Conclusion
Pages 319 à 322
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- BROCHIER, Jean-Jacques,
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- Brochier, J.-J.
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Le surréalisme ne s’est pas arrêté avant la guerre de 40. Ni dans le domaine politique, ni dans le domaine poétique. Nous lui devons, en politique, les premières et les plus vigoureuses protestations contre le stalinisme, contre les guerres coloniales menées par la France. Dans le second domaine, il suffit de rappeler que l’Anthologie de l’humour noir, l’un des livres essentiels de Breton, interdit par la censure pendant la guerre, fut révélé au public en 1945. Et La Lampe dans l’horloge fut publié en 48. Et l’œuvre de Gracq se poursuit encore.
Il n’est même pas sûr que le surréalisme se soit arrêté, ni qu’il soit arrêtable. Même si le groupe surréaliste en tant que tel a été officiellement dissous en 1970.
C’est que le surréalisme est un état d’esprit, radical. Il prétend, comme le disait Breton, changer le monde en même temps que changer la vie, reconnaître l’individu, l’homme, et peut-être le changer aussi.
Ce qui fait sa force, c’est son intransigeance en même temps que sa généralité. Généralité : il est de
tous les pays, le seul mouvement, sans doute, à avoir été réellement international, et ne se cantonne pas à un aspect du monde. Vouloir réduire le surréalisme à un mouvement littéraire ou pictural, même s’il a été cela aussi, serait une erreur profonde. Le surréalisme réclame le bouleversement profond de tout.
Bien des aspects du surréalisme, dans ce livre, n’ont pas été traités, ou simplement effleurés, nous en sommes parfaitement conscient. Particulièrement nous nous sommes refusé à toute critique littéraire ou picturale, et n’avons rappelé les œuvres que parce qu’elles marquaient des temps, des étapes de cette « aventure surréaliste »…
Date de mise en ligne : 04/10/2016
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