « Retour sur les pratiques culturelles des jeunes », Le Français d’aujourd’hui, 2019, 4, n° 207, p. 11-18.
  • [24]
    Philippe Coulangeon, Sociologie des pratiques culturelles, op. cit.
  • [25]
    Vincenzo Cicchelli, Sylvie Octobre, « Les cultures juvéniles à l’ère de la globalisation : une approche par le cosmopolitisme esthético-culturel », Culture études, ministère de la Culture-DEPS, 2017, vol. 1, n° 1, p. 1-20.
  • [26]
    Ces informations sont tirées des enquêtes Valeurs analysées dans les ouvrages de Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier, notamment Pierre Bréchon, Frédéric Gonthier, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs. Quarante ans d’évolutions, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2019.
  • [27]
    Vincent Tiberj, « Une France moins xénophobe ? », Laviedesidées.fr, 6 juin 2017.
  • [28]
    Ronald Inglehart, The Silent Revolution : Changing Values and Political Styles Among Western Publics, Princeton (NJ), Princeton University Press, 1979 ; Vincent Tiberj, Les Citoyens qui viennent, Paris, coll. « le lien social », PUF, 2017.
  • [29]
    Christian Baudelot, François Leclerc (dir.), Les Effets de l’éducation, op. cit.
  • [30]
    Karen Bird, « Forum valeurs démocratiques et propos à caractère raciste en France et aux États-Unis », Revue internationale de politique comparée, 2003 (3), vol. 9, p. 477-504.
  • [31]
    Michel Forsé, Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, Paris, coll. « Sociétales », Armand Colin, 2011.
  • [32]
    Pierre Bréchon, Frédéric Gonthier, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs. Quarante ans d’évolutions, op. cit.
  • [33]
    Données de l’enquête EVS (European Values Survey), vague 2018, calculs faits par Antoine Vérétout.
  • [34]
    Olivier Galland, Bernard Roudet (dir.), Les Jeunes Européens et leurs valeurs. Europe occidentale, Europe centrale et orientale, Paris, La Découverte, 2005.
  • [35]
    Seymour Martin Lipset, L’Homme et la politique, traduit de l’américain par Guy et Gérard Durand, Paris, Seuil, 1963.
  • [36]
    Olivier Galland, Anne Muxel (dir.), La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens, Paris, PUF, 2018.
  • [37]
    Sonja Zmerli, « La confiance dans les autres, élément clé des dynamiques sociales », in Pierre Bréchon, Frédéric Gonthier, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs. Quarante ans d’évolutions, op. cit., p. 63-67.
  • [38]
    Données de l’enquête EVS (European Values Survey), vague 2018, calculs d’Antoine Vérétout.
  • [39]
    Pierre Bréchon, Jean-François Tchernia (dir.), La France à travers ses valeurs, Paris, Armand Colin, 2009.
  • [40]
    Ainsi, entre 2009 et 2018, la confiance dans l’Assemblée nationale est passée de 39 % à 26 % ; cf. Luc Rouban, La Matière noire de la démocratie, Paris, Presses de Sciences Po, 2019.
  • [41]
    Ibid.
  • [42]
    Sondage Ipsos/CGI, Le Monde, 22 mai 2016.
  • [43]
    Luc Rouban, La Matière noire de la démocratie, op. cit.
  • [44]
    Nicolas Charles, Enseignement supérieur et justice sociale. Sociologie des expériences étudiantes en Europe, Paris, La Documentation française, 2015 ; Cécile van de Velde, Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, Paris, coll. « Le Lien social », PUF, 2008.
  • [45]
    Présentée in Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo, Olivier Galland, André Zylberberg, La Machine à trier, ou Comment la France divise sa jeunesse, Paris, Eyrolles/Fondation ManpowerGroup Agissons pour l’emploi, 2011.
  • [46]
    Alors que l’homogamie de diplôme – le fait que les couples se forment sur la base du niveau de diplôme – est globalement en baisse, elle tend au contraire à s’accentuer parmi les diplômés des grandes écoles ; cf. Milan Bouchet-Valat, « Les évolutions de l’homogamie de diplôme, de classe et d’origine sociale en France (1969-2011). Ouverture d’ensemble, repli des élites », Revue française de sociologie, 2014, 55, 3, p. 459-505.
  • [47]
    Pascal Bressoux, Pascal Pansu, Quand les enseignants jugent leurs élèves, Paris, PUF, 2003 ; Pierre Merle, L’Élève humilié. L’école, un espace de non-droit, op. cit.
  • [48]
    Note d’information n° 19.02 (mars 2019). La motivation et le sentiment d’efficacité des élèves baissent de façon socialement différenciée au cours du collège.
  • [49]
    Mathias Millet, Jean-Claude Croizet, L’École des incapables, Paris, coll. « L’Enjeu scolaire », La Dispute, 2016. Cf. aussi Marie Duru-Bellat, Martine Fournier (dir.), L’Intelligence de l’enfant, l’empreinte du social, Auxerre, Éditions Sciences humaines, 2007.
  • [50]
    Michèle Lamont, La Dignité des travailleurs, Paris, Presses de Sciences Po, 2002.
  • [51]
    Ben Fell, Miles Hewstone, Psychological Perspectives on Poverty : A Review of Psychological Research into the Causes and Consequences of Poverty, Joseph Rowntree Foundation, 4 juin 2015.
  • [52]
    Christian Baudelot, François Leclercq (dir.), Les Effets de l’éducation, op. cit.
  • [53]
    Cf. Tom Schuller, John Preston, Cathie Hammond, Angela Brassett-Grundy, John Bynner, The Benefits of Learning : The Impact of Education on Health, Family Life and Social Capital, op. cit.
  • [54]
    Discours d’Emmanuel Macron, 2 juillet 2017.
  • [55]
    Pierre Bourdieu, Jean-Claude Passeron, La Reproduction, op. cit., p. 176.
  • [56]
    Michel Forsé, Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, op. cit. ; Marie Duru-Bellat, Yaël Brinbaum, « La méritocratie scolaire, une idéologie partagée ? », in Marie Duru-Bellat, Denis Meuret (dir.), Les Sentiments de justice à et sur l’école, Louvain-la-Neuve, coll. « Pédagogies en développement », De Boeck Supérieur, 2009, p. 103-118.
  • [57]
    Ce ne sont néanmoins que 53 % des diplômés de deuxième et troisième cycle à estimer que la société est juste contre 36 % des sans-diplôme ; cf. Michel Forsé, Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, op. cit.
  • [58]
    Marie Duru-Bellat, Élise Tenret, « L’emprise de la légitimité scolaire : quelle légitimité ? », Revue française de sociologie, 2009, 50, 2, p. 229-258.
  • [59]
    Annabelle Allouch, La Société du concours. L’empire des classements scolaires, Paris, coll. « La République des idées », Seuil, 2017.
  • [60]
    Fabio Lorenzi-Cioldi, Anne-Claude Dafflon, « Rapports entre groupes et identité sociale », in Jean-Léon Beauvois, Nicole Dubois, Willem Doise (dir.), La Construction sociale de la personne, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1999, p. 131-145, loc. cit., p. 144.
  • [61]
    Cf. par exemple les témoignages rapportés par l’énarque David Guilbaud, L’Illusion méritocratique, Paris, Odile Jacob, 2018.
  • [62]
    On trouve des analyses de ce type in Michael Dunlop Young, The Rise of the Meritocracy, Londres, Thames & Hudson, 1958 ; plus récemment, Mark Bovens, Anchrit Wille, Diploma Democracy : The Risk of Political Meritocracy, Oxford, Oxford University Press, 2017.
  • [63]
    Marie Duru-Bellat, Yaël Brinbaum, « La méritocratie scolaire, une idéologie partagée ? », art. cité.
  • [64]
    François Dubet, Valérie Caillet, Régis Cortéséro, David Mélo, Françoise Rault, Injustices. L’expérience des inégalités au travail, Paris, Seuil, 2006.
  • [65]
    Élise Tenret, L’École et la méritocratie. Représentations sociales et socialisation scolaire, Paris, coll. « Éducation et société », PUF, 2011.
  • [66]
    Michel Forsé, Maxime Parodi, « Justice distributive. La hiérarchie des principes selon les Européens », Revue de l’OFCE, juillet 2006, vol. 98, n° 3, p. 213-244 ; et id., « Mérite et égalité », in Marie Duru-Bellat, Denis Meuret (dir.), Les Sentiments de justice à et sur l’école, op. cit. ; Michel Forsé, Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, Paris, coll. « Sociétales », Armand Colin, 2011.
  • [67]
    Marie Duru-Bellat, Élise Tenret, « Who is for Meritocracy ? Individual and Contextual Variations in the Faith », Comparative Education Review, 2012, vol. 56, n° 2, p. 233-247 ; François Dubet, Marie Duru-Bellat, Antoine Vérétout, Les Sociétés et leur école. Emprise du diplôme et cohésion sociale, op. cit.
  • [68]
    Ibid.
  • [69]
    Leslie McCall, The Undeserving Rich : American Beliefs about Inequality, Cambridge (Royaume-Uni), Cambridge University Press, 2013.
  • [70]
    Val Burris, « The Social and Political Consequences of over Education », American Sociological Review, n° 4, 1983, p. 454-467.
  • [71]
    Pierre Bourdieu, « Classement, déclassement, reclassement », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 24, 1978, p. 2-22.
  • [72]
    Aujourd’hui en France, certaines théories des inégalités scolaires, celle de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron au premier chef, sont largement intégrées dans la vulgate commune sur les inégalités. Les plus diplômés – les héritiers – sont 91 % à juger que, pour réussir dans la vie, il est important d’avoir des parents ayant un bon niveau d’éducation contre 75 % des moins diplômés, ou encore d’appartenir à une famille riche, respectivement 41 % et 33 % (données de l’enquête EVS [European Values Survey], vague 2018, calculs faits par Antoine Vérétout).
  • [73]
    Ainsi, les dispositifs visant à faciliter l’accès à Sciences Po de jeunes de lycées populaires ont eu, entre autres, l’effet d’aiguiser chez les participants la perception des inégalités (cf. Marco Oberti, Franck Sanselme, Agathe Voisin, « Ce que Sciences Po fait aux lycéens et à leurs parents : entre méritocratie et perception d’inégalités. Enquête dans quatre lycées de la Seine-Saint-Denis », Actes de la recherche en sciences sociales, 2009, 5, n° 180, p. 102-124.
  • [74]
    Bernard Roudet, « Les jeunes Européens et les valeurs démocratiques », Agora débats/jeunesses, 2009/2, n° 52, p. 53-66.
  • [75]
    Anne Muxel, Avoir 20 ans en politique. Les enfants du désenchantement, Paris, Seuil, 2010.
  • [76]
    Gérard Grunberg, Anne Muxel, « La dynamique des générations », in Gérard Grunberg, Nonna Mayer, Paul M. Sniderman, La Démocratie à l’épreuve : une nouvelle approche de l’opinion des Français, Paris, Presses de Sciences Po, 2002, p. 135-170.
  • [77]
    Vincent Tiberj, Les Citoyens qui viennent, op. cit.
  • [78]
    Ibid.
  • [79]
    Pierre Rosanvallon, La Contre-démocratie. La politique à l’âge de la défiance, Paris, coll. « Les Livres du nouveau monde », Seuil, 2006.
  • [80]
    Olivier Galland, Anne Muxel, La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens, op. cit.
  • [81]
    Alors que les lobbies et les associations (humanitaires, écologistes…) jouent un rôle considérable pour mettre à l’agenda certaines questions ou exercer des pressions, les diplômés du Supérieur se sont emparés de toutes les positions professionnelles ainsi ouvertes, et y sont encore plus dominants que chez les élus. Mark Bovens, Anchrit Wille, Diploma Democracy : The Risk of Political Meritocracy, op. cit.
  • [82]
    Daniel Gaxie, Le Cens caché. Inégalités culturelles et ségrégation politique, Paris, Seuil, 1978.
  • [83]
    Nicholas Emler, Elizabeth Frazer, « Politics : The Education Effect », Oxford Review of Education, 1999, vol. 25, p. 251-273.
  • [84]
    Michael Hout, Clem Brooks, Jeff Manza, « The Democratic Class Struggle in the United States, 1948-1992 », American Sociological Review, décembre 1995, vol. 60, p. 805-828.
  • [85]
    Bruno Cautrès, Nonna Mayer (dir.), Le Nouveau Désordre électoral. Les leçons du 21 avril 2002, Paris, Presses de Sciences Po, 2004.
  • [86]
    Camille Peugny, « La mobilité sociale descendante et ses conséquences politiques : recomposition de l’univers de valeurs et préférence partisane », Revue française de sociologie, 2006, 47, 3, p. 443-478.
  • [87]
    IFOP/Fiducial, « Analyse des élections européennes 2019 ».
  • [88]
    Thomas Piketty, Capital et idéologie, Paris, coll. « Les Livres du nouveau monde », Seuil, 2019.
  • [89]
    Ibid., tableaux p. 842 et 865. On se reportera à la quatrième partie de l’ouvrage.
  • [90]
    Michel Forsé, Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, op. cit.
  • [91]
    Thomas Piketty, Capital et idéologie, op. cit., p. 917.
  • [92]
    CEVIPOF, « Enquête électorale française 2017 ».
  • [93]
    David Goodhart, Les Deux Clans. La nouvelle fracture mondiale, Paris, Les Arènes, 2019 ; Mark Lilla, L’Esprit de réaction, traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert Darbon, Paris, Desclée de Brouwer, 2019.
  • [94]
    Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen, Martial Foucault, Les Origines du populisme. Enquête sur un schisme politique et social, Paris, Seuil/La République des idées, 2019.
  • [95]
    Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite ?, Marseille, Agone, 2013.
  • [96]
    Ainsi, les personnes sans diplôme estiment à hauteur de 33 % que le gouvernement devrait moins dépenser pour aider les pauvres, ce qui n’est le cas que de 11 % des diplômés à au moins bac +5 (données de l’enquête EVS [European Values Survey], vague 2018, calculs faits par Antoine Vérétout).
  • [97]
    François Dubet, Les Places et les chances. Repenser la justice sociale, Paris, coll. « La République des idées », Seuil, 2010.
  • [98]
    Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite ?, op. cit. ; Marie Duru-Bellat, Le Mérite contre la justice, Paris, Presses de Sciences Po, 2019.

L’école ne dispense pas seulement des connaissances, des diplômes et des compétences. Elle est aussi tenue d’éduquer, d’inculquer des valeurs et des représentations communes, voire des sentiments partagés, au-delà des singularités et des inégalités sociales et culturelles. Plus ou moins explicitement, les contenus, les pédagogies, les relations entre les élèves et les enseignants façonnent ce que Durkheim appelait une « éducation morale ». L’école religieuse voulait faire des femmes et des hommes de foi, l’école républicaine voulait faire des citoyens autonomes, solidaires, attachés à la nation et à la raison. L’école démocratique de masse veut toujours faire des citoyens vertueux, mais elle veut aussi produire des individus singuliers, des démocrates tolérants, soucieux des autres et de leurs libertés personnelles, désireux et capables de participer à la vie collective. Dans la mesure où les élèves sont désormais longuement scolarisés, peut-on estimer que ce projet éducatif démocratique a été accompli ?
Au terme de cinquante années de massification scolaire, en France et dans la plupart des pays comparables, qui dirait que les valeurs de la démocratie, de la confiance, de la tolérance et de la raison se portent toujours au mieux ? Alors que l’on pouvait penser que l’allongement des scolarités élargirait l’adhésion aux valeurs et aux cultures dont se réclame l’école, des mouvements populistes autoritaires se développent, les nationalismes se durcissent, la confiance dans la science et le progrès faiblit en même temps que de nombreux citoyens adhèrent au…


Date de mise en ligne : 27/11/2023

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